par Michel Morillon | Mai 10, 2026 | AUTO, RALLYE, SPORT AUTO
Pour cette 35e édition du Tour Auto, près de 240 automobiles d’exception prennent le départ depuis la verrière du Grand Palais, récemment restauré.
L’édition 2026 met à l’honneur deux modèles emblématiques qui ont marqué l’histoire automobile. La génération de Ferrari 250, symbole d’élégance et de performance, demeure une figure incontournable des grandes heures du Tour de France Automobile. À ses côtés, la BMW 2002 incarne l’esprit novateur des années 1970 et l’affirmation d’une identité sportive forte pour la marque allemande.

Après le départ officiel donné depuis le Château de Courances, les équipages empruntent un itinéraire d’environ 2 200 km sur les plus belles routes de France, en passant par Clermont-Ferrand, le Pont du Gard, Toulouse, Pau, avant de terminer ce périple à Biarritz. Côté circuit, les concurrents s’affrontent sur plusieurs tracés mythiques comme Nevers Magny-Cours, Albi, Pau- Arnos et enfin Nogaro, le tout entrecoupé par 10 épreuves spéciales sur routes fermées.







Après une courte nuit, les 240 voitures quittent le Grand Palais en direction du Château de Courances, pour le départ officiel de la 35e édition. Les équipages vont rentrer dans le vif du sujet avec la première épreuve sur route fermée (EC 1) au sud d’Avallon. Les concurrents rejoignent ensuite la première épreuve sur piste (EC 2) sur le circuit de Never Magny-Cours, ayant accueilli de nombreuses compétitions dont la Formule 1 de 1991 à 2008. Puis direction Clermont-Ferrand pour la fin de l’étape N°1. A l’issue de cette première journée de compétition, une hiérarchie se dégage dans les groupes de compétition et en catégorie régularité.



En VHC (Véhicule Historique de Compétition), c’est la Ford GT40 de Breittmayer – Prevot n°254) qui prend la tête. Les Jaguar sont en embuscade avec notamment Berchon – Chadenet (n°206) et Delachaux – Courtin (n°211). Notons que Kohler (Shelby Cobra n°215), vainqueur sortant, est 6e. Certains sont déjà hors course et notamment la fabuleuse 250 GTO qui est sortie de la route dans la première spéciale et ne roulera plus.

Dans la catégorie GHI, les plus grosses cylindrées, la bataille ne fait que commencer entre Breittmayer – Breittmayer (BMW M1 N°250) et Mennechet – Loubet (Ferrari 308 n°253).
En régularité c’est Nicoules – Dupart ( Cobra n° 289) qui est en tête. Derrière, les Porsche des Argentins sont en embuscade, décidés à en découdre.


L’étape N°2 de 489 km, emmène les équipages à travers les panoramas spectaculaires du massif de Puy de Sancy et du Parc Naturel de l’Aubrac, pour rejoindre en fin de journée le Pont du Gard. Particularité de cette journée, pas d’épreuve sur circuit mais trois épreuves spéciales à négocier sur les petites routes entre le Cantal et les Cévennes. A l’issue de cette journée les favoris restent aux avant-postes.
En VHC, Breittmayer – Prevot (Ford GT40 254) conservent la tête mais les écarts se creusent avec leurs poursuivants , Berchon – Chadenet (Jaguar Type E n°206) et Thiriet – Lenoir (Jaguar Type E 204) qui montent sur le podium.

En GHI, Jean – Jean (Porsche 911 RS 259) prennent les commandes à la suite de leur grosse performance de la journée. Ils repoussent Breittmayer – Breittmayer (BMW M1 n°250) à 5s et Feustel – Becker (Porsche 911 2.3 ST n°278) à plus d’une minute.


Pour l’étape N°3, 435 km, les participants quittent le Pont du Gard et ont le plaisir de passer en contrebas du monumental Viaduc de Millau. Ils rejoignent la ville rose, Toulouse en passant par une épreuve (EC 8) sur le circuit d’Albi.
Breittmayer – Prevot (Ford GT 40 n°254) gèrent leur avance en tête, grâce à leur bonne performance sur le circuit d’Albi. Derrière, Berchon et Chadenet (Jaguar Type E n°206) se font dépasser par Thiriet et Lenoir (Jaguar Type E n°204) tandis que les Bonnardel (Jaguar Type E n° 207) sont légèrement décrochés.

A mi-parcours de ce 35e Tour Auto, dans chaque catégorie, les favoris gèrent leur avance, mais les deux dernières journées de course peuvent créer des surprises sur un parcours très technique dans le Pyrénées et sur les circuits de Pau et de Nogaro.
L’étape 4, 432 km, démarre par l’enchaînement de plusieurs cols mythiques des Pyrénées, le col de Peyresourde culminant de 1 569 et le célèbre col d’Aspin. Après un passage sur le Circuit européen de Pau-Arnos ( EC 11), 3e épreuve sur piste de ce rallye, les équipages se dirigent vers le Palais Beaumont, situé non loin de Pau, pour clôturer cette journée.

En VHC, l’équipage de la Ford GT40 n°254 a une confortable avance. Derrière, la lutte est intense entre les Jaguar, puisque Thiriet – Lenoir (Jaguar Type E n°204) ont moins d’une minute d’avance sur Berchon et Chadenet (Jaguar Type E n°206) lesquels n’ont que 2 dixièmes de seconde d’avance sur Anderson et Arena (Jaguar Type E n°201). La dernière journée de ce 35e Tour Auto sera décisive pour la victoire finale.




En GHI, Breittmayer – Breittmayer (BMW M1 n°250) ne figurent plus dans ce Top 5, n’ayant pas fini la première spéciale du jour. Jean – Jean (Porsche 911 Carrera RS n°259) sont largement en tête, mais rien n’est joué, pour gagner il faudra passer la ligne d’arrivée.

En régularité, Hamoniau – Grouillard Stefenel (Ferrari 250 GT Lusso n°80) ont pris une légère avance en tête devant Jay – Bruet (MGA n°50) et Nicoules – Dupard (AC Cobra n°81). Il reste une journée de rallye et tout reste possible tant les écarts sont faibles.




Pour l’étape finale de cette 35e édition (327 km), les équipages s’élanceront une dernière fois afin d’effectuer une épreuve spéciale sur route fermée (EC 12), puis direction, le circuit de Nogaro (EC 13), dernière épreuve de ce 35e Tour Auto. Ils rejoignent la Cité de l’Océan situé au sud de Biarritz pour célébrer la fin de cette épopée.

Le classement final VHC du Tour Auto 2026
Breittmayer – Prevot (Ford GT40 n°254) rentrent à Biarritz en grand vainqueur du 35e Tour Auto 2026. Ils devancent largement les équipages Jaguar, Thiriet – Lenoir (Jaguar Type E n°204) et Berchon et Chadenet (Jaguar Type E 206). Bonnardel – Bonnardel (Jaguar Type E n°207) suivent à 34 secondes et Delachaux – Courtin (Jaguar Type E n°211) sont 30s plus loin.


Le classement final GHI du Tour Auto 2026
Jean – Jean (Porsche 911 Carrera RS n°259) gagnent cette catégorie, ils devancent Feustel – Becker(Porsche 911 2.3 ST n°278) et Mr John of B. – Sibel (Porsche 906 n°251). Mille – de Villaucourt (Porsche 911 Carrera RS 260) et Leroy-Fleuriot – Audibert (Lancia 037 n°266) profitent des abandons de la journée pour accrocher le Top 5.


Le classement final de la régularité du Tour Auto 2026
Cette dernière journée de compétition a créé de nombreuses frustrations et son lot de rebondissements parmi les équipages de régularité. Ce sont les équipages argentins sur Porsche 911 qui réalisent la bonne opération et trustent les 3 premières places du classement général.
L’équipage Dietrich – Mocciola (Porsche 911 2.2S n°37) remportent le 35e Tour Auto en régularité, ils devancent leurs compatriotes, Oxenford – Diaz (Porsche 911 Carrera RS 2.7 n°38) et Sucari – Sucari (Porsche 911 n°35). Les malheureux Hamoniau – Grouillard Stefenel (Ferrari 250 GT Lusso n°80) sont les grands perdants , ils étaient encore tête avant cette dernière journée fatidique.

Le 35e Tour Auto 2026 se termine au terme d’une semaine de compétition intense, autour de la passion. Le tour Auto a généré encore cette année, un énorme succès populaire le long des routes et dans les villes étape. On attend avec impatience le 36e Tour Auto 2027.
PHOTOS Michel MORILLON
par Michel Morillon | Avr 22, 2026 | AUTO, RALLYE, SPORT AUTO
Le 78e Rallye Rhône Charbonnière, 2e manche du Championnat de France des Rallyes est toujours un événement pour les passionnés de Rallye. Sur un parcours très technique dans les Monts du Lyonnais, les équipages prennent tous les risques pour s’imposer.
Cette année les nouveautés sont nombreuses avec le retour de Lancia sur les rallyes avec la (Lancia Ypsilon HF Rally 2), aux mains du sextuple Champion de France Yoann BONATO et le retour de Porsche aux avant-postes, dans la catégorie FRGT avec une 992 FRGTGT+ très affûtée qui peut jouer la gagne aux mains de Raphaël ASTIER. Il peut semer le doute dans le clan des R5/Rally2, après son parcours remarquable sur son Alpine A110 GT dans le Championnat 2025.

Le plateau des engagés est complété par les animateurs habituels du Championnat de France des Rallyes, on peut citer Hugo Margaillan – Mathieu Coppa (Hyundai i20N FRC2 R5/Rally2), Rehane Gany – Franck Le Floch (Hyundai I20 FRC2 R5/Rally2), Lucas Darmezin – Charlyne Quartini (Hyundai i 20n rally2 FRC2 R5/Rally2), ou Ludovic GODARD – Alexi Maillefert (Alpine A110 GT), tous candidats à la victoire, voir à une place honneur.

Nous avons la bonne surprise de croiser au parc d’assistance, Bruno Saby toujours passionné de pilotage et qui participe au Rallye VHRC avec la Renault 5 Turbo Groupe 4 qu’il a mené à la victoire du Rallye Lyon Charbonnière en 1981.
La première journée du rallye démarre sur un rythme d’enfer, c’est Raphaël Astier qui donne le ton d’entrée et empoche l’ES1, Bibost-Brullioles, sur un tracé rapide, favorable à la Porsche, Yoann Bonato réplique dans l’ES2 et c’est de nouveau Raphaël Astier qui s’adjuge l’ES3, Ternand-Chamelet. A la mi-journée, Yoann Bonato (Lancia Ypsilon HF) est en tête, mais les écarts sont infimes. Raphaël

ASTIER (Porsche 992) est à 4s secondes et Hugo Margaillan (Hyundai i20) à 6,4s. La deuxième boucle de 3 spéciales confirme les positions. Yoann Bonato (Lancia Ypsilon HF) accentue un peu son avance et termine cette première journée de rallye avec 9s d’avance sur Raphaël Astier (Porsche 992) et 13,8s sur Hugo Margaillan( Hyundai i20). Derrière ce trio, Réhane Gany (Hyundai i20) apprivoise sa nouvelle monture et devance trois autres pilotes qui sont en progression avec leur nouvelle auto, Lucas Darmezin, (Hyundai I20), Benjamin Stirling (Citroën C3 )et Ghislain Barbier,( Porsche 992).

La deuxième journée du 78e Rallye Rhône Charbonnières s’annonce palpitante. La première boucle du matin est encore favorable à Yoann Bonato qui reprend 3,1s à Raphaël Astier et porte son avance à 12,4s. Mais Raphaël Astier n’a pas dit son dernier mot et réalise une dernière boucle exceptionnelle. Il reprend successivement 4,5s dans l’ES 10 et 5,1s dans l’ES 11 et prend les commandes du classement général.
Tout va se jouer dans l’ES 12, dernière spéciale du rallye. Raphaël Astier-Denis Giraudet (Porsche 992 GT+) remportent le 78e Rallye Rhône Charbonnières, ils font triompher une Porsche pour la première fois depuis le Rallye de France Alsace 2011 remporté par Gilles Nantet. Ils devancent Yoann Bonato – Benjamin Boulloud (Lancia Ypsilon HF) et Hugo Margaillan – Mathieu Coppa (Hyundai i20). Réhane




Gany – Franck Le Floch (Hyundai i20) se hisse au 4e rang, Lucas Darmezin et Charlyne Quartini (Hyundai i20) conclut ce rallye à la 5e position. Le Top 10 est complété par Ghislain Barbier – Yoann Bouchet (Porsche 992 GT), Benjamin Stirling – Florence Stirling (Citroën C3), Jonathan Hirschi – Mélanie Tendille (Citroën C3 ), Eric Rousset – Christophe Sauce (Citroën C4 WRC) et Ludovic Godard – Alexis Maillefert (Alpine A110 GT)
PHOTOS Michel MORILLON
par François Vincent | Avr 10, 2026 | AUTO, EN BREF, Non classé, REPORTAGES
Nous connaissons depuis longtemps l’ambition des constructeurs chinois en Europe, et notamment en France !

La star du jour : Denza Z9GT
MG, XPENG, LINK &Co, LeapMotor (by Stellantis), OMODA & JAECOO,… et BYD dont nous avons eu l’occasion de vous présenter ces modèles commercialisés en France, et ainsi pu découvrir leurs nombreuses qualités.
Aujourd’hui, le groupe BYD poursuit sa stratégie de développement sur l’Europe (et pas que !…) en lançant ue nouvelle marque, marque détenue par le groupe et qui présente de nombreuses innovations.
Avec le lancement de DENZA, BYD n’a pas fait les choses à moitié.
La marque automobile premium et technologique du Groupe BYD, a été officiellement lancée à l’international lors d’un événement spectaculaire à Paris auquel nous étions !

À cette occasion, la marque a officialisé ses deux premiers modèles destinés aux marchés hors de Chine : la Z9GT, modèle grand tourisme aux allures de shooting brake et le monospace D9 DM-i.
Alliant héritage du design et ingénierie de pointe, DENZA a officiellement annoncé son arrivée sur les marchés internationaux hors de Chine. Un événement majeur a accueilli la première mondiale de la marque, avec l’objectif d’ouvrir une nouvelle voie à la mobilité électrique à destination d’une clientèle en quête d’excellence.
Guidée par sa philosophie « Technologie drives élégance », qui pourrait se traduire par « La technologie inspire l’élégance », l’arrivée de DENZA marque un tournant significatif sur le marché européen du premium automobile. DENZA entend redéfinir le premium à travers des technologies de pointe : des vitesses de recharge record jusqu’à une direction arrière indépendante à double moteur, offrant un niveau inédit de maniabilité.

le nouveau SUV Denza D9 – DMi
Avec ce lancement à l’Opéra Garnier, entre ballet, cantatrices, mannequins et influenceurs de tous pays, comme le remarquait un dirigeant de BYD… nous étions plus proche de la Fashion Week que d’une simple présentation d’un nouveau modèle auto.
Le message est clair : positionner Denza comme une marque de luxe technologique, avec le slogan « la technologie par l’élégance ».
En lien parfait avec le lieu chargé d’histoire et d’arts, l’Opéra de Paris ! Denza, cette nouvelle marque que vous allez découvrir et dont les portes drapeaux se nomment Z9GT pour la voiture, l’acteur iconique Daniel Craig prêtant son image à plusieurs modèles phares lors de campagnes de communication. Absent malheureusement de cet événement parisien !

Une journée assez exceptionnelle ! Déjà le cadre ! Pas habitué vraiment à se rendre dans un tel lieu pour un lancement (statique soit !) d’un véhicule.
Une présentation qui s’est déroulée dans les règles de l’art, de la danse classique, de la musique, et du fameux escalier qui mène aux étages pour accéder aux loges, au cœur du saint du saint de l’Opéra de Paris, tout capitonné de rouge sous son merveilleux plafond décoré par le célèbre peintre, Marc Chagall, à la demande de André Malraux en 1962.

Le plafond de la salle de concerts décoré par Chagall
Et c’est depuis cet escalier que Stella Li, Vice-Présidente exécutive de BYD, s’est adressée à un parterre particulièrement fourni, entre influenceurs, vedettes du show bizz, mannequins (en tout cas de belles jeunes femmes élégamment vêtues en adéquation avec un tel événement. Bref, un grand moment.

Stella Li, Vice-Présidente exécutive de BYD
Que l’on a pu prolonger autour de différents ateliers thématiques, tous valorisant les équipements qui sont installés dans cette Denza Z9GT.

Pour revenir à cette magnifique journée, et au-delà du cadre somptueux de l’Opéra Garnier, nous avons croisé une très importante délégation chinoise, tous badgés Denza, venu accompagner leur présidente, mais avant soutenir ce lancement à Paris de cette nouvelle marque qui ne manque pas d’arguments sur son segment.

Ainsi, la Chine ne se contente plus de rivaliser avec Tesla. Elle vient jouer sur le terrain du premium européen, et cette démonstration de force à Paris en est la preuve.
Quelques photos seront bien plus parlantes que des longs discours.


La foule des grands jours pour cette version

Maintenant, vivement le verdict sur la route !

Un remerciement appuyé à Michaël Martinez et à Amélie Zorga pour leur invitation et l’accommodation qui m’a permis de venir à Paris assister à ce grand lancement.

Crédit photos : ScreenShot et François VINCENT
par Denis Carreaux | Avr 2, 2026 | AUTO, EN BREF, Non classé
Les constructeurs tricolores ont marqué de leur empreinte la 33e édition des Trophées de L’Argus, confirmant un regain de forme sur le marché automobile. Réunis le 25 mars aux Docks de Paris, les professionnels du secteur ont assisté à une cérémonie largement dominée par Renault, Citroën et Alpine, grands vainqueurs de cette édition.
Composé de journalistes issus de médias nationaux et régionaux, dont le groupe Nice-Matin, le jury a placé la Renault Clio sur la plus haute marche en la sacrant Voiture de l’année 2026. Elle devance le Dacia Bigster et le Skoda Elroq, dans un classement qui illustre la diversité des offres actuelles. Très attendue, la Renault Twingo E-Tech s’impose de son côté comme la Nouveauté de l’année, symbole du virage électrique engagé par le constructeur.
La créativité hexagonale est également récompensée avec le concept Citroën Elo, salué pour son audace stylistique, tandis que l’Alpine A110 R Ultime décroche le titre de Sportive de l’année, confirmant le savoir-faire français dans le domaine des modèles à forte image.
Le reste du palmarès reflète l’ouverture internationale du marché : le Kia PV5 Cargo est récompensé chez les utilitaires, la Mercedes CLA dans la catégorie premium et le Volkswagen California côté loisirs. Enfin, Julien Bessière est distingué comme Personnalité de l’année pour son action à la tête de Skoda France.
Cette édition 2026 confirme une tendance nette : dans un secteur en pleine mutation, les marques françaises retrouvent une place de premier plan, entre électrification, innovation et montée en gamme.

La Renault Twingo E-Tech a été sacrée Nouveauté de l’année aux Trophées de l’Argus.
par François Vincent | Fév 27, 2026 | AUTO, ESSAIS
Le BMW iX60 incarne le futur de l’électromobilité avec une mise à jour sérieuse depuis son lancement il y a quatre ans. Son design audacieux, ses performances remarquables et son confort exceptionnel consolident la position de BMW dans le segment premium. Son prix démarre à 113 100 euros.
En 2025, malgré un contexte de marché européen difficile, BMW a su maintenir sa position de leader sur le segment des véhicules haut de gamme, atteignant une part de marché de 3,73 %. Les ventes record de la marque, dans un environnement automobile en pleine mutation, témoignent de l’efficacité de ses investissements dans les nouvelles technologies, telles que les batteries avancées et l’intelligence artificielle. Actuellement, 30 % des ventes proviennent de modèles électriques, et l’iX60, avec sa batterie de 109 kW, est le symbole de cette transition réussie.
Performances techniques
Le BMW iX60 se démarque par ses caractéristiques techniques impressionnantes, notamment une puissance de 544 chevaux et un couple de 765 Nm, permettant d’atteindre 100 km/h en seulement 4,6 secondes. Bien qu’il ne soit pas conçu pour la vitesse, il présente de réelles aptitudes de rouleur, offrant une conduite stable et silencieuse grâce à son coefficient d’aérodynamisme de 0,25. Avec un poids de 2 505 kg, son efficacité pourrait être affectée, mais son utilisation de la fibre de carbone contribue à sa légèreté. Malgré un temps de charge plus long que certains concurrents, l’iX60 excelle sur la route, offrant confort et dynamisme, tandis que des équipements tels qu’une caméra 360° facilitent la conduite en milieu urbain.
À l’intérieur, le confort est assuré par des sièges chauffants avec fonction massage et un système audio haut de gamme, le Bowers & Wilkins Diamond Surround. Les matériaux choisis, du cuir au métal, soulignent l’attention portée aux détails, tandis que l’ouverture des portes à commande électrique ajoute une touche d’élégance.
Luxe et performances
Le BMW iX60 se présente comme un SUV d’exception, alliant luxe, technologie et performances de manière impressionnante. Face aux défis de la recharge, son pic de 195 kW pourrait être amélioré, mais il reste un modèle de sophistication et d’innovation. Son design audacieux et son prix élevé en font un véhicule destiné à une clientèle élitiste. Ce nouveau millésime redéfinit les attentes du secteur tout en procurant un plaisir de conduite inégalé, un domaine où BMW continue d’exceller. En résumé, l’iX60 n’est pas seulement un véhicule électrique, mais une véritable expérience de conduite, marquant une avancée significative vers l’avenir de la mobilité.
par Michel Morillon | Fév 23, 2026 | AUTO, ESSAIS
Lancé en 2023, la Toyota bZ4X a eu du mal à se positionner sur le marché des véhicules 100% électrique et dans la gamme du constructeur. D’abord des problèmes de mise au point et de consommation ont retardé son lancement, puis les tarifs beaucoup trop élevés au rapport des prestations n’ont pas convaincu les clients. Malgré tout le modèle s’est vendu à 150 000 exemplaires. Toyota se devait de réagir pour rendre cette Toyota bZ4X attractive pour un consommateur de plus en plus exigent.

Les designers de Toyota ont travaillé par petites touches pour fluidifier les lignes du bZ4X. Le nouveau style de la partie avant met en valeur son dessin caractéristique en tête de marteau et introduit une fine ligne lumineuse entre les deux blocs optiques. L’aérodynamisme a été amélioré par l’adoption de nouvelles jantes et un travail approfondi sur de nombreux éléments de carrosserie. Toyota a encore musclé le design avant du bZ4X, mettant en valeur son dessin « hammerhead » en tête de marteau, signature stylistique de ses nouveaux modèles.

Les feux de route ont été extraits des blocs optiques pour se positionner juste sous la pointe du capot. Les feux de jour sont désormais reliés par un fin trait lumineux central lorsque les feux de croisement et de route sont allumés. Les passages de roue arborent désormais une finition noir laqué qui contribue à un design plus élégant. La Toyota bZ4X est dotée de nouvelles jantes de 18 et 20 pouces selon le niveau de finition.
A l’intérieur, l’habitacle du nouveau bZ4X est spacieux et généreux pour l’ensemble des passagers, à l’avant comme à l’arrière. La console centrale et l’écran central multimédia sont désormais deux unités distinctes. La nouvelle console, plus basse de 10 cm, est réorganisée en un « îlot numérique » avec un profil plus fin qui libère davantage d’espace aux genoux du conducteur et du passager avant. La console est désormais équipée de

deux chargeurs sans fil, à gauche et à droite, pour le conducteur et le passager avant. L’élément majeur de la nouvelle planche de bord est un nouvel écran tactile multimédia de 14 pouces. De série, il remplace l’ancien écran de 12,3 pouces. Le combiné d’instruments numérique a été repositionné au-dessus du volant, pour une meilleure lisibilité di conducteur. Le confort de conduite est également accru grâce au volant chauffant sur toute sa circonférence. Le Nouveau bZ4X est équipé de palettes derrière le volant qui permettent de régler facilement le niveau de freinage régénératif. Le bZ4X offre de nombreux rangements pratiques, conçus pour accueillir un large éventail d’objets d’usage courant.
Toyota propose trois niveaux de finition pour la nouvelle bZ4X : Design, déjà bien équipé, système multimédia 14’’ éclairage d’ambiance 64 couleurs, palette au volant avec 4 niveaux de régénération. La finition Lounge propose plus de confort avec la sellerie Premium, les sièges réglables 8 positions et le système audio JBL Premium 9 hauts-parleur. La finition haut de gamme Collection ajoute les jantes alliage 20’’ et le toit panoramique .
La gamme bZ4X s’étoffe et offre le choix entre deux batteries, 57,7 kWh ou 73,1 kWh (capacité brute). La batterie de 57,7 kWh est disponible exclusivement sur le bZ4X traction. La batterie de 73,1 kWh est disponible en traction et en transmission intégrale. Le nouveau chargeur embarqué de 22 kW (de série sur les finitions supérieures) réduit le temps de charge en courant alternatif AC. Le temps de charge rapide standard de 10 à 80 % est d’environ 30 minutes. Grâce aux améliorations apportées au système de charge, à la batterie et au nouveau système de pré-conditionnement, des performances de charge élevées peuvent désormais être réalisées sur une

plage de températures et de conditions plus larges. Le bZ4X bénéficie d’une nouvelle fonction de navigation spécifique aux véhicules électriques. Celle-ci optimise le système de navigation intégré, sélectionnant automatiquement les itinéraires et recommandant des bornes de recharge en fonction de l’état de charge de la batterie et de l’autonomie restante. La confiance de Toyota dans la qualité de la batterie se reflète dans l’engagement que celle-ci conservera au moins 70 % de sa capacité jusqu’à ce que le véhicule atteigne 10 ans d’âge, couverte par la garantie d’origine du véhicule jusqu’à huit ans d’âge du véhicule ou 160 000 kilomètres. Toyota annonce une autonomie allant de 444 km à 569 kilomètres (cycle mixte WLTP) et une puissance de 167 ch jusqu’à 343 ch, selon le modèle et l’utilisation du véhicule.
Nous avons pu prendre le volant des deux modèles disponibles pour cet essai, le bZ4X 2WD et le bZ4X AWD en version Grande Autonomie avec la batterie de 73,1 kWh et en finition haut de gamme Collection. C’est dans le sud de l’Espagne proche de l’enclave de Gibraltar, sur des terrains très variés, chemins, routes sinueuses et autoroute que nous avons fait nos tests. Notre premier contact concerne Toyota bZ4X AWD qui nous donne une idée de la capacité de franchissement de ce modèle 4 roues motrices. Bien installés dans des sièges au maintien
l
atéral correct , le bZ4X franchit sans encombre le test du tout-terrain, le châssis et efficace et la motricité sans défaut sur ce terrain très accidenté. Sur le routier le bZ4X rassure par sa tenue de route, son freinage, même si le système de régénération d’énergie par palette est moyennement efficace par rapport à un One-Pedal. Sur notre portion d’autoroute, l’agrément électrique est là, et s’accompagne d’une bonne qualité acoustique. Le modèle 2WD est assez identique en comportement routier, la différence de poids avec le AWD se fait sentir sur les portions plus sinueuses ou le bZ4X 2WD est plus agile. La consommation est contenue, avec une moyenne de 16,1 kWh/km sur notre journée d’essai.
Les tarifs du Toyota bZ4X démarrent à 40 900 € en finition Design avec batterie de 57,7 kWh. La finition Lounge, Grande Autonomie est à 48 900 €, et la finition Collection dès 51 900 €. Pour Toyota, le best-seller des ventes sera la version Design, Grande Autonomie à 44 900€. Il faut ajouter 2 500 € pour les versions Performance AWD de 343 ch. Un gain de puissance qui permet au bZ4X de tracter jusqu’à 1 500 kg.
Toyota a réussi son pari de mettre le bZ4X sur la bonne voie pour affronter ses concurrents dans de bonnes conditions. Le nouveau design est réussi, le confort est au rendez-vous et l’équipement à la hauteur de la concurrence. L’ensemble est homogène et place le bZ4X dans la course sur ce segment D- SUV très convoité, qui progresse de 27 %.
PHOTOS M.MORILLON