TOUR AUTO 2022, UN PETIT TOUR VERS L’OUEST.

TOUR AUTO 2022, UN PETIT TOUR VERS L’OUEST.

De Paris à Andorre en passant par La Baule, Limoges, Bordeaux et Pau, la 31ème édition approche à grands pas. À découvrir sans plus attendre quelques-uns des véhicules phares de ce rallye tant attendu.

EN RÉGULARITÉ

Charles Beau de Lomenie engagera sa Panhard Dyna X87, accompagné de son co-pilote Stéphane Philippeau. Présentée pour la première fois en 1946 au salon de Paris, Panhard commercialise sa première voiture de série. Elle possède un tout petit moteur 850 cm3 avec le fameux bi-cylindre Panhard, qui produit 38 chevaux. Sa carrosserie en aluminium et son faible poids lui permettront d’atteindre une performance honorable entre 100 et 130 km/h. Bien que ce ne soit pas la voiture de course la plus rapide, la Panhard Dyna X87 est une habituée des compétitions, plusieurs versions de la Panhard Dyna X seront vues en course, entre les 24 Heures du Mans en 1950 où la bataille avec les Renault 4CV fut ardue, ou encore le Tour de France ou elle finira quatrième au classement général.

photo Marc Vorgers

Dans le registre des « petites » voitures à suivre cette année, on découvrira la BMW Isetta 600, un modèle à trois roues qui loge tout de même quatre personnes ! Aussi insolite qu’exceptionnelle, cette mini voiture fut produite à 35 000 exemplaires entre 1957 et 1959. Les liaisons seront longues pour Marie-Christine Perin et sa co-pilote mais elles pourront découvrir les paysages magnifiques du parcours et nous, nous aurons plaisir à la voir sillonner les routes de Paris à Andorre.

La Volvo PV 544 de 1960 est engagée par Peter Kappeler et Marie Tourneur. Cette petite berline 2 portes, est un modèle dérivé de la mythique PV 444 et produite en parallèle de la série Amazon sortie en 1958. La particularité de la PV 544 vient de la fiabilité sans précédent de sa mécanique et de son moteur légendaire le B18 (1 800 cm3) qui développe 75 chevaux. Il est même dit que certains ont atteint les 3 millions de kilomètres ! Couplée à sa performance, la PV 544 fut un véritable succès en rallye entre 1959 et 1965.

EN COMPETITION

photo Mathieu Bonnevie

En 2022, nous célèbrerons le 50ème anniversaire du doublé des Ferrari 365 GTB4 Gr. IV 1972 et la victoire de Jean-Claude Andruet au Tour de France Automobile sur celle que l’on surnommait déjà « Daytona ». Un succès qui s’est confirmé avec 3 victoires dans la classe GT en 72,73 et 74 aux 24 Heures du Mans. Considérée comme la dernière des GT construites pour la compétition, elles pouvaient aussi être très performantes sur route, d’où leurs nombreuses participations au Tour de France Automobile. Un prototype, 15 voitures préparées par Ferrari et huit par des écuries privées et reconnues par la marque au cheval cabré ont été construites.

PhotoClassicRacing

Depuis ses débuts en compétition en 1965 jusqu’à aujourd’hui, la 911, véritable machine à gagner est une des voitures phares de la compétition automobile. Cette année, on suivra de près les chronos des 911 Carrera 3.0 RSR de 1975, un modèle spécialement conçu pour la compétition. L’exemplaire présenté ici « Christine Laure » est engagé par Richard Hywel Evans et Richard Chapman. Ce bolide ne nous est pas inconnu avec ses trois participations au Tour de France en 1975, 1976 et 1978. En 76, c’est Thierry Sabine, célèbre pilote à l’origine de la création du Paris-Dakar en 1978 qui était au volant de cette bombe.

photo Julien Hergault

Après l’impressionnante Matra Ms 650, John of B sera de retour cette année avec la voiture la plus emblématique de la marque avant l’aventure Formule 1, une Ligier JS2. Avec 460 chevaux sous le capot, cette fusée est une habituée des rallyes et des courses sur circuit : Mugello, Dijon, Monza, Spa ou encore les 24 Heures du Mans. En 2018, nous avions eu la chance d’avoir 2 Ligier, une JS2 de 1973 aux couleurs de BP et la fameuse JS 2 DFV dans une configuration Le Mans 1975 que nous retrouverons cette année.

24e RALLYE MONTE-CARLO HISTORIQUE, une longue attente.

24e RALLYE MONTE-CARLO HISTORIQUE, une longue attente.

2 ans après sa dernière édition, la version historique du Rallye Monte-Carlo fait son retour cette année après une édition annulée pour cause de pandémie l’an passé. Cette 24e édition se caractérise ainsi par le retour des parcours de concentration, avec notamment le choix de villes de départ emblématiques : Bad Hombourg, Milan et Reims. Trois itinéraires pour une destination commune : Monte-Carlo.

L’itinéraire proposé 17 spéciales de régularité (SR), des épreuves toutes aussi remarquables les unes que les autres, qui ont permis au Rallye Monte-Carlo de construire sa légende. Et ils seront encore nombreux à vouloir se bagarrer pour la plus haute marche du podium et tenter ainsi de succéder à Henrik Bjerregaard et Jaromir Svec, derniers vainqueurs en date sur Ford Escort RS2000 MkII de 1979

Ce sont officiellement 256 concurrents qui ont  pris le départ du 24e édition du Rallye Monte-Carlo Historique depuis 3 villes dont les noms résonnent dans l’histoire du Monte-Carlo: Bad-Hombourg, Milan, et Reims. 

Parmi les concurrents on retrouve des têtes connues, Bruno Saby et son fidèle coéquipier Denis Giraudet venus en voisin se mesurer avec une Ford Capri 2300 S. Carlos Tavares PDG de Peugeot associé à Richard Mille ( les montres du même nom) pilote une icône du Monte- Carlo :  la Lancia Sratos. Un équipage a attiré notre attention, il s’agit du n°184 Eric Douart / Guy Chriqui sur une Jaguar MK2 3,8 litres qui court pour réunir des dons pour une association d’aides aux enfants attend de maladies rares. Ils ont décoré leur voiture de 2700 étoiles correspondant aux 2700 kilomètres du Rallye.

Le règlement du Rallye Monte-Carlo Historique accepte les véhicules ayant participé au moins une fois à l’épreuve. Parmi les véhicules les plus originaux, on trouve une Renault Frégate de 1958, une Ford Falcon de 1964, une Citröen Dyane 6 de 1976 ou une série de modèles venues des pays de l’Est : Polski Fiat 125P, Moskvitch 408  et Skoda  130 RS.

Les premières hostilités chronométrées débutent après  l’étape de concentration, au départ de Monaco pour se rendre à Valence.. Avec 4 SR à disputer, cette première vraie journée de course n’est pas de tout repos. Au soir de cette journée, c’est l’équipage n°23 Aiolfi Maurizio / Merenda Carlo – Lancia Beta Coupé 1800 de 1975 (H) qui occupe la première place du Classement Général.

Le Monte-Carlo et l’Ardèche, c’est une grande histoire. C’est  l’occasion pour le Rallye Monte-Carlo Historique d’offrir à l’ensemble des amoureux de l’épreuve une cure de nostalgie à travers des hauts lieux mythiques. Saint-Andéol-de-Vals, Antraigues-sur-Volane, Burzet, Lachamp-Raphaël, Saint-Agrève, Saint-Bonnet-le-froid, Lalouvezc, de grandes spéciales au programme du jour, le tout dans une ambiance très particulière. A la mi-journée, les concurrents font une halte à  la légendaire « Remise d’Antraigues-sur-Volane » chez l’ami Yves Jouanny qui offre la traditionnelle  tarte aux pommes, un encas  bienvenu avant de s’attaquer à une fin de journée plutôt difficile.

Au soir de cette journée, à l’issue de l’étape de classement Valence-Valence, 3 équipages ont creusé un petit écart et le podium est le suivant : 1e n° 23  (Lancia Beta 1800)  Aiolfi Maurizio / Merenda Carlo – 2e n° 45 (Porsche 911) – 3e n° 125 (Porsche 911 T 2,4).

Ce sont 230 équipages qui prennent le départ de l’étape commune sur les routes de la Drôme et des Hautes-Alpes avec de nouvelles spéciales à parcourir avec de la neige, du verglas, des routes gravionneuses et sinueuses. Une étape qui laisse  des traces, et se termine dans la confusion avec l’annulation de la SR 12 La Cîme du Mas / Col Gaudissart, le  juge de paix de cette journée, pour cause de météo exécrable mêlant chute de neige et rafales de vent. Les équipages sont dirigés sur  l’itinéraire de déviation après le passage des 33 premiers concurrents, dont 16 malheureusement ont du faire demi-tour en raison des importantes chutes de neige.

Ce sont 226 concurrents qui s’élancent pour la deuxième partie de l’Étape Commune, au départ de Valence. Le Rallye a quitté la Drôme pour prendre la direction des Hautes-Alpes, des Alpes-de-Haute-Provence et des Alpes-Maritimes. Un air de WRC règne ce matin sur les épreuves au programme. En effet, 2 des 3 spéciales de régularité empruntaient les itinéraires inscrits au parcours du Rallye Monte-Carlo quelques jours auparavant : Sisteron / Thoard & Rouaine / Entrevaux. Puis retour à Monaco avant d’entamer l’Étape Finale de ce 24e Rallye Monte-Carlo Historique. En tête depuis samedi matin, les italiens Aiolfi / Merenda sur Lancia Beta Coupé 1800 (n° 23), ont connu une étape compliquée. Ce sont les frères Cornet de Ways Ruart alors 2e qui prennent la tête du classement  général sur leur  Porsche 911 (n°45). Tout se jouera dans les lacets du Turini,  un grand moment pour les équipages rescapés. 

La nuit du Turini a rendu son verdict et ce sont  les jumeaux Belges, Philippe et Antoine Cornet de Ways Ruart (Porsche 911 N° 45), en tête de la course depuis le départ de Valence,  qui gagnent le 24e Rallye Monte-Carlo Historique et succèdent ainsi à Henrik Bjerregaard et Jaromir Svec, derniers vainqueurs en date sur Ford Escort RS2000 MkII.

Gros succès populaire de ce 24e Rallye Monte-Carlo Historique, des centaines de spectateurs et de passionnés étaient massés le long des routes pour admirer toutes ces belles cylindrées. 

33e e-TROPHEE ANDROS, UNE FINALE EXPLOSIVE A SUPER-BESSE

33e e-TROPHEE ANDROS, UNE FINALE EXPLOSIVE A SUPER-BESSE

La 4e épreuve de l’e-Trophée Andros à Lans-en-Vercors a rendu son verdict, JB Dubourg (#1 – Renault Zoé – DA Racing)) a gagné les deux manches et refait son retard sur Aurélien Panis (#38 – Isère – Saintéloc Racing) et Yann Ehrlacher (#68 – AS 01 Dupessey – M Racing). Aux jeux du décompte des points du plus mauvais résultat de la saison, Il reprend même la tête du classement général avec un point d’avance sur Aurélien Panis et deux points sur Yann Ehrlacher. En catégorie Elite (gentlemen driver), ils sont deux pilotes à pouvoir devenir champion, Jimmy Clairet (Peugeot e208) devance Eddy Bénézet (Métropole Nice) de 14 points.

Cette finale à Super-Besse s’annonce explosive, le calcul est simple, le pilote qui termine  devant ses adversaires est champion. Les organisateurs et notamment Claude Michy ont fait un énorme travail pour proposer aux concurrents et au public, un magnifique  circuit de glace.  A noter la présence de Sébastien Loeb tout juste auréolé de sa magnifique victoire au rallye Monte-Carlo, venu soutenir  son team SLR.

La Q1 (première manche de qualification) donne le ton, JB Dubourg sur sa lancée de Lans-en-Vercors prend la tête devant Pierre-Yves Loubet et Nathanaël Berthon , le régional de l’étape.

En Q2, JB Dubourg enfonce le clou et remporte la manche devant Yann Ehrlacher et Aurélien Panis qui a du mal à trouver de la performance. Pour JB Dubourg la victoire finale se profile mais on va assister à un rebondissement, dans  Super Pole qui rapporte 6 points au vainqueur, JB Dubourg ne prend que la 5e place et perd de précieux points sur Yann Ehrlacher qui gagne la Super Pole et revient a un point du leader. Aurélien Panis est distancé et sauf un miracle ne peut plus prétendre au titre.

Tout va se jouer dans la finale sur 6 tours. Yann Ehrlacher en pole position fait un départ canon devant  JB Dubourg et Olivier Panis. A ce stade c’est Yann Ehrlacher qui est vainqueur s’il conserve le record du tour qui vaut un point. Dans le dernier tour de course, le team Dubourg joue une stratégie gagnante, Il demande à Pierre-Yves Loubet le 3e homme du team de prendre ses distances pour réaliser le record du tour et priver Yann Ehrlacher de la victoire finale de ce 33e e-Trophée Andros.

Yann Ehrlacher (#68 – AS 01 Dupessey – M Racing) double champion du monde WTCR remporte l’étape de Super-Besse et termine à égalité de points avec JB Dubourg (#1 – Renault Zoé – DA Racing). C’est la 1e fois dans l’histoire du Trophée Andros que le titre se joue dans les dernières secondes de la dernière course avec une égalité de points au classement général entre Yann Ehrlacher et JB Dubourg. Mais c’est ce dernier qui devient champion 2022 au vu de son plus grand nombre de victoires remportées cette saison. Le 3e homme de l’année n’est autre qu’Aurélien Panis (vainqueur en 2020 de la 1ère édition 100% électrique). Sébastien Loeb a tenu son rang avec une belle 5e place juste derrière les spécialistes de la glace.

La réaction du vainqueur : “C’est un sixième titre qui va rester dans les annales car remporter une compétition à égalité de points avec Yann, en e-Trophée Andros, c’est juste inédit ! C’était une saison à la fois intense avec des émotions en montagnes russes et à la fois merveilleuse avec un travail d’équipe hors pair. Je tiens à remercier le team, mes coéquipiers Emmanuel, Gérald, et surtout Nicolas et Pierre Louis qui ont cru en moi et sans qui nous n’aurions pas pu remporter ce titre ! C’est formidable, nous allons savourer ce titre tous ensemble ! « 

En catégorie Elite, c’est Natan Bihel (#68 – AS 01 Dupessey – M Racing) qui remporte à Super-Besse les dernières qualifications de la saison juste devant Julien Fébreau (#87 – GDM Pellets – DA Racing) le journaliste sportif spécialiste de la F1 sur Canal +. Après une bataille magnifique entre les deux hommes en finale, ils montent sur le podium de Super-Besse et Jimmy Clairet (#63 – Peugeot e208 – SP Compétition) le complète.

Au classement général, c’est Jimmy Clairet qui, pour sa 1e saison complète sur la glace et après avoir remporté 2 victoires et être monté à 5 reprises sur le podium cette année, repart avec le titre 2022 en catégorie Elite. Le fidèle Eddy Bénézet (#06 – Métropole Nice – DRP) monte sur la seconde marche et Nathan Bihel repart avec la coupe du troisième.

En AMV CUP Moto, Vivien Gonnet (#4 – Husqvarna) s’adjuge la dernière épreuve des deux roues. Il est entouré sur le podium de Super-Besse de Jullien Colomban (#17 – Sherco) et le local de l’étape, Romain Gioffre (#63 – KTM).

Au classement général des motards, véritables virtuoses de la glisse, Vivien Gonnet remporte son second titre consécutif. Il est entouré sur le podium final de ses deux rivaux et néanmoins amis, Jullien Colomban et Romain Gioffre.

e-TROPHEE ANDROS A LANS-EN-VERCORS.  Une étape capitale !!!

e-TROPHEE ANDROS A LANS-EN-VERCORS. Une étape capitale !!!

Après sept manches très disputées, les concurrents de l’e-Trophée Andros se retrouvent à Lans -en-Vercors pour deux manches déterminantes,  avant la finale  de l’e-Trophée Andros à Super- Besse.

Quatre pilotes peuvent potentiellement gagner ce  33e e-Trophée : Jean-Batiste Dubourg (Renault Zoé), Aurélien Panis (Audi A1), Yann Ehrlacher (AS 01Dupessey) et Nathanaël Berthon (Peugeot e208). 

Après un début de Trophée en fanfare, victoire à Val Thorens, victoire  en Andorre, Jean-Batiste Dubourg marque le pas à Isola 2000, perd de gros points et la tête du classement général au profit d’Aurélien Panis, plus régulier et toujours placé. Yann Ehrlacher monte en puissance avec une victoire en Andorre et une à Isola, il prend la 2e place du général et devance Jean-Baptiste Dubourg. Avec sa belle prestation à Isola 2000, Nathanaël Berthon (Peugeot e208) peut encore prétendre à la victoire finale. Les autres concurrents sont distancés, à noter la première victoire sur l’ e-Trophée Andros d’Olivier Pernaut.

Les équipes se retrouvent donc à Lans-en-Vercors pour deux manches décisives, notamment pour Jean-Baptiste Dubourg qui doit impérativement  refaire son retard. Le circuit de Lans-en-Vercors est atypique parmi les manches de l’e-Trophée Andros, il est tracé comme une spéciale de rallye avec deux épingles et des enfilades dans la forêt. Aurélien Panis arrive à Lans-en-Vercors, sa région, en grand favori, il est en tête du classement et possède une petite marge de sécurité sur ses dauphins, mais sur l’e-Trophée tout peux changer rapidement.

Jean-Baptiste Dubourg prend les choses en main dés la première manche, il gagne la manche et reprend 8 points à Aurélien Panis qui gère et prend la 2e place. Les Zoé sont en forme, Nicolas Prost prend la 3e place de cette 1e manche. Le Team Dubourg a réalisé un gros travail de mise au point depuis Isola pour proposer à ses pilotes une voiture plus performante sous la houlette de Marcel Tarres qui amène toute son expérience de fin tacticien. Les grands perdants de la journée sont Yann Ehrlacher 5e et Nathanaël Berthon 8e qui perdent respectivement 15 et  22 points. Avec ce mauvais résultat, Nathanaël Berthon ne peut plus prétendre à la victoire finale.

Pour Jean-Baptiste Dubourg, la 2e manche est capitale, il doit marquer de gros points pour se rapprocher d’Aurélien Panis qui reste en tête. Cette 2e manche est palpitante.  Bis repetita pour Jean-Baptiste Dubourg qui gagne la 1e manche de qualification, fait l’impasse sur la 2e pour économiser ses pneus et  gagne la super pole et le classement de la journée.

Un incident va animer le paddock, on détecte sur la voiture de Yann Ehrlacher une panne technique irréparable sur place. Avec l’accord des différents teams, les commissaires sportifs autorisent Yann Ehrlacher à poursuivre sa course avec le véhicule de son coéquipier, Olivier Pernaut. Yann Ehrlacher gagne cette 2e manche et se qualifie pour la super pôle, ce qui a pour conséquence d’éliminer Aurélien Panis. Le clan Panis est furieux et la tension monte dans le paddock.

Finalement tout rentre dans l’ordre, Jean-Baptiste Dubourg s’impose devant Yann Ehrlacher qui limite les dégâts et Dorian Boccolacci toujours régulier. Le perdant de la journée est Aurélien Panis qui reste en tête de l’e-Trophée Andros, mais voir revenir ses deux concurrents directs ex aequo à seulement 3 points.

 

La finale du 33e e-Trophée Andros à Super-Besse va être explosive, arbitrée par la présente de Sébastien Loeb tout auréolé de sa magistrale victoire eu 90e rallye Monte-Carlo.

90e EDITION RALLYE AUTOMOBILE MONTE-CARLO WRC : Un final incroyable !!!!!

90e EDITION RALLYE AUTOMOBILE MONTE-CARLO WRC : Un final incroyable !!!!!

La 90e édition du Rallye Automobile Monte-Carlo, manche inaugurale du Championnat du Monde FIA des Rallyes WRC quitte provisoirement Gap ville étape depuis 2014, pour prendre ses quartiers à Monaco. Retour en Principauté donc pour le parc d’assistance qui se situera sur les quais du port de Monaco et ses épreuves spéciales qui se dérouleront seulement sur deux départements des Alpes-Maritimes et des Alpes-de-Haute-Provence. Ces nouveautés ne sont pas les seules puisque les voitures WRC des Constructeurs (Ford, Hyundai, Toyota) seront pour la première fois des voitures hybrides, équipées d’une batterie complémentaire de 100 kW (136 ch), permettant de rouler en mode purement électrique et d’apporter un surcroît de puissance pendant les épreuves spéciales. Une autre révolution, après l’électrification, se situe dans le réservoir avec l’utilisation, pour la première fois aussi dans les voitures du Championnat du Monde des Rallyes, de carburant synthétique fourni par le distributeur exclusif de la FIA, la société P1 Fuels.

En dehors de ces nouveautés techniques, le parcours reprend des épreuves mythiques du Monte-Carlo comme   Luceram / Lantosque ou le fameux col de Turini. Coté hautes Alpes on retrouve la spéciale ‘’coup de poker’’, Saint-Geniez / Thoard par le col de Fontbelle souvent enneigé et verglacé sur 3 à 4 kilomètres, un casse-tête pour le choix des pneus assuré.

Pour piloter cette nouvelle génération de voiture de rallye, les WRC Rallye1 hybrides, on retrouve les animateurs du championnat du monde avec des départs et l’arrivée de petits nouveaux issus du WRC2. Sébastien Ogier qui a mis un terme à sa carrière en WRC, va participer à quelques épreuves en 2022 avec Toyota. Parmi les jeunes en devenir il faut citer Kalle Rovenperä qui pilote une Toyota Yaris Rally1 et Olivier Solberg ( fils du champion du monde Peter Solberg) au volant d’une Hyundai i20 N Rally1.

Coté Français réjouissons nous, la relève arrive avec Adrien Fourmaux qui décroche un volant chez M-Sport pour une saison complète au volant de la nouvelle Ford Puma Hybrid Rally1. Cerise sur le gâteau, Sébastien Loeb tout juste rentré du Dakar où il s’est classé deuxième, est présent

avec M-Sport  au volant de la Ford Puma Hybrid Rally1. Les trois constructeurs engagés en WRC, Toyota, Hyundai et M-Sport Ford s’engagent sur trois ans pour développer et engager des voitures hybrides, ce qui est une belle manière de fêter le 50e anniversaire de la création du Mondial des rallyes en 1973.

Toutes les manches du Championnat du Monde des Rallyes WRC commencent par un shakedown (petit parcours en amont du rallye qui peut être parcouru à plusieurs reprises et permet aux pilotes de peaufiner leurs réglages) et c’est d’autant plus utile cette année, avec l’arrivée de la technologie hybride.

Le shakedown nous donne une première hiérarchie des forces en présence et à la surprise générale c’est Sébastien Loeb (Ford Puma Hybrid Rally1) qui réalise le meilleur temps des deux premiers passages, Sébastien Ogier (Toyota Yaris Rally1) s’adjugeant le troisième.

La 90e édition du Rallye Automobile Monte-Carlo démarre par deux spéciales de nuit et notamment le col du Turini, c’est Sébastien Ogier qui tire le premier et rentre à Monaco en tête avec 5“ s’avance sur un étonnant Sébastien Loeb qui dompte à merveille sa Ford Puma. Sébastien Loeb : « on a eu un départ difficile, mais c’était vraiment piégeux sur le haut avec des portions glacées. Je ne voulais pas faire d’erreurs sur la glace et j’ai été assez sur la défensive. Mais ça fait du bien. Il y a beaucoup de puissance et j’avais un très bon feeling avec la voiture ».

La deuxième journée du rallye comprend trois spéciales à parcourir deux fois sur un parcours parsemé de portions verglacées. Ogier et Loeb se bagarrent à coups de secondes et laissent la concurrence à distance. Seul Elfyn Evans Toyota Yaris Rally1 parvient à rester dans le rythme. Les Hyundai i20 Rally1 de Thierry Neuville et Ott Tänak sont déjà distancées et peine à trouver les bons réglages. Pour le Français Adrien Fourmaux , le rallye s’arrête avec un grosse sortie de route qui pulvérise sa Ford Puma Hybrid, heureusement l’équipage est indemne. A la surprise générale Sébestien Loeb et sa Ford Puma rentrent en leader à Monaco avec une petite avance de 9“ sur Sébastien Ogier et 15“ sur Elfyn Evans. Les autres concurrents sont distancés notamment les pilotes  Hyundai déjà à plus d’une minute. Thierry Neuville « Rien n’a changé. On a tenté quelques réglages qui ont mieux fonctionné, mais ça fait peur. Du point de vue du châssis, j’ai beaucoup de surprises. Nous devons améliorer ça. »

Pour la troisième journée du rallye, les concurrents se dirigent vers la région de Dignes et la spéciale juge de paix  Saint-Geniez /Thoard où le choix des pneus est difficile avec les quatre kilomètres de neige et de glace au col de Fontbelle. Sébastien Ogier (Toyota Yaris Rally1) passe à l’attaque, il gagne les deux premières spéciales et revient à égalité parfaite à la mi-journée. Dans la spéciale 11 Saint-Geniez / Thoard tant redoutée par les pilotes, c’est l’hécatombe, Ott Tänak (Hyundai i20 Rally1) abandonne sur une double crevaison, il avait embarqué une seule roue de secours. Elfyn Evans (Toyota Yaris Rally1) est victime d’une sortie de route et reste coincé dans un talus, il repartira en super rallye le lendemain. Craig Breen pointe désormais à la 3e place, il a pris le temps de d’acclimater à sa nouvelle Ford Puma et sa régularité paye. Le grand gagnant de la journée est Sébastien Ogier, il rentre à Monaco avec 21“ d’avance sur Sébastien Loeb qui a fait un mauvais choix de pneus dans la dernière spéciale. La victoire finale se profile pour Ogier mais il reste à parcourir les quatre dernières spéciales du 4e jour de course et nous ne sommes pas au bout de nos surprises. Les positions des leaders semblent assurées, après deux spéciales Ogier compte 24’’ d’avance sur Sébastien Loeb. On assiste alors à un premier coup de théâtre, dans l’avant dernière spéciale La Penne / Collonges, Sébastien Ogier est victime d’une crevaison, il prend la décision de ne pas s’arrêter et concède 34’’ à Sébastien Loeb qui gagne cette spéciale. Tout va se jouer dans la dernière épreuve Briançonnet / Entrevaux. Sébastien Loeb part en mode gestion pour conserver ses 9,5’’ d’avance, mais dernier rebondissement, Sébastien Ogier écope de  10“ de pénalité pour départ anticipé, il n’y a plus de suspens.  Sébastien Ogier : « Au départ, le moteur a fait un bruit bizarre. Ça m’a perturbé et peut-être que j’ai relâché trop tôt. Je peux garder la tête haute. J’ai effectué le travail tout au long du week-end et malheureusement, c’est la loi du rallye ».

Même sans cette pénalité Loeb aurait gagné la 90e édition du Rallye Automobile Monte-Carlo avec  0,5“ d’avance après 296 kilomètres d’épreuves chronométrées, « Incroyable, Fantastique ».

Sébastien Loeb associé à Isabelle Galmiche, sa nouvelle copilote, remporte son 8ème Rallye Monte-Carlo et s’offre une 80e victoire en WRC.

En WRC2, la victoire du tenant du titre Andreas Mikkelsen Skoda Fabia Evo. Le premier Français dans cette catégorie est Yoann Rossel, le champion du monde WRC3  2021, il prend la 6e place du WRC2.

En catégorie RGT (deux roues motrices) la victoire revient à Raphaël Astier (Alpine A110) devant Manu Guigou (Alpine A110) et le toujours fringuant François Delecour toujours spectaculaire sur son Alpine A110.

Ce mano à mano entre les deux Seb, Loeb et Ogier, 17 titres de Champions du Monde WRC à eux deux, nous a tenu en haleine pendant tout le rallye, pour le plus grand plaisir des très nombreux spectateurs présents sur le parcours.

3ème e-Trophée Andros 2022,  conditions extrêmes à Val Thorens.

3ème e-Trophée Andros 2022, conditions extrêmes à Val Thorens.

C’est à Val Thorens que les spécialistes de la glisse ont l’habitude de se retrouver pour la première épreuve de l’e-Trophée Andros.

Pour cette 3ème édition de l’e-Trophée Andros 2022, on retrouve dans la catégorie Elite Pro, le team victorieux 2021, DA Racing et son champion   Jean-Baptiste Dubourg (Renault Zoé) vainqueur à cinq reprises du Trophée Andros qui remet son titre en jeu face à une concurrence très affûtée. Son coéquipier Nicolas Prost (Renault Zoé) vise également la victoire sur cet e-Trophée. Parmi les favoris on peut citer le team SAINTéLOCK RACING et ses deux jeunes loups, Aurélien Panis (Audi A1) vainqueur de l’édition  2019, et Dorian Boccolacci (Audi A1) dont c’est la première participation en Elite Pro. Dans le team SP COMPETITION le pilote/manager Sylvain Pussier fait équipe avec  Nathanaël Berthon (Peugeot e208) qui part avec de grandes ambitions pour  la victoire finale. La bonne surprise vient du team DA RACING qui engage une 3ème Renault Zoé pour Romain Grosjean. Avec 9 participations et 3 victoires au volant d’une voiture thermique, il s’essaye au 100 % électrique sur les deux premières manche, Val Thorens et Andorre, avant de rejoindre les  Etats-Unis pour préparer sa 2ème saison en Indycar.

Deux autres équipes peuvent jouer les troubles faites, le team Sébastien Loeb Racing et son duo de jeunes talents, Jérémy Sarhy (vainqueur Elite 2020) et César Gazeau et le boss Sébastien Loeb participera à la finale de Super Besse. Dans le team M Racing by Yvan Muller on compte sur Yann Ehrlacher le nouveau champion du monde WTCR, pour décrocher la victoire. N’oublions pas les fidèles du Trophée Andros, Olivier Panis et Christophe Ferrier qui font équipe au sein du team DRP qui revient sur le Trophée avec beaucoup d’ambition.

En catégorie Elite les favoris sont nombreux : Gérald Fontanel (Renault Zoé), Eddy Benezet, Louis Rousset, Margot Laffite ou Clémentine Lhost  (Peugeot e208) devraient occuper les avant-postes.

La première journée de compétition se déroule dans des conditions difficiles, il neige abondamment sur Val Thorens et l’adhérence sur la piste évolue en permanence. Dans ce contexte les plus expérimentés trouvent rapidement leur marque et c’est jean-Baptiste Dubourg le vainqueur sortant qui se montre le plus rapide, il gagne la manche de qualification, fait le 2ème temps de la super pôle et gagne la finale au terme d’une belle bagarre avec Nathanaël Berthon qui lui conteste la victoire jusqu’au drapeau à damier. Il est accompagné sur le podium de cette première journée de compétition par Nathanaël Berthon 2ème (Peugeot e208)  et Olivier Panis 3ème, auteur d’une belle performance. Les perdants de la journée sont Aurélien Panis et Yan Ehrlacher qui n’ont pas encore trouvé les bons réglages pour être compétitif.

Pour la deuxième manche, le dimanche matin, la météo ne s’améliore pas malgré quelques timides éclaircies mais la compétition est toujours aussi acharnée. Les battus de la veille prennent leur revanche et c’est Aurélien Panis (Audi A1) qui fait parler le poudre, il réalise un sans faute et gagne cette deuxième manche devant Yann Ehrlacher qui revient dans le peloton de tête et Nathanaël Berthon  avec ses  deux podiums, réalise la bonne opération. Déception pour Jean-Baptiste Dubourg qui embarque  60 kilos de lest. Il limite les dégâts et prend la 4ème place.

Au classement général de l’Elite Pro, après deux manches, c’est Jean-Baptiste Dubourg (Renault Zoé) qui prend la première place avec deux petits points d’avance sur Nathanaël Berthon (Peugeot e208) qui réalise un week-end solide avec deux podiums. Yann Ehrlacher  recolle au classement à la 3ème place.

En catégorie Elite, carton plein pour le DRP, Eddy Benezet gagne les deux courses du week-end devant son coéquipier Louis Rousset et prend la tête de la catégorie.

Les favoris sont au rendez-vous du 3ème e-Trophée Andros, prochaine manifestation en Andorre les 17 et 18 décembre.