35e TOUR AUTO 2026 : UN ENORME SUCCES POPULAIRE

35e TOUR AUTO 2026 : UN ENORME SUCCES POPULAIRE

Pour cette 35e édition du Tour Auto, près de 240 automobiles d’exception prennent  le départ depuis la verrière du Grand Palais, récemment restauré.

L’édition 2026 met  à l’honneur deux modèles emblématiques qui ont marqué l’histoire automobile. La génération de Ferrari 250, symbole d’élégance et de performance, demeure une figure incontournable des grandes heures du Tour de France Automobile. À ses côtés, la BMW 2002 incarne l’esprit novateur des années 1970 et l’affirmation d’une identité sportive forte pour la marque allemande.

Après le départ officiel donné depuis le Château de Courances, les équipages empruntent un itinéraire d’environ 2 200 km sur les plus belles routes de France, en passant par Clermont-Ferrand, le Pont du Gard, Toulouse, Pau, avant de terminer ce périple à Biarritz. Côté circuit, les concurrents s’affrontent sur plusieurs tracés mythiques comme Nevers Magny-Cours, Albi, Pau- Arnos et enfin Nogaro, le tout entrecoupé par 10 épreuves spéciales sur routes fermées.

Après une courte nuit, les 240 voitures quittent le Grand Palais en direction du Château de Courances, pour le départ officiel de la 35e édition. Les équipages vont rentrer dans le vif du sujet avec la première épreuve sur route fermée (EC 1) au sud d’Avallon. Les concurrents rejoignent ensuite la première épreuve sur piste (EC 2) sur le circuit de Never Magny-Cours, ayant accueilli de nombreuses compétitions dont la Formule 1 de 1991 à 2008. Puis direction Clermont-Ferrand pour la fin de l’étape N°1. A l’issue de cette première journée de compétition, une hiérarchie se dégage dans les groupes de compétition et en catégorie régularité.

En VHC (Véhicule Historique de Compétition), c’est la Ford GT40  de Breittmayer – Prevot n°254) qui prend la tête. Les Jaguar sont en embuscade avec notamment Berchon – Chadenet (n°206) et Delachaux – Courtin (n°211). Notons que Kohler (Shelby Cobra n°215), vainqueur sortant, est 6e. Certains sont déjà hors course et notamment la fabuleuse 250 GTO qui est sortie de la route dans la première spéciale et ne roulera plus.

Dans la catégorie GHI, les plus grosses cylindrées,  la bataille ne fait que commencer entre Breittmayer – Breittmayer (BMW M1 N°250) et Mennechet – Loubet (Ferrari 308 n°253).

En régularité c’est Nicoules – Dupart ( Cobra n° 289) qui est en tête. Derrière, les Porsche des Argentins sont en embuscade, décidés à en découdre.

L’étape N°2 de 489 km, emmène les équipages à travers les panoramas spectaculaires du massif de Puy de Sancy et du Parc Naturel de l’Aubrac, pour rejoindre en  fin de journée le Pont du Gard. Particularité de cette journée, pas d’épreuve sur circuit mais trois épreuves  spéciales à négocier  sur les  petites routes entre le Cantal et les Cévennes. A l’issue de cette journée les favoris restent aux avant-postes.

En VHC, Breittmayer – Prevot (Ford GT40 254) conservent la tête mais les écarts se creusent avec leurs poursuivants , Berchon – Chadenet (Jaguar Type E n°206) et Thiriet – Lenoir (Jaguar Type E 204) qui montent sur le podium.

En GHI, Jean – Jean (Porsche 911 RS 259) prennent les commandes à la suite de leur grosse performance de la journée. Ils repoussent Breittmayer – Breittmayer (BMW M1 n°250) à 5s et Feustel – Becker (Porsche 911 2.3 ST n°278) à plus d’une minute.

Pour l’étape N°3, 435 km, les participants quittent le Pont du Gard et ont le plaisir de passer en contrebas du monumental Viaduc de Millau. Ils rejoignent la ville rose,  Toulouse en passant par une épreuve (EC 8) sur le circuit d’Albi.

Breittmayer – Prevot (Ford GT 40 n°254) gèrent leur avance en tête, grâce à leur bonne performance sur le circuit d’Albi. Derrière, Berchon et Chadenet (Jaguar Type E n°206) se font dépasser par Thiriet et Lenoir (Jaguar Type E n°204) tandis que les Bonnardel (Jaguar Type E n° 207) sont légèrement décrochés.

A mi-parcours de ce 35e Tour Auto, dans chaque catégorie, les favoris gèrent leur avance, mais les deux dernières journées de course peuvent créer des surprises sur un parcours très technique dans le Pyrénées et sur les circuits de Pau et de Nogaro.

L’étape 4, 432 km,  démarre par l’enchaînement de plusieurs cols mythiques des Pyrénées, le col de Peyresourde culminant de 1 569 et le célèbre col d’Aspin. Après un passage sur le Circuit européen de Pau-Arnos ( EC 11), 3e épreuve sur piste de ce rallye, les équipages se dirigent vers le Palais Beaumont, situé non loin de Pau, pour clôturer cette journée.

En VHC, l’équipage de la Ford GT40 n°254 a une confortable avance. Derrière, la lutte est intense entre les Jaguar, puisque Thiriet – Lenoir (Jaguar Type E n°204) ont moins d’une minute d’avance sur Berchon et Chadenet (Jaguar Type E n°206) lesquels n’ont que 2 dixièmes de seconde d’avance sur Anderson et Arena (Jaguar Type E n°201). La dernière journée de ce 35e Tour Auto sera décisive pour la victoire finale.

En GHI, Breittmayer – Breittmayer (BMW M1 n°250) ne figurent plus dans ce Top 5, n’ayant pas fini la première spéciale du jour. Jean – Jean (Porsche 911 Carrera RS n°259) sont largement en tête, mais rien n’est joué, pour gagner il faudra passer la ligne d’arrivée.

En régularité, Hamoniau – Grouillard Stefenel (Ferrari 250 GT Lusso n°80) ont pris une légère avance en tête devant Jay – Bruet (MGA n°50) et Nicoules – Dupard (AC Cobra n°81). Il reste une journée de rallye et tout reste possible tant les écarts sont faibles.

Pour l’étape finale de cette 35e édition (327 km), les équipages s’élanceront une dernière fois afin d’effectuer une épreuve spéciale sur route fermée (EC 12), puis direction, le circuit de Nogaro (EC 13), dernière épreuve de ce 35e Tour Auto. Ils rejoignent la Cité de l’Océan situé au sud de Biarritz pour célébrer la fin de cette épopée.

Le classement final VHC du Tour Auto 2026

Breittmayer – Prevot (Ford GT40 n°254) rentrent à Biarritz en grand vainqueur du 35e Tour Auto 2026. Ils devancent largement les équipages Jaguar, Thiriet – Lenoir (Jaguar Type E n°204) et Berchon et Chadenet (Jaguar Type E 206). Bonnardel – Bonnardel (Jaguar Type E n°207) suivent à 34 secondes et Delachaux – Courtin (Jaguar Type E n°211) sont 30s plus loin.

Le classement final GHI du Tour Auto 2026

Jean – Jean (Porsche 911 Carrera RS n°259) gagnent cette catégorie, ils devancent Feustel – Becker(Porsche 911 2.3 ST n°278) et  Mr John of B. – Sibel (Porsche 906 n°251). Mille – de Villaucourt (Porsche 911 Carrera RS 260) et Leroy-Fleuriot – Audibert (Lancia 037 n°266) profitent des abandons de la journée pour accrocher le Top 5.

Le classement final de la régularité du Tour Auto 2026

Cette dernière journée de compétition a créé de nombreuses frustrations et son lot de rebondissements parmi les équipages de régularité. Ce sont les équipages argentins sur Porsche 911 qui réalisent la bonne opération et trustent les 3 premières places du classement général.

L’équipage Dietrich – Mocciola (Porsche 911 2.2S n°37) remportent le 35e Tour Auto en régularité, ils devancent leurs compatriotes, Oxenford – Diaz (Porsche 911 Carrera RS 2.7 n°38) et Sucari – Sucari (Porsche 911 n°35). Les malheureux Hamoniau – Grouillard Stefenel (Ferrari 250 GT Lusso n°80) sont les grands perdants , ils étaient encore  tête avant cette dernière journée fatidique.

Le 35e Tour Auto 2026 se termine au terme d’une semaine de compétition intense, autour de la passion. Le tour Auto a généré encore cette année, un énorme succès populaire  le long des routes et dans les villes étape. On attend avec impatience le 36e Tour Auto 2027.

PHOTOS Michel MORILLON

78e RALLYE RHONE-CHARBONNIERES , Raphaël ASTIER- Denis GIRAUDET	(Porsche 992	FRGT	GT+) :  PREMIERE !!!

78e RALLYE RHONE-CHARBONNIERES , Raphaël ASTIER- Denis GIRAUDET (Porsche 992 FRGT GT+) : PREMIERE !!!

Le 78e Rallye Rhône Charbonnière, 2e manche du Championnat de France des Rallyes est toujours un événement pour les passionnés de Rallye. Sur un parcours très technique dans les Monts du Lyonnais, les équipages prennent tous les risques pour s’imposer.

Cette année les nouveautés sont nombreuses avec le retour de Lancia sur les rallyes avec la (Lancia Ypsilon HF Rally 2), aux mains du sextuple Champion de France Yoann BONATO et le retour de Porsche aux avant-postes, dans la catégorie FRGT avec une 992 FRGTGT+ très affûtée qui peut jouer la gagne aux mains de Raphaël ASTIER. Il peut semer le doute dans le clan des R5/Rally2,  après son parcours remarquable sur son Alpine  A110 GT dans le Championnat 2025.

Le plateau des engagés est complété par les animateurs habituels du Championnat de France des Rallyes, on peut citer Hugo Margaillan – Mathieu Coppa (Hyundai i20N FRC2 R5/Rally2), Rehane Gany – Franck Le Floch (Hyundai I20 FRC2 R5/Rally2), Lucas Darmezin – Charlyne Quartini (Hyundai i 20n rally2 FRC2 R5/Rally2), ou Ludovic GODARD – Alexi Maillefert (Alpine A110 GT), tous candidats à la victoire, voir à une place honneur.

Nous avons la bonne surprise de croiser au parc d’assistance, Bruno Saby toujours passionné de pilotage et qui participe au Rallye  VHRC avec la Renault 5 Turbo Groupe 4 qu’il a mené à la victoire du Rallye Lyon Charbonnière en 1981.

La première journée du rallye démarre sur un rythme d’enfer, c’est Raphaël Astier  qui donne le ton d’entrée et empoche l’ES1,  Bibost-Brullioles, sur un tracé rapide, favorable à la Porsche, Yoann Bonato réplique dans l’ES2 et c’est de nouveau  Raphaël Astier  qui s’adjuge l’ES3, Ternand-Chamelet. A  la mi-journée, Yoann Bonato (Lancia Ypsilon HF) est en tête, mais les écarts sont infimes. Raphaël

ASTIER (Porsche 992) est à 4s secondes et Hugo Margaillan (Hyundai i20) à 6,4s. La deuxième boucle de 3 spéciales confirme les positions. Yoann Bonato (Lancia Ypsilon HF) accentue un peu son avance et termine cette première journée de rallye avec 9s d’avance sur Raphaël Astier (Porsche 992) et 13,8s sur Hugo Margaillan( Hyundai i20). Derrière ce trio, Réhane Gany (Hyundai i20) apprivoise  sa nouvelle monture et devance trois autres pilotes qui sont en progression avec leur nouvelle auto, Lucas Darmezin, (Hyundai I20),  Benjamin Stirling (Citroën C3 )et Ghislain Barbier,( Porsche 992).

La deuxième journée du 78e Rallye Rhône Charbonnières s’annonce palpitante. La première boucle du matin est encore favorable à Yoann Bonato qui reprend 3,1s à Raphaël Astier et porte son avance à 12,4s. Mais  Raphaël Astier  n’a pas dit son dernier mot et  réalise une dernière boucle exceptionnelle. Il reprend successivement 4,5s dans l’ES 10 et 5,1s  dans l’ES 11 et prend les commandes du classement général.

Tout va se jouer dans l’ES 12, dernière spéciale du rallye. Raphaël Astier-Denis Giraudet (Porsche 992 GT+) remportent le 78e Rallye Rhône Charbonnières, ils font triompher  une Porsche pour la première fois depuis le Rallye de France Alsace 2011 remporté par Gilles Nantet. Ils devancent Yoann Bonato – Benjamin Boulloud (Lancia Ypsilon HF) et Hugo Margaillan – Mathieu Coppa (Hyundai i20). Réhane

Gany – Franck Le Floch (Hyundai i20) se hisse au 4e rang,  Lucas Darmezin et Charlyne Quartini (Hyundai i20) conclut ce rallye à la 5e position. Le Top 10 est complété par Ghislain Barbier – Yoann Bouchet (Porsche 992 GT), Benjamin Stirling – Florence Stirling (Citroën C3), Jonathan Hirschi – Mélanie Tendille (Citroën C3 ), Eric Rousset – Christophe Sauce (Citroën C4 WRC) et Ludovic Godard – Alexis Maillefert (Alpine A110 GT)

PHOTOS Michel MORILLON

NOUVEAU TOYOTA bZ4X, PLUS DE PERFORMANCE.

NOUVEAU TOYOTA bZ4X, PLUS DE PERFORMANCE.

Lancé en 2023, la Toyota bZ4X a eu du mal à se positionner sur le marché des véhicules 100% électrique et dans la gamme du constructeur. D’abord des problèmes de mise au point et de consommation ont retardé son lancement, puis les tarifs beaucoup trop élevés au rapport des prestations n’ont pas convaincu les clients. Malgré tout le modèle s’est vendu à 150 000 exemplaires. Toyota se devait de réagir pour rendre cette Toyota bZ4X attractive pour un consommateur de plus en plus exigent.

Les designers de Toyota ont travaillé par petites touches pour fluidifier les lignes du bZ4X. Le nouveau style de la partie avant met en valeur son dessin caractéristique en tête de marteau et introduit une fine ligne lumineuse entre les deux blocs optiques. L’aérodynamisme a été amélioré par l’adoption de nouvelles jantes et un travail approfondi sur de nombreux éléments de carrosserie. Toyota a encore musclé le design avant du bZ4X, mettant en valeur son dessin « hammerhead » en tête de marteau, signature stylistique de ses nouveaux modèles.

Les feux de route ont été extraits des blocs optiques pour se positionner juste sous la pointe du capot. Les feux de jour sont désormais reliés par un fin trait lumineux central lorsque les feux de croisement et de route sont allumés. Les passages de roue arborent désormais une finition noir laqué qui contribue à un design plus élégant. La Toyota bZ4X est dotée de nouvelles jantes de 18 et 20 pouces selon le niveau de finition.

A l’intérieur,  l’habitacle du nouveau bZ4X est spacieux et généreux pour l’ensemble des passagers, à l’avant comme à l’arrière. La console centrale et l’écran central multimédia sont désormais deux unités distinctes. La nouvelle console, plus basse de 10 cm, est réorganisée en un « îlot numérique » avec un profil plus fin qui libère davantage d’espace aux genoux du conducteur et du passager avant. La console est désormais équipée de

deux chargeurs sans fil, à gauche et à droite, pour le conducteur et le passager avant. L’élément majeur de la nouvelle planche de bord est un nouvel écran tactile multimédia de 14 pouces. De série, il remplace l’ancien écran de 12,3 pouces. Le combiné d’instruments numérique a été repositionné au-dessus du volant, pour une meilleure lisibilité di conducteur. Le confort de conduite est également accru grâce au volant chauffant sur toute sa circonférence. Le Nouveau bZ4X est équipé de palettes derrière le volant qui permettent de régler facilement le niveau de freinage régénératif. Le bZ4X offre de nombreux rangements pratiques, conçus pour accueillir un large éventail d’objets d’usage courant.

Toyota propose trois niveaux de finition pour la nouvelle bZ4X : Design, déjà bien équipé, système multimédia 14’’ éclairage d’ambiance 64 couleurs, palette au volant avec 4 niveaux de régénération. La finition  Lounge propose plus de confort avec la sellerie Premium, les sièges réglables 8 positions et le système audio JBL Premium 9 hauts-parleur. La finition haut de gamme Collection ajoute les jantes alliage 20’’ et le toit panoramique .

La gamme bZ4X s’étoffe et offre le choix entre deux batteries, 57,7 kWh ou 73,1 kWh (capacité brute). La batterie de 57,7 kWh est disponible exclusivement sur le bZ4X traction. La batterie de 73,1 kWh est disponible en traction et en transmission intégrale. Le nouveau chargeur embarqué de 22 kW (de série sur les finitions supérieures) réduit le temps de charge en courant alternatif AC. Le temps de charge rapide standard de 10 à 80 % est d’environ 30 minutes. Grâce aux améliorations apportées au système de charge, à la batterie et au nouveau système de pré-conditionnement, des performances de charge élevées peuvent désormais être réalisées sur une

plage de températures et de conditions plus larges. Le bZ4X bénéficie d’une nouvelle fonction de navigation spécifique aux véhicules électriques. Celle-ci optimise le système de navigation intégré, sélectionnant automatiquement les itinéraires et recommandant des bornes de recharge en fonction de l’état de charge de la batterie et de l’autonomie restante. La confiance de Toyota dans la qualité de la batterie se reflète dans l’engagement que celle-ci conservera au moins 70 % de sa capacité jusqu’à ce que le véhicule atteigne 10 ans d’âge, couverte par la garantie d’origine du véhicule jusqu’à huit ans d’âge du véhicule ou 160 000 kilomètres. Toyota annonce une autonomie allant de 444 km à  569 kilomètres (cycle mixte WLTP) et une puissance de 167 ch jusqu’à 343 ch, selon le modèle et l’utilisation du véhicule.

Nous avons pu prendre le volant des deux modèles disponibles pour cet essai, le bZ4X 2WD et le bZ4X AWD en version Grande Autonomie avec la batterie de 73,1 kWh et  en finition haut de gamme Collection. C’est dans le sud de l’Espagne proche de l’enclave de Gibraltar, sur des terrains très variés, chemins, routes sinueuses et autoroute que nous avons fait nos tests. Notre premier contact concerne Toyota bZ4X AWD qui nous donne une idée de la capacité de franchissement de ce modèle 4 roues motrices. Bien installés dans des  sièges au maintien

l

atéral correct , le bZ4X franchit sans encombre le test du tout-terrain, le châssis et efficace et la motricité sans défaut sur ce terrain très accidenté. Sur le routier le bZ4X rassure par sa tenue de route, son freinage, même si le système de régénération d’énergie par palette est moyennement efficace par rapport à un One-Pedal. Sur notre portion d’autoroute, l’agrément électrique est là, et s’accompagne d’une bonne qualité  acoustique. Le modèle 2WD est assez identique en comportement routier, la différence de poids avec le AWD se fait sentir sur les portions plus sinueuses ou le bZ4X  2WD est plus agile. La consommation est contenue, avec une moyenne de 16,1 kWh/km sur notre journée d’essai.

Les tarifs du  Toyota bZ4X démarrent à 40 900 € en finition Design avec batterie de 57,7 kWh. La finition  Lounge, Grande Autonomie est à 48 900 €, et la finition Collection dès 51 900 €. Pour Toyota, le best-seller des ventes sera la version Design, Grande Autonomie à 44 900€. Il faut ajouter  2 500 € pour les versions Performance  AWD de 343 ch. Un gain de puissance qui permet au bZ4X de tracter jusqu’à 1 500 kg.

Toyota a réussi son pari de mettre le bZ4X sur la bonne voie pour affronter ses concurrents dans de bonnes conditions. Le nouveau design est réussi, le confort est au rendez-vous et l’équipement à la hauteur de la concurrence. L’ensemble est homogène et place le bZ4X dans la course sur ce segment D- SUV très convoité, qui progresse de 27 %.

PHOTOS M.MORILLON

LE 28e RALLYE MONTE-CARLO HISTORIQUE ENTRE DANS UNE NOUVELLE ERE !!!

LE 28e RALLYE MONTE-CARLO HISTORIQUE ENTRE DANS UNE NOUVELLE ERE !!!

Cette 28e édition du Rallye Monte-Carlo Historique marque un tournant majeur dans l’histoire de l’épreuve Monégasque. Plus qu’une simple compétition de régularité, ce nouveau millésime introduit des évolutions souhaitées par les concurrents et approuvées par le Comité d’Organisation de l’Automobile Club de Monaco, tout en préservant l’esprit authentique et populaire qui a fait sa renommée. Dates repensées, sélection élargie de véhicules (modèles ayant couru entre 1911 et 1986), six villes de départ et surtout, des spéciales de régularité disputées sur routes fermées.

Pour la poignée d’irréductibles qui ont coché John O’Groats comme ville de départ, village du nord des Highlands en Écosse et point septentrional du parcours de concentration, le coup d’envoi de cette édition 2026 est planifié le jeudi 29 janvier. Les autres départs s’échelonnent dès le dimanche 1er février depuis Bad Homburg, Barcelone, Monte-Carlo, Reims et Turin. Avec pour destination commune, Valence, préfecture du département de la Drôme et traditionnelle ville étape, où les premiers concurrents sont attendus Esplanade du Champ de Mars le lundi 2 février à partir de 12h30…

Comme chaque année, on retrouve dans la liste des engagés, des pilotes et personnalités du monde du sport automobile. On peut citer Takuma SATO / Sota KAWASHIMA Honda Civic RS (1975), Takuma Sato double vainqueur des 500 Miles d’Indianapolis (2017/2020),  Bruno SABY / Christophe MARQUES Renault 5 Turbo (1980) B. SABY Vainqueur du RAMC 1988, Maurizio VERINI / Alfredo TOSCA  Alfa Romeo Giulietta (1982), Maurizio

 

VERINI Champion d’Europe 1975,  Michel DECREMER / Jennifer HUGO Opel Ascona 400 (1981), vainqueurs RMCH 2024 et 2025 oui Angelo STICCHI DAMIANI / Massimo LIVERANI Fiat 124 Abarth (1975), Ex Président de l’Automobile Club d’Italie. Les  270 équipages engagés vont rejoindre Valence, pour le départ officiel du 28e Rallye Monte-Carlo Historique.

Les premières spéciales emmènent les concurrents dans le Vercors, avec une copieuse 1re partie de l’étape de classement, composée d’une boucle de trois spéciales à parcourir à deux reprises. Ainsi s’enchaînent  Col

Gaudissart – Bouvante avec le Col de l’Écharasson (1146 m) comme juge de paix, puis Léoncel – Oriol-en-Royans et Col de Tourniol – Barbières. D’entrée de jeu, les conditions sont difficiles, dans le Col de Gaudissart, partiellement enneigé, plusieurs concurrents partent à la faute ou rencontre des problèmes mécaniques comme Bruno Saby qui doit rejoindre Valence pour réparation. Après une longue nuit de mécanique, l’équipage de la n°38 peut prendre le départ de la 2e étape de classement avec une grosse pénalité. Plus tard dans la journée, c’est l’Opel Ascona n°100 des doubles tenants du titre Michel Decremer / Jennifer Hugo qui a fait des siennes dans la

SR3. Puis, au départ de la SR5, l’Austin Healey 3000 MkIII n°29 de   l’équipage Trevisan / Trevisan Fischer a rencontré un problème de transmission. Cette première journée revient  aux concurrents partis en moyenne intermédiaire qui ont bénéficié de meilleurs conditions de route. C’est l’équipage n° 116, Campana Olivier/Campana Lydia Volswagen (Golf GTI 116) qui rejoint Valence en tête du Rallye, il devance Castelein Maxime/Delplancke Philip (Austin Cooper S n° 146) et Raisys Karolis/Meilunas/Ovidijus Carles Jaguar MKII n°106).

La deuxième étape de classement, avec son parcours 100% ardéchois, conduit les 231 concurrents vers les spéciales mythiques des Monté-Carlo d’antan : Saint-Pierreville, Lachamp-Raphaël, Burzet. Les équipages  se regroupent à Vals-les-Bains avant un  passage devant le restaurant La Remise, à Antraigues-sur-Volane ! Avec sa fameuse tradition : les parts de tarte aux pommes offertes aux concurrents par la famille Jouanny.

La  spéciale SR 7 de 10,78km a lancé la journée, malheureusement l’incendie d’une Peugeot 504 a contraint les organisateurs à annoncer la neutralisation de la spéciale après 60 concurrents. Des pénalités forfaitaires ont été attribuées en fonction du classement. La spéciale SR 8, longue 15.429km se déroule dans des conditions extrêmes, neige et verglas au sol.  À bord de la Volkswagen Scirocco n°102, l’équipage Ilya Kashin / Boris Kostyrko s’est révélé en remportant deux spéciales (SR8 et SR10). Au classement général, les Espagnols Luis Climent Asensio et Carles Jimenez Valls (BMW 323i n°103) mènent devant Castelein / Deplancke (Austin Mini Cooper S n°146) et Ochagavias Temino / Macho Gomez (Porsche 911 T 2,4 ).

La troisième étape de classement emmène la caravane en  direction des Barronies. La spéciale SR 11, Les Nonnières – Chichilianne surprend les concurrents avec  de la glace et de la neige au sommet du col de la Menée ainsi que dans la descente. Mais c’est  la spéciale SR2,  le Château – la Bâtie-des-fonts qui fait le plus de dégâts. A partir  du Col de Carabès, la route verglacée provoque  de nombreuses sorties de route, sans gravité pour les équipages concernés. Parmi eux : les numéros 5, 30, 45, 72, 82, 134, 188, 219, 222 et 236. Dans la spéciale SR 13, Col de Chamauche – Saint-Nazaire-le-Désert, la route sale, encore abîmée par le passage, à certains endroits, de l’épreuve WRC deux semaines plus tôt, rend l’étape encore plus difficile. Cette 3e journée confirme la bonne dynamique de l’équipage Kashin / Kostyrko (Volkswagen Sirocco n° 102)  qui prend la tête du 28e Rallye Monte-Carlo Historique. La lutte reste serrée pour la victoire finale,  plusieurs concurrents :  De Luca /Chol (Peugeot 104 n°109),  Castelein / Deplancke ( Austin Mini Cooper S n° 146) ou Enz / Seeberger ( Lancia Fluvia 1,3 S n° 101) restent  en embuscade.

Ce vendredi, les concurrents quittent  Valence en direction de Monaco avant le passage dans les trois spéciales de la matinée. Les 217 concurrents encore en lice ont pour objectif de rallier Monaco. Dans la SR14, les Français Anthony Guillemat / Geoffrey Payre (Porsche 911 SC n°23) et les Espagnols Luis Climent Asensio / Carles Jimenez Valls (BMW 323i n°103) se sont partagés la victoire avec 11 points chacun. Puis, dans les SR15 et SR16, l’équipage suisse Claudio Enz / Cristina Seeberger (Lancia Fulvia Coupe 1.3 S n°101), vainqueur en 2023, s’est montré irréprochable, sans le moindre point de pénalité sur les deux spéciales. Au classement général, les Russes Ilya Kashin et Boris Kostyrko (Volkswagen Scirocco n°102) sont toujours en tête, à deux spéciales de régularité de la fin du Rallye Monte-Carlo Historique 2026.

A l’issue de la 2e étape commune, le classement est serré en tête du Rallye. Tout va se jouer dans la dernière nuit avec  au programme, ses deux monuments : les spéciales de  La Bollène-Vésubie / Col de Turini (SR17) et La Cabanette / Col de Braus (SR18). La neige est de la partie au Col de Turini et les pénalités tombent dans cette avant dernière spéciale. L’équipage Kashin / Kostyrko (Volkswagen Sirocco n° 102) solidement en tête avant de repartir pour la nuit du Turini, perdent tout sur cette dernière étape, y compris le podium… de 26 points seulement ! Ils se font en effet doubler par les Campana qui s’y réinstallent au dernier moment.

Ce sont  finalement les Espagnols Luis Climent Asensio / Carles Jimenez Valls (BMW 323i n°103) qui rentrent à Monaco en grands vainqueurs du 28e Rallye Monte-Carlo Historique. Au général, ils devancent les Français Ludovic De Luca / Sébastien Chol (Peugeot 104 ZS n°109) et les Monégasques Olivier Campana / Lydia Campana (Volkswagen Golf GTI n°116), qui signent leur premier podium sur l’Historique. Deuxièmes de l’édition 2025 sur la même BMW 323i, Luis Climent Asensio et Carles Jimenez Valls ont ainsi décroché leur première victoire au Rallye Monte-Carlo Historique.

Ce Rallye Monte-Carlo Historique 2026 restera définitivement dans les mémoires. Tout d’abord par sa révolution, avec l’introduction des routes fermées, la hausse des moyennes, et l’élargissement des véhicules éligibles à participer au rallye. Mais aussi par son aspect sportif, où la victoire s’est jouée dans ses derniers moments. Et, comme la légende continue de s’écrire, le Col de Turini a une nouvelle fois choisi son vainqueur…

Photos Michel MORILLON

RÉTROMOBILE, DEPUIS 50 ANS, LA VITRINE DE VEHICULES D’EXCEPTION.

RÉTROMOBILE, DEPUIS 50 ANS, LA VITRINE DE VEHICULES D’EXCEPTION.

Le 50e anniversaire  de Rétromobile, est l’occasion de célébrer celles et ceux qui, depuis un demi-siècle, ont su regarder l’automobile autrement. À travers une exposition inédite réunissant pour la première fois les BMW Art Cars ayant couru les 24 Heures du Mans, Rétromobile rend hommage à ces machines devenues œuvres, à ces voitures qui ont su transcender leur condition mécanique pour s’inscrire dans l’histoire culturelle. Cette même audace se retrouve dans l’exposition consacrée à l’unique survivant des autorails Bugatti, invitation à redécouvrir le génie du visionnaire éponyme.

BMW, LES 50 ANS DES ART CARS. Dans le cadre d’un Tour du monde, les sept Art Cars BMW ayant couru les 24 Heures du Mans font escale à Rétromobile. Un événement exceptionnel. Dès 1932, Calder avait inventé le mouvement dans la sculpture. Avant même d’arriver en terre sarthoise, les instigateurs du projet ont gagné leur pari. Partout où il passe, le coupé 3.0 CSL, vierge de toute publicité, remporte l’adhésion. Décorée d’aplats de trois couleurs primaires, le rouge, le jaune et le bleu, la BMW détonne au milieu des autres bolides. Pour assister «le rookie» Hervé, on trouve deux pointures : Sam Posey, l’un des pilotes officiels de BMW. Changement de décor

l’année suivante. BMW introduit sa Série 3 Silhouette. Lors du vernissage, le 6 juin 1977, à Beaubourg, le lyrisme de l’Américain Roy Lichtenstein s’exprime à travers des lignes jaune citrine, des points bleu foncé et des bulles vertes. La BMW 320 empoche la neuvième place et la victoire de classe. Année 1978 : c’est au tour d’Andy Warhol, devenu célèbre pour ses sérigraphies de tenter cette expérience. Warhol vient lui-même à Munich peindre son œuvre sur la coque. Le résultat est sensationnel. avec ses flaques de couleurs dégoulinantes annonçant le Bad Painting. La M1 se classe sixième d’une épreuve marquée par la pluie. Il faut attendre 1999 pour voir la cinquième Art Car BMW et la première en mesure de viser la victoire investir le circuit du Mans. L’artiste américaine Jenny Holzer a imaginé six phrases courtes, comme autant de messages, réalisées en lettres bleutées et réparties sur la carrosserie blanche du prototype V12 LMR.

MERCEDES, SUR LES ROUTES DES MILLE MILES. L’année de ses cent ans, la firme à l’étoile revient sur son histoire à travers la mythique course routière italienne des Mille Miglia. L’année 2026 revêt une importance toute particulière pour Mercedes-Benz. Le constructeur allemand célèbre à la fois les 140 ans du dépôt de brevet par Carl Benz de son « véhicule à trois roues avec moteur à essence », ainsi que les 100 ans de la naissance de Mercedes- Benz, issue de la fusion entre Benz & Cie et Daimler-Motoren-Gesellschaft. Sur son stand, Mercedes

rend hommage à son histoire à travers son engagement dans la mythique course des Mille Miglia. La période d’après-guerre est à l’honneur avec la présence de plusieurs modèles emblématiques : une 300 SL, une 190 SL et une berline W120, dite « Ponton ». La 300 SL est sans conteste l’un des véhicules les plus iconiques de la marque. Avec ses célèbres portes papillon et ses performances remarquables, elle dérive directement du coupé victorieux aux 24 Heures du Mans et à la Carrera Panamericana en 1952. En 1955, Mercedes s’illustre avec une éclatante victoire aux Mille Miglia grâce à la 300 SLR de Stirling Moss et Denis Jenkinson,

ŠKODA, 125 ANS DE COMPÉTITION. Non contente de figurer parmi les pionniers de la mobilité individuelle, Škoda s’impose également comme l’un des premiers constructeurs à s’engager en compétition. Dès 1901, la marque engage ainsi des vélos à moteur sous l’appellation Laurin & Clément, afin de promouvoir ses productions. Visible à Rétromobile, ce deux-roues historique est accompagné d’un autre modèle emblématique : la

barquette 1100 OHC de 1957. Autre curiosité issue du musée de Mladá Boleslav : le coupé 130 RS, qui s’illustre en groupe 2 lors du Rallye Monte-Carlo 1977 dans la catégorie des moins de 1 300 cm3. Produits à seulement deux exemplaires, ces coupés se distinguent par leur poids réduit de 720 kg, rendu possible par l’utilisation extensive de panneaux de carrosserie en aluminium. Les 130 RS poursuivent ensuite une carrière remarquable : 9e et 10e places au Rallye de l’Acropole en 1978, titre de championne d’Europe des voitures de tourisme en 1981… Autant de succès qui font écho au retour récent de Škoda en compétition, où la marque continue de multiplier les victoires.

ALFA ROMEO, DES CHEVAUX DE FEU. Le constructeur italien a sorti trois modèles emblématiques des Trente glorieuses. Le premier est un exemplaire du spider 1600 Duetto. Héritière de la Giulietta Spider, le véhicule sera présenté en première mondiale au salon de Genève de 1966 et sera également le dernier projet coordonné par

Giovanni Battista « Pinin » Farina. Le second est la barquette 750 Competizione, dont le style original porte la signature du carrossier Boano tandis que le châssis tubulaire et le moteur 1,5 litre double arbre à double allumage de 145 ch sont l’œuvre du sorcier Abarth.  Le troisième véhicule est un autre fleuron de la course : la Tipo 33/2 Perescopo 967. Sa conception a été finalisée par l’ingénieur Carlo Chiti. La 33 est animée par un nouveau V8 2 litres extraplat en alliage léger de 260 ch et alimenté par injection.

BUGATTI, LES INSOLITES DE MOLSHEIM. Autour d’une mise en lumière réalisée par les ateliers Mathieu Lustrerie, Rétromobile rend hommage au génie d’Ettore Bugatti à travers la présentation du dernier survivant des autorails Bugatti, conservé à la Cité du Train de Mulhouse, et d’une sélection de neuf voitures issues du Musée National de l’Automobile. Exposé à la Cité du Train de Mulhouse, le dernier des 88 autorails produits, est

aujourd’hui mis à l’honneur à Rétromobile. Longs de 23 mètres, profilés, équipés de quatre moteurs de 200 ch chacun, ces autorails atteignent 140 km/h, avec un record enregistré à 196 km/h. À ses côtés, neuf Bugatti automobiles, dont certaines uniques, complètent ce panorama insolite. La plus ancienne est l’une des cinq Type 32 « Tank » engagées au Grand Prix de Tours en 1923. Non loin, le Type 47 à moteur seize cylindres en U est présenté pour la première fois au public, après avoir été longtemps oublié dans les réserves du musée Schlumpf. Autre curiosité, la Type 56 électrique de 1931, produite à dix exemplaires, annonçait déjà 100 km d’autonomie.

L’ÂGE D’OR DU RALLYE. Autour des grands noms de la discipline (pilotes, copilotes, préparateurs, journalistes, photographes,…) mais aussi d’une sélection de véhicules, Rétromobile rend hommage, en partenariat avec la Fondation Gino Macaluso, aux épreuves routières, depuis la période charnière de la fin des années 1950 où les rallyes cessent d’être des courses de régularité pour devenir des compétitions de vitesse pure.

A la fin des années 1970, Jean-Marie Balestre, le nouveau président de la Fédération Internationale de l’Automobile (FIA), jette les bases du Groupe B. Avec la 037 à moteur central arrière engagée au Tour de Corse, en mai, Lancia est le premier constructeur à présenter un véhicule correspondant à l’esprit de la réglementation. Puis à partir de 1981, Audi engage ses fameux coupés Quattro. Leur système à quatre roues motrices révolutionne la discipline. Pour son retour en rallyes avec la 205 T 16, Peugeot s’en inspire et y ajoute une architecture à moteur central arrière. La course à l’escalade vient de commencer. Le mois suivant, Lancia reprend la formule pour la Delta S4.

ALPINE, UNE HISTOIRE EN OR. Lors de Rétromobile, Alpine rend hommage à sa légendaire berlinette A110 en lui consacrant la majeure partie de la superficie de son stand. Autour de la dernière version, la série spéciale A110 R Ultime, le constructeur au A fléché présente la toute dernière A110 originelle. Sortie des chaînes de l’usine de Dieppe, en 1977, il s’agit d’un modèle 1600 SX de couleur vert clair. Cette année-là, Alpine ne fabrique que cent-trente-trois exemplaires de la berlinette 1600 SX, la seule à se maintenir au catalogue à côté de la A310. Le 4-cylindres de 1647 cm3 délivre alors une puissance de 95 ch.

RENAULT, LES 35 ANS DE LA CLIO. Avec 17 millions d’unités vendues depuis 1990 (dont 6 millions rien qu’en France), la Clio a tout d’une grande, comme le disait le célèbre slogan publicitaire de la citadine. Elle fait son apparition à la veille du grand marché unique européen en 1993. Ce nouveau modèle, qui emprunte son nom à la mythologie grecque, est le catalyseur de toutes les ambitions de la marque au losange. La deuxième génération de la Clio pointe le bout de son capot en 1998. De 3,77 m de long, elle établit un record de production à 5,632 millions d’unités et a même droit à une version Renault Sport à moteur V6 implanté en position centrale arrière

PEUGEOT, LA 205 GTI EN MAJESTÉ. GTI : ces trois lettres magiques, qui ont contribué au succès de la 205, sont à l’honneur avec sept modèles. Voiture du renouveau de la marque sochalienne, la citadine 205 est commercialisée depuis un an lorsqu’est présentée la déclinaison 3 portes et son dérivé sportif GTI. Véritable rivale de la Golf GTI, la bombinette française participe au succès du sacré numéro de Peugeot et accompagne en 1984 l’entrée en championnat du monde des rallyes de la 205 T 16. En 1986, la GTI évolue pour atteindre 115 ch et se décliner en version cabriolet CTI avec arceau. Devenue la chef de file de la catégorie des GTI, la petite sportive de Peugeot sera produite à près de 300 000 unités dans ses différentes versions.

CITROËN, L’INNOVATION DANS LE SANG. Mais à quoi donc servent les concepts de salon ? Ces prototypes testent les réactions du public et préparent à de futurs modèles de série. Cette logique s’incarne dans la 2 CV A que Citroën présente à Rétromobile. Il s’agit de l’une des quatre survivantes sur les 250 prototypes du projet de TPV (Toute Petite Voiture) réalisés pour le salon de l’Auto de 1939. En 1956, les recherches sur l’aérodynamique

d’André Lefebvre donnent naissance à la C10, une berline de 3,84 m en forme de goutte d’eau capable d’atteindre les 100 km/h avec son moteur de 2 CV.  Au salon de Paris de 1980, c’est le designer Trevor Fiore qui crée la surprise avec le concept Karin, un coupé à la forme pyramidale, portes ouvrant en ailes de mouette, conduite centrale et trois places de front. Quant à Oli et Elo, les deux derniers concepts, ils représentent un réservoir d’idées dans lequel la marque française va puiser pour concevoir ses prochains véhicules.

OPEL, DES SPORTIVES DE HAUT RANG. Présent pour la première fois de son histoire à Rétromobile, la marque au Blitz profite du retour du label GSE pour présenter les modèles sportifs les plus renommés de son passé. La berline compacte Kadett C dispose également à partir de 1975 d’une variante sportive GT/E. Reconnaissable à sa carrosserie deux portes et bicolore (jaune et noir pour la première série, jaune et blanc pour la seconde) elle se distingue également par sa motorisation. Son 4-cylindres de 1,9 litre. Sept ans plus tard, alors que la marque cherche une remplaçante à l’Ascona 400 qui vient de permettre à Walter Röhrl d’être sacré champion du monde des rallyes et dans le but de répondre à la nouvelle réglementation du groupe B, Opel introduit la Manta 400.

 

 

GOODING CHRISTIE’S, DES FERRARI ET DES GT. C’est un événement dans le monde des collectionneurs. Dans le cadre de son partenariat pluriannuel avec Rétromobile, la maison de vente aux enchères Gooding Christie’s organise pour la première fois une vente dans l’enceinte du salon. Sur les 86 lots annoncés, Ferrari occupe la pole position avec 16 véhicules. Lors de la vacation, est dispersée la collection d’Angela Cherrett décédée en février 202. Ses héritiers ont confié quatre 6C à la vente : une version Mille Miglia Speciale série 2 de

1928, une berline 1750 Gran Turismo Série 5 de 1931, une version 1500 Sport Série 2 de 1928 et le Tourer 1750 Super Sport Série 3. Les amateurs de chefs-d’œuvre de la carrosserie française ne seront pas en reste puisque la vente sera une occasion rare d’acquérir l’une des berlinettes Talbot Lago T-150-C-SS Teardrop. De son côté, Bugatti est représenté par la Bugatti 57 C Atalante châssis n°57718, réputée pour être l’un des trois exemplaires à moteur suralimenté et carrosserie aluminium. Entre autres raretés, le catalogue propose aussi une BMW M1 de route toujours restée dans la même famille allemande et la Maserati 5000 GT carrossée par Frua à la demande de l’Aga Khan IV en 1962.

Défit relevé pour Gooding Christie’s, qui a réalisé une vente aux enchères du cinquantième anniversaire exemplaire, avec 83 lots proposés à la vente. L’évènement à rapporté 50,41 millions d’euros. Les enchères se sont envolées pour certains modèles, avec la meilleure vente pour la Ferrari 288 GTO de 1894 adjugée à 9,117 500 millions d’euros € (record mondial pour le modèle). La Ferrari KXX K Evo, plus moderne a trouvé preneur pour 6,98 millions d’euros. La troisième meilleurs vente est attribuée à la sublime Talbot-Lago T150-C de 1938 qui est partie pour 6,755 millions d’euros. Certains lots phares de la vente ont trouvé preneur au prix estimé, l’autre

Ferrari FXX Evo 2008 (4 448 750€), la Lamborghini Miura P400 SV de 1971 (3 380 000€), la Bugatti Type 57C Atalante de 1938 (2 225 000 euros), ou la Shelby 427 Cobra de 1966 (1 062 500€). Parmi les belles enchères on peut citer le Cyclecar Bedelia DB2 adjugé à 93 300€ soit un prix trois fois supérieur à son estimation. Les voitures Française ont tenue leurs estimations, l’Alpine A110 Groupe 4 de 1971 a trouvé acheteur à  241 250 €. Parmi les déceptions, les lots d’Alfa Romeo 6C de la collection d’Angela Cherrett ont été adjugés en dessous de leur valeur sans prix de réserve. L’ Alfa Romeo 1750 Super Sport de 1929 s’est vendue 342 500 euros, soit deux fois moins que son estimation. Le lot le plus prestigieux  de la vente, la Ferrari 250 GT SW Berlinetta de 1960 estimée entre 8 et 9 millions d’euros n’a pas trouvé preneur ainsi que la Maserati Ghibli Spider de 1971, la Lamborghini Diablo de 2000, la Ferrari 250 GT LWB California Spider de 1960, ou encore le Bugatti Type 40 de 1928.

LA GALERIE DES ARTISTES. L’année des 50 ans du salon, la Galerie des artistes s’impose, plus que jamais, comme le rendez-vous annuel des artistes – peintres, sculpteurs, photographes, graphistes, dessinateurs – ayant choisi la locomotion comme sujet d’expression. Transports terrestres, aériens, ferroviaires et maritimes : ce salon dans le salon se veut le carrefour de toutes les sensibilités. La 50e édition ne déroge pas à la tradition et sert de rampe de lancement à de nouveaux talents.

RETROMOBILE,  LE PARADIS DES MARCHANDS DE VOITURES D’EXCEPTION. Sont présents à Rétromobile, de nombreux revendeurs de véhicules d’exception, venus du monde entier.  Fiskens, Girardo &Co, HK-Engineering Handels GMBH, Halmo Automobilia, Atelier des Coteaux, Axel Schuette, Barnes, ou Thisen,   présentent à la vente leurs plus beaux  joyaux.

Réussite totale pour le 50e anniversaire de Rétromobile, un  évènement majeur dans l’univers  des véhicules de collection, avec une affluence record, 181 500 visiteurs pour cette édition 2026. L’édition 2027 se profile déjà à l’horizon, du mercredi 3 au dimanche 7 février.

Photos Michel MORILLON