89ème RALLYE MONTE CARLO 2021 sous l’aire Covid 19 !!!!!

89ème RALLYE MONTE CARLO 2021 sous l’aire Covid 19 !!!!!

C’est un véritable tour de force qu’a réalisé l’Automobile Club de Monaco en organisant le 89ème Rallye Monté Carlo malgré les contraintes liées à l’épidémie du Coronavirus. Pour répondre au protocole sanitaire des départements concernés, l’ACM a réduit le parcours avec la suppression de deux épreuves chronométrées, la plupart des autres spéciales héritent d’horaires très matinaux, en phase avec le couvre-feu à 18 heures. Le Rallye Monte-Carlo ne compte plus que 14 spéciales et 257,64 km chronométrés…Malgré tout le Rallye Monté-Carlo a fait le plein d’engagés, ce sont 84 équipage qui s’élancent de Gap pour cette 89ème édition.

La première journée du rallye est courte, seulement deux spéciales rendues très piégeuses par une pluie incessante dans le massif du Dévoluy. C’est Ott Tänak qui dégaine le premier, l’Estonien a signé les deux meilleurs chronos malgré un essuie-glace récalcitrant sur sa Hyundai i20 WRC. Invité surprise de la première journée, Kalle Rovanperä occupe le deuxième rang à 3 secondes au volant de sa Toyota Yaris. Il est le plus rapide dans le clan japonais, devançant Elfyn Evans (3ème) et Sébastien Ogier (5ème). Le champion du monde et local de l’étape se plaint d’une pédale de frein irrégulière. On fait grise mine en revanche, dans le clan Ford M-Sport. Teemu Suninen est sorti violemment à la fin de dans l’ES1 (Saint-Disdier / Corps), la Fiesta WRC est détruite mais l’équipage est indemne.

La deuxième journée du rallye démarre par une domination de Sébastien Ogier (Toyota Yaris WRC). Meilleur chrono sur quatre des cinq spéciales de ce vendredi, le septuple champion du monde prend la tête du rallye, il devance son équipier Elfyn Evans (Toyota Yaris WRC) de 17 secondes. Coup de théâtre dans l’ES 6, après une crevaison à l’avant gauche, il perte d’une demi-minute et rentre à Gap au terme de cette journée avec 7,4 secondes de retard sur le Gallois. Dans l’équipe Hyundai, la journée a été compliquée, Ott Tänak (Hyundai i20 WRC) est régulier mais incapable de suivre le rythme des Yaris. Toujours en phase de familiarisation avec son nouveau co-pilote, Martijn Wydaeghe, Thierry Neuville (Hyundai i20 WRC) est 5ème à une minute du leader. Perdu en matinée, Dani Sordo (6ème) a pour sa part retrouvé le rythme en début d’après-midi avec un deuxième chrono dans l’ES7. Enfin, l’i20 privée de Pierre-Louis Loubet a subi un gros accident dans la dernière spéciale du jour. L’équipage est indemne. En WRC-2, l’antichambre du WRC, l’expérimenté Andreas Mikkelsen (Skoda) a réalisé un sans-faute. Il compte désormais un matelas de 47 secondes sur son dauphin Adrien Fourmaux (Ford Fiesta). On annonce la neige dans les trois spéciales du samedi qui vont être décisives pour l’ensemble des concurrents.

C’est Sébastien Ogier qui entame cette matinée avec un énorme chrono, il refait son retard sur Elfyn Evans et reprend la tête du rallye pour 13 secondes. Ott Tänak perd gros sur ce premier chrono, en cause, une crevaison sur la Hyundai i20 WRC, il lâche une minute pleine et sans doute ses espoirs de victoire. Thierry Neuville (Hyundai i20 WRC) réalise dans la deuxième spéciale de la matinée son premier temps scratch depuis le début du rallye, avec respectivement 12 et 14 secondes d’avance sur Loubet et Sordo. Nouveau coup dur pour Ott Tänak, déjà ralenti par une crevaison dans la spéciale précédente, l’Estonien vient de stopper sa Hyundai i20 à cause d’une nouvelle crevaison. L’Estonien est contraint à l’abandon, sa i20 Coupé n’a pas été autorisée à poursuivre le parcours de liaison sur trois roues. Les Toyota sont à l’aise sur cette dernière spéciale de la journée. Elfyn Evans devance Sébastien Ogier de 1,3 seconde, Kalle Rovanperä, reprend 5 secondes à Thierry Neuville qui pousse pour atteindre le podium.

Tous les concurrents rejoignent Monaco, les Toyota Yaris WRC rentrent en principauté au 3 premières places, Sébastien Ogier devance Elfyn Evans et Kalle Rovanperä. Thierry Neuville rescapé des Hyundai i20 WRC occupe la 4ème place. Les équipages le savent, ils ne peuvent généralement pas tous prendre part à la dernière journée du Monte-Carlo. En effet, les spéciales du dimanche sont limitées à 50 concurrents.

C’est un parcours final explosif qui attend les concurrents qui s’élancent de Monaco, neige et verglas sont au menu des 4 derniers chronos du 89ème Rallye de Monté-Carlo. Sébastien Ogier (Toyota Yaris WRC) a quitté Monaco avec 13 secondes d’avance sur Elfyn Evans, il ne va cesser d’accentuer son avance pour signer son 8ème succès sur ce rallye et la 50ème victoire de sa carrière. Elfyn Evans (Toyota Yaris WRC) prend la 2ème place à 32 secondes du vainqueur, le podium est complété par Thierry Neuville (Hyundai i20 WRC) qui assure un bon résultat après un début de rallye difficile et un nouveau co-pilote. Belle prestation du jeune Kalle Rovanperä (Toyota Yaris WRC) qui sans une crevaison dans la matinée pouvait accéder au podium.

 

Malgré son tête à queue dans le dernier chrono, le norvégien Andreas Mikkelsen remporte la catégorie WRC2 (Skoda Fabia) devant le Français Adrien Fourmaux (Ford Fiesta).

 

Ce sont les français qui s’illustrent en WRC3 avec le victoire de Yohan Rossel devant Yoann Bonato et Nicolas Ciamin tous les trois sur Citröen C3. Belle performance de Manu Guigou au pilotage toujours spectaculaire qui remporte le RGT (2 roues motrices) sur la nouvelle Alpine A110, tout juste 50 ans après la première victoire d’Alpine au Rallye Monté-Carlo en 1971 avec Ove Anderson.

 

Vivement le 90ème Rallye de Monté-Carlo et le retour des spectateurs !!!!!!!

Michel MORILLON

EPOQU’AUTO 2021, UNE ÉDITION HISTORIQUE AU PARFUM DE RENAISSANCE

EPOQU’AUTO 2021, UNE ÉDITION HISTORIQUE AU PARFUM DE RENAISSANCE

epoqu'autoÉpoqu’Auto constituera en effet l’un des événements phares du deuxième semestre à Lyon – Eurexpo, où le salon s’installera du 5 au 7 novembre 2021.

Cette édition du renouveau braquera les projecteurs sur les trois plateaux vedettes qui avaient été organisés dans les moindres détails en 2020, afin de respecter l’investissement alors fourni par les clubs de marques : Simca, avec l’appui du club Simca France, le plateau prestige dédié à la marque Bentley et enfin les atypiques Tricyclecars, grâce à la participation de l’Amicale Tricyclecariste de France.

epoqu'auto

Simca, c’est un demi-siècle de voitures populaires, pendant près de 50 ans, Simca fut incontestablement le plus italien des constructeurs auto. Une marque dont le parcours chaotique prend fin en 1980, après être passée des mains de Fiat à celles de Chrysler entre 1963 et 1978, puis de Peugeot, qui baptise les derniers modèles du nom de Talbot

Bentley est une légende britannique et deux ans après avoir fêté son centième anniversaire, Bentley prendra ses quartiers à Époqu’Auto pour une retrospective majeure. Sur environ 500 m2 de surface d’exposition, le Club des 3A s’est appliqué à réunir une vingtaine de modèles dont certains modèles emblématiques: Bentley 3 litres Sport, Bentley 3,5 Derby Carrosserie Salmon&Sons, Bentley Type R, Bentley Continental Park Ward, Bentley Speed 8.

Les Tricyclecars investissent Époqu’Auto pour une exposition totalement inédite. Cette édition d’Epoqu’Auto permettra de retrouver beaucoup d’entre eux : Morgan, Darmont, Sandford D’Yrsan, BSA, Villard. On pourra découvrir des modèles rares: Unique Darmont spécial à compresseur de 1926, Sandford Grand Sport 1929 ou Morgan Super sport 1934.

Un plateau moto sera cette année consacré aux engins d’avant-guerre. Aucune marque spécifique ne sera mise en avant cette année. Les organisateurs, ayant préféré présenter une large rétrospective de motos françaises et étrangères sorties d’usine entre le début du siècle et 1940, une Harley Davidson VLD 74 de 1934, une Harley Davidson Type F avec side-car de 1918, une Terrot 750 à moteur MAG de 1919…

Rendez-vous le vendredi 5 novembre 2021 pour une 42e édition qui ne pourra être qu’historique.

R5 ALPINE VS GOLF1 GTI : COMBAT DE LEGENDE

Dans le cadre de notre essai « youngtimer » ce n’est pas 1 véhicule d’exception que nous avons eu la chance de conduire,  mais 2 à la fois. C’est aux légendaires Golf Gti et Renault 5 Alpine que nous avons fait appel pour établir un comparatif hors du temps. Notre choix s’est porté tout naturellement vers ces véhicules qui ont insufflé la passion de l’automobile à bon nombre d’entre nous. En 1976, lorsqu’elles ont été commercialisées simultanément, le monde de l’automobile a alors pris un virage à 180°, du fait de leur conception pratique, de leurs performances redoutables, et d’un prix qui avoisinerait 16 000 € aujourd’hui !

Notre terrain de jeu, c’est l’arrière-pays niçois, plus exactement  les Gorges du Cians. Un lieu fait de petites routes sinueuses qui se prêtent parfaitement à cet exercice. C’est l’histoire de l’automobile que nous avons entre nos mains. Le rêve de toute une génération.

En termes de résultats commerciaux, bien que la Golf GTi ait damé le pion à la Renault 5 Alpine,  les deux autos jouent pourtant bel et bien dans la même cour. Compactes, sportives, légères et accessibles, elles promettent beaucoup pour un budget raisonnable. C’est ce que nous pouvons constater sur ces routes tortueuses, où nous prenons un malin plaisir à passer de virage en virage. Attention, la vigilance et l’anticipation sont de mise, car aucune de ces deux autos ne dispose d’ABS, d’ESP… ; elles ont très peu de systèmes de sécurité. C’est une conduite à l’ancienne,  avec tous les risques qui vont avec. Les différences entre les deux autos se font vite ressentir. Alors que la Golf est parfaitement à l’aise et quasi irréprochable, la Renault 5, malgré une motorisation vive, qui monte facilement dans les tours, se retrouve larguée, faute à une direction trop lourde et une prise de roulis importante. Après plusieurs virages, la mécanique restreint notre fougue. Les freins à tambour ne font pas preuve d’endurance et leur efficacité s’altère rapidement.

On s’arrête alors pour observer les différences de présentation entre les deux modèles.

Petite voiture compacte, l’Alpine ne manque pas de prestance et se différencie aisément de ses sœurs: bouclier monobloc, jantes en tôle à large déport, sièges baquets, stickers « A5 » latéraux et sur le capot. Par contre, on note un détail étrange pour une sportive : son tableau de bord. Ni manomètre de température d’eau,  ni de température et de pression d’huile ne sont présents ! Pour une Alpine, ça fait désordre !

Sur la Golf GTi, c’est un tout autre état d’esprit. A l’intérieur elle se démarque de sa rivale en un clin d’œil : la célèbre balle de golf en guise de pommeau de vitesse, des sièges sport couverts d’un tissu à carreaux de style écossais, et ici bien entendu tous les manomètres de la parfaite petite sportive sont évidemment bien en place ! A l’extérieur,  la petite allemande affiche une tenue plus discrète grâce à un équipement raffiné : spoiler avant imposant, bordures rouges sur la grille de calandre, liseré rouge sur les ailes, élargisseurs d’ailes en plastique noir.

En conclusion, on comprend facilement pourquoi la Golf GTi a tant fait parler d’elle, continue de faire couler beaucoup d’encre et anime le cœur des passionnés depuis tant d’années. Polyvalente, pétillante, légère, elle est tout simplement sensationnelle et lança à elle seule le mythe GTI chez Volkswagen, celui qui se perpétue aujourd’hui avec la Golf 7. Chez Renault, c’est un peu la même histoire qui se reproduit. Le retour d’Alpine est prévu pour 2016, avec une voiture possédant les mêmes qualités que les précédentes et au moins 280 CV sous le capot. Les comparatifs entre les deux marques ne sont pas prêts de s’arrêter.