par Michel Morillon | Juin 17, 2026 | AUTO, ESSAIS
OMODA & JAECOO est une filiale du Groupe Chery, le premier exportateur automobile chinois depuis 23 années consécutives. Créée le 22 avril 2023, c’est la marque automobile qui connaît la croissance la plus rapide avec près de 800 000 ventes cumulées à travers 64 marchés dans le monde, dont plus de 200 000 en Europe. Elle propose deux lignes de produits : les crossovers d’OMODA et les SUV de JAECOO .
La marque JAECOO arrive en Europe avec deux produits, le JAECOO 5 et le JAECOO 7 , spécialement conçus pour la clientèle européenne, ces véhicules ne seront pas commercialisés en Chine. Nous avons essayé ces deux produits sur les routes escarpées du cap Corse, terrain idéal pour évaluer les capacités routières de ces deux modèles. En termes de design et de confort, les deux véhicules sont assez proches. Seules les dimensions et le design varient.

Notre première vision des véhicules sur le parking de l’hôtel est un coup de coeur. Le design des nouveaux JAECOO 5 et JAECOO 7 est léché, fluide, avec un certain tempérament, sans pour autant rappeler les lignes de l’Evoque . Nous apprenons que les designers de OMODO/JAECOO partagent leurs réflexions avec ceux de Range Rover, ils font partie du même groupe Chery.
Concernant le design, la face avant adopte une calandre évoquant une cascade, symbolisant la force vitale de la nature. Le logo JAECOO est apposé sur une calandre encadrée de projecteurs full LED*** en configuration verticale et horizontale, avec des signatures lumineuses géométriques. Le profil latéral renforce cette personnalité, avec des passages de roue marqués, des lignes droites et propres et aérodynamiques. L’arrière reprend ces thèmes stylistiques avec des épaules larges, un spoiler sportif masquant l’essuie- glace et un bandeau lumineux full LED.

Le JAECOO 5, avec 4,38 m de long, 1,86 m de large et 1,67 m de haut, s’inscrit dans le segment B, avec des équipements du segment supérieur. Il est équipé de jantes de 18’’. Le JAECOO 7 offre une vraie capacité de séduction dans le segment C, avec ses 4,50 m de long, 1,86 m de large et 1,67 m de haut. Il bénéficie d’un large toit panoramique, de poignées de porte extractibles et de jantes de 19’’. Le coffre offre 410 litres, extensibles à 1 214 litres sièges rabattus pour le JAECOO 5 et 500 litres extensibles à 1 276 litres sièges rabattus pour le JAECOO 7. Ils peuvent tracter jusqu’à 750 kg.
A l’intérieur, l’espace est spacieux et accueillant. Les deux modèles sont proposés avec deux finitions possibles : Select ou Exclusive. La première impression confirme la qualité des matériaux et des finitions. A bord du Jaecoo 5, le tableau de bord intègre une instrumentation HD de 8,9’’ et un écran central HD vertical de 13,2’’ qui contrôle info-divertissement, aides à la conduite, climatisation, éclairage et caméra 540°. La connectivité comprend Apple CarPlay, Android Auto sans fil, Bluetooth multi-connexion et ports USB/USB-C avant et arrière (Type A et Type C à l’avant, Type A à l’arrière). La console centrale inclut une recharge rapide par induction (50 W) ventilée, des porte-gobelets, divers boutons physiques et un grand accoudoir. Le sélecteur de vitesses placé près du volant libère de l’espace pour le conducteur et est associé à la technologie d’entrée et de démarrage sans clé. Les sièges avant, spacieux et confortables, sont chauffants de série tout comme le volant. La banquette arrière offre des rangements, aérations, accoudoir central et un port USB. La finition Exclusive ajoute la sellerie en cuir synthétique avec sièges avant ventilés, le toit panoramique de 1,45 m2, le système audio SONY avec 8 haut-parleurs, la caméra 540°*** avec véhicule en transparence ou encore le hayon électrique.

Le Jaecoo 7 reprend les mêmes équipements auxquels on peut ajouter un écran central plus grand de 14,8’’ et le toit ouvrant électrique (finition Exclusive). Le véhicule offre un contrôle multimodal : commandes au volant et assistant vocal avancé permettant d’effectuer des appels, régler la température, choisir une station ou ouvrir les vitres. Cet assistant s’active par « Bonjour, JAECOO » ou une phrase personnalisée.

Le JAECOO 5 et le JAECOO 7 reposent sur la plateforme modulaireT1Xdu Groupe Chery, compatible avec des motorisations thermiques, hybrides et électriques. Cette architecture polyvalente a été conçue pour offrir un équilibre optimal entre dynamisme, habitabilité et sécurité.
Au niveau de la motorisation, les deux véhicules sont en mode SHS-H . Le système SHS-H (SUPER-HYBRID SYSTEM – Hybrid), disponible en avant-première sur le marché français, associe trois technologies clés : moteur thermique 1.5T GDI DHE, transmission DHT et moteur électrique associé à une batterie.
Le Moteur 1.5T GDI DHE est un Moteur thermique 4 cylindres turbocompressé de cinquième génération, conçu pour les systèmes hybrides : 105 kW (143 ch), 215 Nm.

Le moteur électrique du système hybride s’appuie également sur un moteur électrique synchrone à aimant permanent développant 150 kW (204 ch). Associé à une batterie lithium-ion de 1,83 kWh, il participe à la gestion intelligente de l’énergie au sein de l’architecture hybride. L’ensemble est équipé d’une transmission DHT1, un rapport unique assurant une conduite fluide. La puissance combinée est de 224 ch, 295 Nm Consommation (WLTP) et une Autonomie totale pouvant aller jusqu’à 980 km*
Au niveau des tarifs, le JAECOO 5 démarre à 26 990 € en finition Select et 28 990 € en finition Exclusive qui intègre le système audio Sony, la caméra 540° et le hayon électrique. Le JAECOO 7 est proposé à 29 900 € en finition Select et 31 990€ en finition Exclusive avec sièges chauffants à l’arrière.

Nous avons pris les commandes du JAECOO 7 hybride sur un parcours accidenté du cap Corse. La première impression à bord est le silence, l’habitacle est très bien insonorisé au point que nous avons l’impression de rouler en véhicule électrique. Les sièges, confortables et enveloppants, favorisent une bonne position de conduite. Les deux écrans de la planche de bord nous donnent toutes les informations nécessaires pour optimiser notre conduite et réguler notre consommation. Nous pouvons constater les qualités dynamiques du véhicule, sur les enchaînements rapides le châssis est efficace et le train avant précis, sans aucun roulis . Sur les parties plus sinueuses et, malgré son poids de 1 715 kg, le JAECOO 7 est efficace et souple. Nous avons même fait une incursion en off-road où l’équilibre et l’efficacité du JAECOO 7 sont surprenants.

L’ensemble est homogène et propose un agrément de conduite très agréable. Sur notre parcours très varié, nous avons constaté une consommation parfaitement maîtrisée à 6,1 litres/100 km. Nous avons fait quelques tours de roues avec le JAECOO 5 qui offre les mêmes qualités routières et la même efficacité que son grand frère.
L’essai du JAECOO 7 est une belle surprise, ce véhicule au design affûté, à l’équipement très complet et au prix très attractif, devrait faire bouger les lignes sur ce segment C-SUV très convoité.
Michel MORILLON
par Michel Morillon | Juin 17, 2026 | AUTO, ESSAIS
Lancée en 1991, l’Opel Astra s’est vendue à plus de 4,13 millions d’exemplaires, c’est l’Opel la plus vendue de l’histoire. Cette génération a introduit des innovations de sécurité et un design moderne, tout en augmentant l’espace intérieur et le confort. L’Opel Astra K est élue Voiture européenne de l’année en 2016.
C’est en Croatie que nous avons pu essayer la 6e génération, présentée en versions Astra berline et Astra Sports Tourer. Dès le premier regard, la nouvelle Astra propose un design moderne et fluide. L’emblème Blitz qui fait ici sa première apparition sur Astra, occupe désormais une position centrale dans un Opel Vizor encore plus fin et plus précis. De nouvelles jantes alliage 17 et 18 pouces, ainsi que les teintes métalliques inédites « Kontur White » et « Klover Green », renforcent son caractère.

La grande nouveauté, unique dans le segment compact, est le système d’éclairage Intelli- Lux HD primé, doté de 50 000 éléments. Il offre un éclairage optimal, adapté à chaque situation, sans éblouir les autres usagers. Cette technologie d’éclairage haute résolution évite l’éblouissement des autres usagers de la route tout en ménageant les yeux du conducteur. Le système détecte également les panneaux de signalisation et atténue les LED pour éviter les reflets gênants. L’Intelli-Lux HD est inclus de série sur la finition haut de gamme Ultimate. Pour la première fois sur l’Astra, Le Blitz Opel situé à l’avant est éclairé en permanence. Il s’intègre au Vizor Opel, avec l’emblème de la marque placé fièrement en son centre. La gamme Astra et Astra Sports Tourer est proposée en trois finitions : « EDITION, GS et ULTIMATE »

A l’intérieur, les améliorations portent sur le confort, avec les sièges Intelli-Seats, de série sur toutes les versions. Ils intègrent une découpe centrale conçue pour réduire la pression sur le coccyx et offrir un confort durable même sur les longs trajets. Les interfaces multimédia sont plus lisibles et intuitives grâce à de nouvelles animations et graphismes. Le conducteur bénéficie ainsi d’un affichage plus clair avec une double dalle de 10’’ avec un écran d’instrumentation digitale donnant toutes les informations nécessaires au conducteur et d’un écran tactile pour la navigation. On note le retour des touches tactiles pour les fonctions essentielles, comme la climatisation.

Dans l’esprit Greenovation d’Opel, l’habitacle fait appel à des matériaux innovants : volant recouvert de matériaux vegan, sièges optionnels en ReNewKnitTM, un mono-matériau au rendu premium type suédine. l’Astra de l’Astra Sports Tourer proposent un éclairage d’ambiance (7 couleurs) à l’avant. La modularité du coffre est intéressante dans cette catégorie. Le coffre, selon la version, peut embarquer 1 339 litres de bagages dans la compacte cinq portes avec les sièges rabattus (Astra Electric : 1 268 litres). L’Astra Sports Tourer offre jusqu’à 1 634 litres, tandis que la version tout électrique propose jusqu’à 1 553 litres. Le seuil de chargement bas, d’environ 60 cm, facilite le chargement. Les dossiers arrière peuvent également se rabattre de manière flexible en 40:20:40.
Opel propose l’Astra et l’Astra Sports Tourer avec plusieurs motorisations possibles. De l’Astra Electric aux versions Astra Plug-in Hybrid et Astra Hybrid, la gamme s’adapte à tout type de clientèle. L’Astra Electric de 115 kW (156 ch) équipée d’une batterie de 58 kWh (au lieu de 54 kWh) offre désormais une autonomie locale zéro émission allant jusqu’à 454 kilomètres (WLTP1), soit environ 35 km de plus qu’auparavant entre deux recharges. L’Astra Electric accélère de 0 à 100 km/h en seulement 9,3 secondes (Sports Tourer : 9,5 s) et atteint une vitesse maximale électroniquement limitée à 170 km/h. Son couple maximal de 270 Nm est disponible dès le premier contact avec la pédale. Le système de freinage régénératif est désormais réglable sur trois niveaux depuis les palettes au volant. Lors des recharges, une pause modérée sur une borne rapide DC 100 kW suffit : la batterie passe de 20 à 80 % en environ 32 minutes. Chaque Astra électrique est également équipée d’un chargeur embarqué triphasé 11 kW bidirectionnel pour une recharge rapide en AC sur wallbox domestique. Une nouvelle fonctionnalité apparaît, le V2L (Vehicle-to-Load), permettant d’alimenter des appareils externes, tels que des vélos électriques, directement depuis le véhicule, idéal en déplacement.

L’Astra Plug-in Hybrid développe 144 kW (196 ch) et jusqu’à 360 Nm, combinant moteur thermique et moteur électrique avec une nouvelle boîte automatique à double embrayage à sept rapports, garantissant des performances équilibrées. Le moteur essence 1,6 litre développe 110 kW (150 ch), tandis que le moteur électrique contribue désormais jusqu’à 92 kW (125 ch). En mode électrique, la nouvelle batterie de 17,2 kWh (au lieu de 12,4 kWh) permet de parcourir jusqu’à 84 km en zéro émission locale selon WLTP1 – soit presque 20 km de plus que la génération précédente. L’Astra Plug-in Hybrid accélère de 0 à 100 km/h en 7,6 s (Astra Sports Tourer : 7,7 s) et atteint 225 km/h (135 km/h en tout électrique).

L’Astra Hybrid ne nécessite pas de recharge externe. Le moteur essence turbo de 100 kW (136 ch), combiné au moteur électrique de 15,6 kW (21 ch) et à une boîte automatique hybride à six rapports, soutient le conducteur en accélération et à basse vitesse, tout en réduisant la consommation et les émissions de CO2. Le moteur électrique permet une conduite purement électrique jusqu’à 1 km ou 50 % du temps en ville. Lorsque l’Astra Hybrid décélère à vitesse plus élevée et que le moteur thermique se coupe, le moteur électrique agit comme générateur pour recharger la batterie du système hybride.
Nous avons pris les commandes de la nouvelle Opel Astra en version Astra Sports Tourer en motorisation hybride et électrique. Sur les routes peu entretenues de Croatie, la version hybride se comporte efficacement. Les suspensions encaissent parfaitement les aléas de la route et les efforts sur la qualité du confort se font sentir, notamment grâce à la qualité des sièges à l’ergonomie très enveloppante. Le châssis est efficace et le train avant précis, conformément au standard des véhicules du groupe Stellantis. La version électrique est tout aussi efficace, un peu moins agile, conséquence vraisemblable du poids des batteries, mais toujours avec une tenue de route irréprochable. Le freinage est efficace, une nécessité sur un véhicule électrique. Le système de freinage régénératif, désormais réglable sur trois niveaux depuis les palettes au volant, permet une récupérer d’énergie efficace pendant la conduite. Nous avons testé, lors d’un parcours de nuit, l’Intelli-Lux HD, l’éclairage adaptatif anti-éblouissement. Le résultat est bluffant, le passage code-phare est très doux, à peine perceptible et à constater les réactions inexistantes des véhicules croisés, cette innovation est efficace et sécurisante.

Les tarifs de l’Opel Astra berline démarrent à 32 650 € avec la version 1.2 Turbo Hybride 145 ch Automatique e-DCT6, jusqu’à 43 090 € en version Electric 156 ch. Pour les versions Sports Tourer, il faut ajouter 1450€ sur chaque modèle, en finition Ultimate. Concernant les modèles que nous avons essayés, le tarif de la version Astra Sports Tourer Hybrid 145 ch en finition Ultimate se monte à 38 700 € et le modèle Astra Sports Electric 156 ch en finition Ultimate à 44 540 €.
Michel MORILLON
par Michel Morillon | Mai 10, 2026 | AUTO, RALLYE, SPORT AUTO
Pour cette 35e édition du Tour Auto, près de 240 automobiles d’exception prennent le départ depuis la verrière du Grand Palais, récemment restauré.
L’édition 2026 met à l’honneur deux modèles emblématiques qui ont marqué l’histoire automobile. La génération de Ferrari 250, symbole d’élégance et de performance, demeure une figure incontournable des grandes heures du Tour de France Automobile. À ses côtés, la BMW 2002 incarne l’esprit novateur des années 1970 et l’affirmation d’une identité sportive forte pour la marque allemande.

Après le départ officiel donné depuis le Château de Courances, les équipages empruntent un itinéraire d’environ 2 200 km sur les plus belles routes de France, en passant par Clermont-Ferrand, le Pont du Gard, Toulouse, Pau, avant de terminer ce périple à Biarritz. Côté circuit, les concurrents s’affrontent sur plusieurs tracés mythiques comme Nevers Magny-Cours, Albi, Pau- Arnos et enfin Nogaro, le tout entrecoupé par 10 épreuves spéciales sur routes fermées.







Après une courte nuit, les 240 voitures quittent le Grand Palais en direction du Château de Courances, pour le départ officiel de la 35e édition. Les équipages vont rentrer dans le vif du sujet avec la première épreuve sur route fermée (EC 1) au sud d’Avallon. Les concurrents rejoignent ensuite la première épreuve sur piste (EC 2) sur le circuit de Never Magny-Cours, ayant accueilli de nombreuses compétitions dont la Formule 1 de 1991 à 2008. Puis direction Clermont-Ferrand pour la fin de l’étape N°1. A l’issue de cette première journée de compétition, une hiérarchie se dégage dans les groupes de compétition et en catégorie régularité.



En VHC (Véhicule Historique de Compétition), c’est la Ford GT40 de Breittmayer – Prevot n°254) qui prend la tête. Les Jaguar sont en embuscade avec notamment Berchon – Chadenet (n°206) et Delachaux – Courtin (n°211). Notons que Kohler (Shelby Cobra n°215), vainqueur sortant, est 6e. Certains sont déjà hors course et notamment la fabuleuse 250 GTO qui est sortie de la route dans la première spéciale et ne roulera plus.

Dans la catégorie GHI, les plus grosses cylindrées, la bataille ne fait que commencer entre Breittmayer – Breittmayer (BMW M1 N°250) et Mennechet – Loubet (Ferrari 308 n°253).
En régularité c’est Nicoules – Dupart ( Cobra n° 289) qui est en tête. Derrière, les Porsche des Argentins sont en embuscade, décidés à en découdre.


L’étape N°2 de 489 km, emmène les équipages à travers les panoramas spectaculaires du massif de Puy de Sancy et du Parc Naturel de l’Aubrac, pour rejoindre en fin de journée le Pont du Gard. Particularité de cette journée, pas d’épreuve sur circuit mais trois épreuves spéciales à négocier sur les petites routes entre le Cantal et les Cévennes. A l’issue de cette journée les favoris restent aux avant-postes.
En VHC, Breittmayer – Prevot (Ford GT40 254) conservent la tête mais les écarts se creusent avec leurs poursuivants , Berchon – Chadenet (Jaguar Type E n°206) et Thiriet – Lenoir (Jaguar Type E 204) qui montent sur le podium.

En GHI, Jean – Jean (Porsche 911 RS 259) prennent les commandes à la suite de leur grosse performance de la journée. Ils repoussent Breittmayer – Breittmayer (BMW M1 n°250) à 5s et Feustel – Becker (Porsche 911 2.3 ST n°278) à plus d’une minute.


Pour l’étape N°3, 435 km, les participants quittent le Pont du Gard et ont le plaisir de passer en contrebas du monumental Viaduc de Millau. Ils rejoignent la ville rose, Toulouse en passant par une épreuve (EC 8) sur le circuit d’Albi.
Breittmayer – Prevot (Ford GT 40 n°254) gèrent leur avance en tête, grâce à leur bonne performance sur le circuit d’Albi. Derrière, Berchon et Chadenet (Jaguar Type E n°206) se font dépasser par Thiriet et Lenoir (Jaguar Type E n°204) tandis que les Bonnardel (Jaguar Type E n° 207) sont légèrement décrochés.

A mi-parcours de ce 35e Tour Auto, dans chaque catégorie, les favoris gèrent leur avance, mais les deux dernières journées de course peuvent créer des surprises sur un parcours très technique dans le Pyrénées et sur les circuits de Pau et de Nogaro.
L’étape 4, 432 km, démarre par l’enchaînement de plusieurs cols mythiques des Pyrénées, le col de Peyresourde culminant de 1 569 et le célèbre col d’Aspin. Après un passage sur le Circuit européen de Pau-Arnos ( EC 11), 3e épreuve sur piste de ce rallye, les équipages se dirigent vers le Palais Beaumont, situé non loin de Pau, pour clôturer cette journée.

En VHC, l’équipage de la Ford GT40 n°254 a une confortable avance. Derrière, la lutte est intense entre les Jaguar, puisque Thiriet – Lenoir (Jaguar Type E n°204) ont moins d’une minute d’avance sur Berchon et Chadenet (Jaguar Type E n°206) lesquels n’ont que 2 dixièmes de seconde d’avance sur Anderson et Arena (Jaguar Type E n°201). La dernière journée de ce 35e Tour Auto sera décisive pour la victoire finale.




En GHI, Breittmayer – Breittmayer (BMW M1 n°250) ne figurent plus dans ce Top 5, n’ayant pas fini la première spéciale du jour. Jean – Jean (Porsche 911 Carrera RS n°259) sont largement en tête, mais rien n’est joué, pour gagner il faudra passer la ligne d’arrivée.

En régularité, Hamoniau – Grouillard Stefenel (Ferrari 250 GT Lusso n°80) ont pris une légère avance en tête devant Jay – Bruet (MGA n°50) et Nicoules – Dupard (AC Cobra n°81). Il reste une journée de rallye et tout reste possible tant les écarts sont faibles.




Pour l’étape finale de cette 35e édition (327 km), les équipages s’élanceront une dernière fois afin d’effectuer une épreuve spéciale sur route fermée (EC 12), puis direction, le circuit de Nogaro (EC 13), dernière épreuve de ce 35e Tour Auto. Ils rejoignent la Cité de l’Océan situé au sud de Biarritz pour célébrer la fin de cette épopée.

Le classement final VHC du Tour Auto 2026
Breittmayer – Prevot (Ford GT40 n°254) rentrent à Biarritz en grand vainqueur du 35e Tour Auto 2026. Ils devancent largement les équipages Jaguar, Thiriet – Lenoir (Jaguar Type E n°204) et Berchon et Chadenet (Jaguar Type E 206). Bonnardel – Bonnardel (Jaguar Type E n°207) suivent à 34 secondes et Delachaux – Courtin (Jaguar Type E n°211) sont 30s plus loin.


Le classement final GHI du Tour Auto 2026
Jean – Jean (Porsche 911 Carrera RS n°259) gagnent cette catégorie, ils devancent Feustel – Becker(Porsche 911 2.3 ST n°278) et Mr John of B. – Sibel (Porsche 906 n°251). Mille – de Villaucourt (Porsche 911 Carrera RS 260) et Leroy-Fleuriot – Audibert (Lancia 037 n°266) profitent des abandons de la journée pour accrocher le Top 5.


Le classement final de la régularité du Tour Auto 2026
Cette dernière journée de compétition a créé de nombreuses frustrations et son lot de rebondissements parmi les équipages de régularité. Ce sont les équipages argentins sur Porsche 911 qui réalisent la bonne opération et trustent les 3 premières places du classement général.
L’équipage Dietrich – Mocciola (Porsche 911 2.2S n°37) remportent le 35e Tour Auto en régularité, ils devancent leurs compatriotes, Oxenford – Diaz (Porsche 911 Carrera RS 2.7 n°38) et Sucari – Sucari (Porsche 911 n°35). Les malheureux Hamoniau – Grouillard Stefenel (Ferrari 250 GT Lusso n°80) sont les grands perdants , ils étaient encore tête avant cette dernière journée fatidique.

Le 35e Tour Auto 2026 se termine au terme d’une semaine de compétition intense, autour de la passion. Le tour Auto a généré encore cette année, un énorme succès populaire le long des routes et dans les villes étape. On attend avec impatience le 36e Tour Auto 2027.
PHOTOS Michel MORILLON
par Michel Morillon | Avr 22, 2026 | AUTO, RALLYE, SPORT AUTO
Le 78e Rallye Rhône Charbonnière, 2e manche du Championnat de France des Rallyes est toujours un événement pour les passionnés de Rallye. Sur un parcours très technique dans les Monts du Lyonnais, les équipages prennent tous les risques pour s’imposer.
Cette année les nouveautés sont nombreuses avec le retour de Lancia sur les rallyes avec la (Lancia Ypsilon HF Rally 2), aux mains du sextuple Champion de France Yoann BONATO et le retour de Porsche aux avant-postes, dans la catégorie FRGT avec une 992 FRGTGT+ très affûtée qui peut jouer la gagne aux mains de Raphaël ASTIER. Il peut semer le doute dans le clan des R5/Rally2, après son parcours remarquable sur son Alpine A110 GT dans le Championnat 2025.

Le plateau des engagés est complété par les animateurs habituels du Championnat de France des Rallyes, on peut citer Hugo Margaillan – Mathieu Coppa (Hyundai i20N FRC2 R5/Rally2), Rehane Gany – Franck Le Floch (Hyundai I20 FRC2 R5/Rally2), Lucas Darmezin – Charlyne Quartini (Hyundai i 20n rally2 FRC2 R5/Rally2), ou Ludovic GODARD – Alexi Maillefert (Alpine A110 GT), tous candidats à la victoire, voir à une place honneur.

Nous avons la bonne surprise de croiser au parc d’assistance, Bruno Saby toujours passionné de pilotage et qui participe au Rallye VHRC avec la Renault 5 Turbo Groupe 4 qu’il a mené à la victoire du Rallye Lyon Charbonnière en 1981.
La première journée du rallye démarre sur un rythme d’enfer, c’est Raphaël Astier qui donne le ton d’entrée et empoche l’ES1, Bibost-Brullioles, sur un tracé rapide, favorable à la Porsche, Yoann Bonato réplique dans l’ES2 et c’est de nouveau Raphaël Astier qui s’adjuge l’ES3, Ternand-Chamelet. A la mi-journée, Yoann Bonato (Lancia Ypsilon HF) est en tête, mais les écarts sont infimes. Raphaël

ASTIER (Porsche 992) est à 4s secondes et Hugo Margaillan (Hyundai i20) à 6,4s. La deuxième boucle de 3 spéciales confirme les positions. Yoann Bonato (Lancia Ypsilon HF) accentue un peu son avance et termine cette première journée de rallye avec 9s d’avance sur Raphaël Astier (Porsche 992) et 13,8s sur Hugo Margaillan( Hyundai i20). Derrière ce trio, Réhane Gany (Hyundai i20) apprivoise sa nouvelle monture et devance trois autres pilotes qui sont en progression avec leur nouvelle auto, Lucas Darmezin, (Hyundai I20), Benjamin Stirling (Citroën C3 )et Ghislain Barbier,( Porsche 992).

La deuxième journée du 78e Rallye Rhône Charbonnières s’annonce palpitante. La première boucle du matin est encore favorable à Yoann Bonato qui reprend 3,1s à Raphaël Astier et porte son avance à 12,4s. Mais Raphaël Astier n’a pas dit son dernier mot et réalise une dernière boucle exceptionnelle. Il reprend successivement 4,5s dans l’ES 10 et 5,1s dans l’ES 11 et prend les commandes du classement général.
Tout va se jouer dans l’ES 12, dernière spéciale du rallye. Raphaël Astier-Denis Giraudet (Porsche 992 GT+) remportent le 78e Rallye Rhône Charbonnières, ils font triompher une Porsche pour la première fois depuis le Rallye de France Alsace 2011 remporté par Gilles Nantet. Ils devancent Yoann Bonato – Benjamin Boulloud (Lancia Ypsilon HF) et Hugo Margaillan – Mathieu Coppa (Hyundai i20). Réhane




Gany – Franck Le Floch (Hyundai i20) se hisse au 4e rang, Lucas Darmezin et Charlyne Quartini (Hyundai i20) conclut ce rallye à la 5e position. Le Top 10 est complété par Ghislain Barbier – Yoann Bouchet (Porsche 992 GT), Benjamin Stirling – Florence Stirling (Citroën C3), Jonathan Hirschi – Mélanie Tendille (Citroën C3 ), Eric Rousset – Christophe Sauce (Citroën C4 WRC) et Ludovic Godard – Alexis Maillefert (Alpine A110 GT)
PHOTOS Michel MORILLON
par François Vincent | Avr 10, 2026 | AUTO, EN BREF, Non classé, REPORTAGES
Nous connaissons depuis longtemps l’ambition des constructeurs chinois en Europe, et notamment en France !

La star du jour : Denza Z9GT
MG, XPENG, LINK &Co, LeapMotor (by Stellantis), OMODA & JAECOO,… et BYD dont nous avons eu l’occasion de vous présenter ces modèles commercialisés en France, et ainsi pu découvrir leurs nombreuses qualités.
Aujourd’hui, le groupe BYD poursuit sa stratégie de développement sur l’Europe (et pas que !…) en lançant ue nouvelle marque, marque détenue par le groupe et qui présente de nombreuses innovations.
Avec le lancement de DENZA, BYD n’a pas fait les choses à moitié.
La marque automobile premium et technologique du Groupe BYD, a été officiellement lancée à l’international lors d’un événement spectaculaire à Paris auquel nous étions !

À cette occasion, la marque a officialisé ses deux premiers modèles destinés aux marchés hors de Chine : la Z9GT, modèle grand tourisme aux allures de shooting brake et le monospace D9 DM-i.
Alliant héritage du design et ingénierie de pointe, DENZA a officiellement annoncé son arrivée sur les marchés internationaux hors de Chine. Un événement majeur a accueilli la première mondiale de la marque, avec l’objectif d’ouvrir une nouvelle voie à la mobilité électrique à destination d’une clientèle en quête d’excellence.
Guidée par sa philosophie « Technologie drives élégance », qui pourrait se traduire par « La technologie inspire l’élégance », l’arrivée de DENZA marque un tournant significatif sur le marché européen du premium automobile. DENZA entend redéfinir le premium à travers des technologies de pointe : des vitesses de recharge record jusqu’à une direction arrière indépendante à double moteur, offrant un niveau inédit de maniabilité.

le nouveau SUV Denza D9 – DMi
Avec ce lancement à l’Opéra Garnier, entre ballet, cantatrices, mannequins et influenceurs de tous pays, comme le remarquait un dirigeant de BYD… nous étions plus proche de la Fashion Week que d’une simple présentation d’un nouveau modèle auto.
Le message est clair : positionner Denza comme une marque de luxe technologique, avec le slogan « la technologie par l’élégance ».
En lien parfait avec le lieu chargé d’histoire et d’arts, l’Opéra de Paris ! Denza, cette nouvelle marque que vous allez découvrir et dont les portes drapeaux se nomment Z9GT pour la voiture, l’acteur iconique Daniel Craig prêtant son image à plusieurs modèles phares lors de campagnes de communication. Absent malheureusement de cet événement parisien !

Une journée assez exceptionnelle ! Déjà le cadre ! Pas habitué vraiment à se rendre dans un tel lieu pour un lancement (statique soit !) d’un véhicule.
Une présentation qui s’est déroulée dans les règles de l’art, de la danse classique, de la musique, et du fameux escalier qui mène aux étages pour accéder aux loges, au cœur du saint du saint de l’Opéra de Paris, tout capitonné de rouge sous son merveilleux plafond décoré par le célèbre peintre, Marc Chagall, à la demande de André Malraux en 1962.

Le plafond de la salle de concerts décoré par Chagall
Et c’est depuis cet escalier que Stella Li, Vice-Présidente exécutive de BYD, s’est adressée à un parterre particulièrement fourni, entre influenceurs, vedettes du show bizz, mannequins (en tout cas de belles jeunes femmes élégamment vêtues en adéquation avec un tel événement. Bref, un grand moment.

Stella Li, Vice-Présidente exécutive de BYD
Que l’on a pu prolonger autour de différents ateliers thématiques, tous valorisant les équipements qui sont installés dans cette Denza Z9GT.

Pour revenir à cette magnifique journée, et au-delà du cadre somptueux de l’Opéra Garnier, nous avons croisé une très importante délégation chinoise, tous badgés Denza, venu accompagner leur présidente, mais avant soutenir ce lancement à Paris de cette nouvelle marque qui ne manque pas d’arguments sur son segment.

Ainsi, la Chine ne se contente plus de rivaliser avec Tesla. Elle vient jouer sur le terrain du premium européen, et cette démonstration de force à Paris en est la preuve.
Quelques photos seront bien plus parlantes que des longs discours.


La foule des grands jours pour cette version

Maintenant, vivement le verdict sur la route !

Un remerciement appuyé à Michaël Martinez et à Amélie Zorga pour leur invitation et l’accommodation qui m’a permis de venir à Paris assister à ce grand lancement.

Crédit photos : ScreenShot et François VINCENT
par Denis Carreaux | Avr 2, 2026 | AUTO, EN BREF, Non classé
Les constructeurs tricolores ont marqué de leur empreinte la 33e édition des Trophées de L’Argus, confirmant un regain de forme sur le marché automobile. Réunis le 25 mars aux Docks de Paris, les professionnels du secteur ont assisté à une cérémonie largement dominée par Renault, Citroën et Alpine, grands vainqueurs de cette édition.
Composé de journalistes issus de médias nationaux et régionaux, dont le groupe Nice-Matin, le jury a placé la Renault Clio sur la plus haute marche en la sacrant Voiture de l’année 2026. Elle devance le Dacia Bigster et le Skoda Elroq, dans un classement qui illustre la diversité des offres actuelles. Très attendue, la Renault Twingo E-Tech s’impose de son côté comme la Nouveauté de l’année, symbole du virage électrique engagé par le constructeur.
La créativité hexagonale est également récompensée avec le concept Citroën Elo, salué pour son audace stylistique, tandis que l’Alpine A110 R Ultime décroche le titre de Sportive de l’année, confirmant le savoir-faire français dans le domaine des modèles à forte image.
Le reste du palmarès reflète l’ouverture internationale du marché : le Kia PV5 Cargo est récompensé chez les utilitaires, la Mercedes CLA dans la catégorie premium et le Volkswagen California côté loisirs. Enfin, Julien Bessière est distingué comme Personnalité de l’année pour son action à la tête de Skoda France.
Cette édition 2026 confirme une tendance nette : dans un secteur en pleine mutation, les marques françaises retrouvent une place de premier plan, entre électrification, innovation et montée en gamme.

La Renault Twingo E-Tech a été sacrée Nouveauté de l’année aux Trophées de l’Argus.