par Michel Morillon | Fév 7, 2026 | AUTO, RALLYE, SPORT AUTO
Cette 28e édition du Rallye Monte-Carlo Historique marque un tournant majeur dans l’histoire de l’épreuve Monégasque. Plus qu’une simple compétition de régularité, ce nouveau millésime introduit des évolutions souhaitées par les concurrents et approuvées par le Comité d’Organisation de l’Automobile Club de Monaco, tout en préservant l’esprit authentique et populaire qui a fait sa renommée. Dates repensées, sélection élargie de véhicules (modèles ayant couru entre 1911 et 1986), six villes de départ et surtout, des spéciales de régularité disputées sur routes fermées.




Pour la poignée d’irréductibles qui ont coché John O’Groats comme ville de départ, village du nord des Highlands en Écosse et point septentrional du parcours de concentration, le coup d’envoi de cette édition 2026 est planifié le jeudi 29 janvier. Les autres départs s’échelonnent dès le dimanche 1er février depuis Bad Homburg, Barcelone, Monte-Carlo, Reims et Turin. Avec pour destination commune, Valence, préfecture du département de la Drôme et traditionnelle ville étape, où les premiers concurrents sont attendus Esplanade du Champ de Mars le lundi 2 février à partir de 12h30…








Comme chaque année, on retrouve dans la liste des engagés, des pilotes et personnalités du monde du sport automobile. On peut citer Takuma SATO / Sota KAWASHIMA Honda Civic RS (1975), Takuma Sato double vainqueur des 500 Miles d’Indianapolis (2017/2020), Bruno SABY / Christophe MARQUES Renault 5 Turbo (1980) B. SABY Vainqueur du RAMC 1988, Maurizio VERINI / Alfredo TOSCA Alfa Romeo Giulietta (1982), Maurizio





VERINI Champion d’Europe 1975, Michel DECREMER / Jennifer HUGO Opel Ascona 400 (1981), vainqueurs RMCH 2024 et 2025 oui Angelo STICCHI DAMIANI / Massimo LIVERANI Fiat 124 Abarth (1975), Ex Président de l’Automobile Club d’Italie. Les 270 équipages engagés vont rejoindre Valence, pour le départ officiel du 28e Rallye Monte-Carlo Historique.
Les premières spéciales emmènent les concurrents dans le Vercors, avec une copieuse 1re partie de l’étape de classement, composée d’une boucle de trois spéciales à parcourir à deux reprises. Ainsi s’enchaînent Col




Gaudissart – Bouvante avec le Col de l’Écharasson (1146 m) comme juge de paix, puis Léoncel – Oriol-en-Royans et Col de Tourniol – Barbières. D’entrée de jeu, les conditions sont difficiles, dans le Col de Gaudissart, partiellement enneigé, plusieurs concurrents partent à la faute ou rencontre des problèmes mécaniques comme Bruno Saby qui doit rejoindre Valence pour réparation. Après une longue nuit de mécanique, l’équipage de la n°38 peut prendre le départ de la 2e étape de classement avec une grosse pénalité. Plus tard dans la journée, c’est l’Opel Ascona n°100 des doubles tenants du titre Michel Decremer / Jennifer Hugo qui a fait des siennes dans la




SR3. Puis, au départ de la SR5, l’Austin Healey 3000 MkIII n°29 de l’équipage Trevisan / Trevisan Fischer a rencontré un problème de transmission. Cette première journée revient aux concurrents partis en moyenne intermédiaire qui ont bénéficié de meilleurs conditions de route. C’est l’équipage n° 116, Campana Olivier/Campana Lydia Volswagen (Golf GTI 116) qui rejoint Valence en tête du Rallye, il devance Castelein Maxime/Delplancke Philip (Austin Cooper S n° 146) et Raisys Karolis/Meilunas/Ovidijus Carles Jaguar MKII n°106).
La deuxième étape de classement, avec son parcours 100% ardéchois, conduit les 231 concurrents vers les spéciales mythiques des Monté-Carlo d’antan : Saint-Pierreville, Lachamp-Raphaël, Burzet. Les équipages se regroupent à Vals-les-Bains avant un passage devant le restaurant La Remise, à Antraigues-sur-Volane ! Avec sa fameuse tradition : les parts de tarte aux pommes offertes aux concurrents par la famille Jouanny.





La spéciale SR 7 de 10,78km a lancé la journée, malheureusement l’incendie d’une Peugeot 504 a contraint les organisateurs à annoncer la neutralisation de la spéciale après 60 concurrents. Des pénalités forfaitaires ont été attribuées en fonction du classement. La spéciale SR 8, longue 15.429km se déroule dans des conditions extrêmes, neige et verglas au sol. À bord de la Volkswagen Scirocco n°102, l’équipage Ilya Kashin / Boris Kostyrko s’est révélé en remportant deux spéciales (SR8 et SR10). Au classement général, les Espagnols Luis Climent Asensio et Carles Jimenez Valls (BMW 323i n°103) mènent devant Castelein / Deplancke (Austin Mini Cooper S n°146) et Ochagavias Temino / Macho Gomez (Porsche 911 T 2,4 ).




La troisième étape de classement emmène la caravane en direction des Barronies. La spéciale SR 11, Les Nonnières – Chichilianne surprend les concurrents avec de la glace et de la neige au sommet du col de la Menée ainsi que dans la descente. Mais c’est la spéciale SR2, le Château – la Bâtie-des-fonts qui fait le plus de dégâts. A partir du Col de Carabès, la route verglacée provoque de nombreuses sorties de route, sans gravité pour les équipages concernés. Parmi eux : les numéros 5, 30, 45, 72, 82, 134, 188, 219, 222 et 236. Dans la spéciale SR 13, Col de Chamauche – Saint-Nazaire-le-Désert, la route sale, encore abîmée par le passage, à certains endroits, de l’épreuve WRC deux semaines plus tôt, rend l’étape encore plus difficile. Cette 3e journée confirme la bonne dynamique de l’équipage Kashin / Kostyrko (Volkswagen Sirocco n° 102) qui prend la tête du 28e Rallye Monte-Carlo Historique. La lutte reste serrée pour la victoire finale, plusieurs concurrents : De Luca /Chol (Peugeot 104 n°109), Castelein / Deplancke ( Austin Mini Cooper S n° 146) ou Enz / Seeberger ( Lancia Fluvia 1,3 S n° 101) restent en embuscade.




Ce vendredi, les concurrents quittent Valence en direction de Monaco avant le passage dans les trois spéciales de la matinée. Les 217 concurrents encore en lice ont pour objectif de rallier Monaco. Dans la SR14, les Français Anthony Guillemat / Geoffrey Payre (Porsche 911 SC n°23) et les Espagnols Luis Climent Asensio / Carles Jimenez Valls (BMW 323i n°103) se sont partagés la victoire avec 11 points chacun. Puis, dans les SR15 et SR16, l’équipage suisse Claudio Enz / Cristina Seeberger (Lancia Fulvia Coupe 1.3 S n°101), vainqueur en 2023, s’est montré irréprochable, sans le moindre point de pénalité sur les deux spéciales. Au classement général, les Russes Ilya Kashin et Boris Kostyrko (Volkswagen Scirocco n°102) sont toujours en tête, à deux spéciales de régularité de la fin du Rallye Monte-Carlo Historique 2026.







A l’issue de la 2e étape commune, le classement est serré en tête du Rallye. Tout va se jouer dans la dernière nuit avec au programme, ses deux monuments : les spéciales de La Bollène-Vésubie / Col de Turini (SR17) et La Cabanette / Col de Braus (SR18). La neige est de la partie au Col de Turini et les pénalités tombent dans cette avant dernière spéciale. L’équipage Kashin / Kostyrko (Volkswagen Sirocco n° 102) solidement en tête avant de repartir pour la nuit du Turini, perdent tout sur cette dernière étape, y compris le podium… de 26 points seulement ! Ils se font en effet doubler par les Campana qui s’y réinstallent au dernier moment.

Ce sont finalement les Espagnols Luis Climent Asensio / Carles Jimenez Valls (BMW 323i n°103) qui rentrent à Monaco en grands vainqueurs du 28e Rallye Monte-Carlo Historique. Au général, ils devancent les Français Ludovic De Luca / Sébastien Chol (Peugeot 104 ZS n°109) et les Monégasques Olivier Campana / Lydia Campana (Volkswagen Golf GTI n°116), qui signent leur premier podium sur l’Historique. Deuxièmes de l’édition 2025 sur la même BMW 323i, Luis Climent Asensio et Carles Jimenez Valls ont ainsi décroché leur première victoire au Rallye Monte-Carlo Historique.


Ce Rallye Monte-Carlo Historique 2026 restera définitivement dans les mémoires. Tout d’abord par sa révolution, avec l’introduction des routes fermées, la hausse des moyennes, et l’élargissement des véhicules éligibles à participer au rallye. Mais aussi par son aspect sportif, où la victoire s’est jouée dans ses derniers moments. Et, comme la légende continue de s’écrire, le Col de Turini a une nouvelle fois choisi son vainqueur…
Photos Michel MORILLON
par Michel Morillon | Jan 25, 2026 | AUTO, RALLYE, SPORT AUTO
Sur le Port de Monaco, le Championnat du Monde FIA des Rallyes (WRC) a officiellement lancé sa saison 2026, quelques jours avant le départ de la 94e édition du Rallye Automobile Monte-Carlo (22-25 janvier 2026). Entre la présentation des livrées et des équipages, ou le “come-back” de Lancia, retour sur la cérémonie de lancement de la saison 2026 du WRC.


Champions du Monde en titre et vainqueurs de l’édition 2025 du Rallye Monte-Carlo, Sébastien Ogier / Vincent Landais retrouvent le numéro 1 sur leur Toyota GR Yaris Rally1. Le pilote gapençais, à la poursuite d’une désormais 11e victoire sur l’épreuve monégasque, fait naturellement figure de favori.


Face à l’équipage tenant du titre, la concurrence s’annonce dense et relevée. Au sein même de Toyota, le duo Elfyn Evans / Scott Martin tentera de décrocher un premier succès sur les routes du Monte-Carlo. Parmi les favoris, on retrouvera également les pilotes Hyundai, dont Thierry Neuville / Martijn Wydaeghe, déjà doubles vainqueurs de l’épreuve (2020 et 2024), ainsi que les Français Adrien Fourmaux / Alexandre Coria, 3èmes de l’édition 2025 pour leur premier Monte-Carlo chez Hyundai.
Avant l’entrée des WRC sur la scène, la catégorie WRC2 a présenté deux de ses attractions pour cette saison 2026. La plus grande d’entre elle est Lancia, de retour en Championnat du Monde dans la catégorie WRC2, après l’avoir quittée en 1993. Le constructeur italien, qui engage deux Ypsilon HF Rally2, fait figure de favori avec ses équipages Yohan Rossel / Arnaud Dunand, vainqueurs en 2025, et Nikolay Gryazin / Konstantin Aleksandrov.

La catégorie WRC2, qui compte 25 engagés, sera une nouvelle fois relevée cette saison. De nombreux équipages seront à suivre, comme les Français Eric Camilli / Thibault de La Haye (Škoda Fabia RS Rally2), seconds de la catégorie l’an passé, et Léo Rossel / Guillaume Mercoiret (Citroën C3 Rally2), troisièmes en 2025.
SHAKEDOWN, TAKAMOTO KATSUTA LE PLUS RAPIDE.
Takamoto Katsuta et Aaron Johnston, Toyota n°18 ont bien entamé ce 94e Rallye Monte-Carlo en signant le meilleur chrono absolu (2’31”8) du Shakedown, mercredi après-midi sur les hauteurs de Gap. Le Japonais a


créé la première petite surprise de ce Monte-Carlo, qui s’annonce comme toujours très animé.
Dès son premier passage, Takamoto Katsuta, copiloté par Aaron Johnston, a réalisé le meilleur chrono de ce Shakedown. L’équipage de la Toyota n°18 a devancé ses coéquipiers Sébastien Ogier / Vincent Landais et Oliver Solberg / Elliott Edmondson d’un peu plus d’une seconde. L’un des équipages favoris à la victoire finale, Elfyn
Evans / Scott Martin, se classe 4e, devant Sami Pajari / Marko Salminen, qui complète un top 5 100% Toyota. Suivent les trois Ford et, plus loin, les Hyundai qui ont tenté de rouler en pneus clous. Adrien Fourmaux / Alexandre Coria et Thierry Neuville / Martijn Wydaeghe se classent respectivement 9e et 11e des Rally1.
ES1: TOYOTA DEMARRE EN TROMBE. Les deux pilotes de pointe du Toyota Gazoo Racing, Sébastien Ogier et Elfyn Evans, ont démarré en trombe le 94e Rallye Monte-Carlo en signant les deux meilleurs temps de la toute première épreuve spéciale, jeudi après-midi entre Toudon et Saint-Antonin, dans les Alpes-Maritimes. Mais c’est le vice-champion du monde en titre qui a été le plus rapide, devant le nonuple champion du monde.
Quel début de Rallye Monte-Carlo ! Après deux spéciales folles, puis une troisième finalement interrompue, l’équipage Oliver Solberg / Elliott Edmondson a rallié Gap en tête du classement général. Le duo de la Toyota n°99 a maîtrisé toutes les conditions difficiles rencontrées ce jeudi.
Place désormais en ce vendredi à une boucle de 3 spéciales à effectuer à 2 reprises. Plus de 500km attendent les concurrents encore en lice de ce 94e Rallye Monte-Carlo.
ES4 : SOLBERG SURVOLE LABOREL. Le festival Oliver Solberg a continué vendredi matin et le pilote suédois,
dans saToyota Yaris du Gazoo Racing, a continué à creuser l’écart sur ses principaux rivaux en remportant l’ES4, bien aidé par son copilote Elliott Edmondson.
ES6 : SOLBERG DEVANT HYUNDAI. La dernière spéciale de la matinée de vendredi (ES6, 17,8 km), disputée dans des conditions hivernales, avec beaucoup de neige mouillée dans la montée entre La Bâtie-des-Fonts et Aspremont, a permis à Oliver Solberg, qui n’avait que trois pneus cloutés sur sa Toyota (à la suite d’une crevaison dans l’ES5), de devancer deux pilotes Hyundai, Thierry Neuville et Adrien Fourmaux.
ES8 : OGIER FONCE, SOLBERG EN CONTROLE. L’avant-dernière spéciale de vendredi, entre Saint-Nazaire-le-Désert et La Motte


Chalancon, disputée au coucher du soleil, a permis à Sébastien Ogier de signer son premier temps scratch du 94e Rallye Monte-Carlo, dans sa Toyota Yaris du Gazoo Racing, et de revenir au classement général sur son coéquipier Elfyn Evans, toujours 2e.
ES9 : OGIER PREPARE SON WEEK-END. Sébastien Ogier (Toyota) a bien préparé son week-end au 94e Rallye Monte-Carlo en remportant l’ES9 (17,8 km), vendredi soir entre La Bâtie-des-Fonts et Aspremont, signant ainsi son deuxième temps scratch d’affilée, et du rallye. Le pilote tricolore a devancé ses deux coéquipiers du Gazoo Racing, Oliver Solberg, toujours leader de l’épreuve, et Elfyn Evans, qui n’a plus que six secondes d’avance sur le nonuple champion du monde.

En WRC2, l’antichambre du Mondial des rallyes, cette journée très agitée s’est terminée avec un solide leader aux commandes, le Français Léo Rossel (Citroën C3), devant son compatriote Eric Camilli (Skoda Fabia) et Nikolay Gryazin, pilote de la toute nouvelle Lancia Ypsilon HF Integrale, pour le grand retour de la marque italienne en WRC.
ES10 : OGIER GRIGNOTE, SOLBERG RESISTE. La première spéciale de samedi, entre La Bréole et Bellaffaire, a permis à Sébastien Ogier (Toyota) de signer son troisième temps scratch d’affilée dans ce 94e Rallye Monte-Carlo et de grignoter des secondes à ses coéquipiers Oliver Solberg, toujours leader du classement général, et Elfyn Evans, qui n’a plus que 3,5 secondes d’avance sur le Français.



ES11: SOLBERG REAGIT, EVANS PLUS VITE QU’OGIER. Le leader du 94e Rallye Monte-Carlo, Oliver Solberg (Toyota) a bien réagi, dans la 11e spéciale entre Vaumeilh et Claret (15,06 km), profitant au mieux de sa position sur la route pour signer le temps scratch. La neige et la glace ayant beaucoup fondu depuis le passage des ouvreurs, cette situation a créé à nouveau de gros écarts. Ogier, auteur dans l’ES10 de son 70e temps scratch dans un Rallye Monte-Carlo (le 810e en WRC), se révélant moins rapide, dans cette spéciale, que Solberg et Evans, mais aussi qu’Adrien Fourmaux (Hyundai) et Takamoto Katsuta (Toyota), passés avant lui sur la route.
ES12 : SOLBERG SE FAIT PEUR, OGIER LEVE LE PIED. Oliver Solberg, le leader du 94e Rallye Monte-Carlo, est parti à la faute dans l’ES12, samedi en début d’après-midi, mais son passage dans un champ enneigé ne l’a pas empêché de signer le meilleur chrono de cette spéciale, lors du deuxième passage dans La Bréole-Bellaffaire.


ES13 : FOURMAUX ET HYUNDAI SIGNE LE SCRATCH. Adrien Fourmaux a remporté sa première spéciale dans le 94e Rallye MonteCarlo, et la première de Hyundai, samedi soir sur le port de Monaco, en effectuant un sans-faute sous une pluie battante. Cette super-spéciale, très attendue, de 2,70 km (pour deux tours) avec notamment un « donut » à réaliser à deux reprises.
Quatre spéciales sont au programme de ce dimanche matin dont la Power Stage avec le passage du célèbre col de Turini très enneigé.
ES14 : FONTANA, LA SURPRISE DU CHEF. Au volant d’une Ford Fiesta Rally3, Matteo Fontana était dans une forme olympique ce dimanche matin entre le col de Braus et la Cabanette. Il s’adjuge la victoire de spéciale, la première d’une Rally3 (2 roues motrices) dans




l’histoire du WRC. Trois Rally2 le suivent au classement de cette spéciale : le Français Yohan Rossel (Lancia Ypsilon), le Belge Cédric Cherain (Skodia Fabia RS) et l’Estonien Romet Jürgenson (Ford Fiesta). 22.7 secondes derrière Fontana, Elfyn Evans (Toyota) signe le cinquième temps, départagé au centième de seconde avec Adrien Fourmaux (Hyundai), très efficace lui aussi sur cette route totalement enneigée et glacée qui ouvrait la dernière matinée du rallye.
ES15 : SOLBERG ASSURE., Elfyn Evans (Toyota), qui poursuit sa remontée au classement général. Le Gallois a encore repris 8.8 secondes à son coéquipier Oliver Solberg, victime d’un mini tête-à-queue dans une épingle enneigée et glacée, sans dégât pour sa Toyota Yaris. Thierry Neuville (Hyundai) a encore perdu gros dans cette spéciale, à cause d’une crevaison dans les premiers virages, là où la route était encore sèche. Mais le Belge,vainqueur en Principauté en 2024, l’année de son seul titre mondial, conserve sa 5e place, derrière les trois meilleurs pilotes Toyota et son coéquipier Adrien Fourmaux, qui l’a dépassé dans la descente, à cause du temps perdu pour changer sa roue.


ES16 : FOURMAUX NOUVEAU SCRATCH. Adrien Fourmaux (Hyundai) a réussi un 2e temps scratch dans l’ES15, lors du deuxième passage entre le Col de Braus et Cabanette (12,5 km). Oliver Solberg, toujours leader de ce 94e Rallye Monte-Carlo dans sa Toyota, s’est encore fait une frayeur mais a repoussé Elfyn Evans à près d’une minute (58.1 secondes exactement). Histoire de pouvoir gérer avec sérénité le deuxième et dernier passage dans le Col de Turini (ES17, Power Stage).

ES17: (Power Stage) : Solberg grand vainqueur, triplé de Toyota Oliver Solberg et Elliott Edmondson ont remporté dimanche le 94e Rallye Monte Carlo, en résistant jusqu’au bout à leurs coéquipiers Elfyn Evans, vainqueur de la Power Stage finale (ES17), et Sébastien Ogier, dix fois vainqueur de l’épreuve, qui ont bouclé avec eux un triplé historique de Toyota en Principauté.

Dans la catégorie WRC2, c’est un équipage français qui a raflé la mise, composé de Léo Rossel / Guillaume Mercoiret (Citroën C3 Rally2), au terme d’un rallye parfaitement maîtrisé de bout en bout.
PHOTOS MICHEL MORILLON
par Michel Morillon | Avr 29, 2025 | AUTO, RALLYE, SPORT AUTO
Le rallye Rhône Charbonnières est l’une des épreuves phares des rallyes hexagonaux. Créé en 1947, il s’agit de l’un des plus anciens rallyes disputés en France. L’histoire du “Charbo” est riche de nombreuses éditions marquantes où plusieurs grandes marques, plusieurs grands noms se sont illustrés.
Le Rallye Rhône Charbonnière dit le ‘’Charbo’’ fait partie des épreuves phare du Championnat de France des rallyes. C’est la deuxième épreuve du Championnat 2025 après l’épreuve du Touquet remportée de Stéphane Lefèbvre sur la Toyota Yaris Rally2 . Il sera absent, sur cette manche, parti au Championnat d’Europe. Avec 173 concurrents en Rallye National, 11 en Coupe de France VHC, les coupes constructeurs Renault et Alpine, le 77e rallye Rhône Charbonnières propose un plateau exceptionnel dans sa diversité de voitures.

Le grand favori est naturellement Yoann Bonato (Citroën C3 Rally2), deuxième au rallye du Touquet. Mais les outsiders sont nombreux avec notamment Eric Camilli (Huyndai i20 Rally2), 3e au Touquet et une ribambelle de jeunes aux dents longues qui veulent se mesurer au maître du Charbo avec ses quatre victoires. Parmi eux, on
peut nommer Hugo Sarrazin (Citroën C3 Rally2), bien managé par son papa Stéphane et qui fait le grand saut en Rallye2, Hugo Margaillan (Huyndai i20 Rally2), Rehane Gany qui a troqué sa Ford pour un C3 Rally2 ou encore Antony Fotia et Lucas Darmezin tous deux sur C3 Rally2 . En deux roues motrices, la victoire se jouera entre les Alpine GT+ de Raphaël Astier, Cedric Robert, Ludovic Godard ou Quentin Gilbert et les Porsches, notamment le nouvelle 992 aux mains d’Anthony Cosson ou la GT3 Cup du revenant Simon Jean-Joseph.

Ce vendredi matin , le rallye démarre par une toute nouvelle spéciale de 10,52 km autour du Col de la Luère « Le Magasin des Pilotes ». C’est Yoann Bonato le plus rapide en action, qui signe le scratch, talonné par un très bon Rehane Gany à seulement une demi-seconde du pilote des 2 Alpes. Dans le 2e chrono c’est de nouveau

Rehane Gany qui crée la surprise et fait le scratch dans la classique spéciale de Bibost. Eric Camilli doit réagir, il fait le meilleur temps dans l’épreuve de Montrottier devant de nombreuses Citroën, dont celle évidemment de Yoann Bonato. A la mi-journée, les trois premiers se tiennent en seulement 3’’4. L’après-midi voit les trois leaders se rendent coup pour coup. Au terme des six chronos de la journée, Yoann Bonato possède 8’’7 d’avance sur le Réunionnais Rehane Gany, révélation de la journée, et 11’’2 sur Eric Camilli aux prises avec des soucis de différentiel. Après Bonato, Gany et Camilli, un quatrième homme signe un scratch aujourd’hui avec Pablo Sarrazin. Ce dernier conforte ainsi sa quatrième place provisoire au général.

La 2e étape du samedi est la journée de tous les dangers pour Yoann Bonato, tant les écarts sont faibles. Ce matin, c’est Eric Camilli qui est en forme, il remporte les spéciales 7 et 8 et recolle à seulement 6’’de Rehane Gany pour la deuxième place. Malheureusement, la prestation de ce dernier s’arrête là, il sort dans un champ en contrebas de la route, sans dégât pour la C3, mais dans l’impossibilité de revenir sur la route. La deuxième place est acquise pour Eric Camilli qui a également pratiquement refait son retard sur le pilote de la C3 Rally2 n°1. Il revient à 5’’9 du leader à deux spéciales de l’arrivée. Le pilote Hyundai prend tous les risques et rempli son



objectif en reprenant près de cinq secondes à son rival sur la plus longue spéciale de l’épreuve, Meaux la Montagne Saint Nizier d’Azergue (23,86km). Les deux hommes sont maintenant séparés par seulement 1’’. Le suspense est à son comble, tout va se jouer dans l’ultime chrono du rallye, Claveisolles – St Cyr du Chatoux (21,02km). Déchaîné, Eric Camilli (Hyundai i20 Rally2) signe un nouveau scratch, mais échoue finalement à seulement quatre dixièmes de Yoann Bonato (C3 Rally2), leader de l’épreuve de bout en bout. Le pilote Citroën
gagne ainsi son cinquième Charbo. La troisième marche du podium revient à Pablo Sarrazin (C3 Rally2), auteur d’une course solide et régulière, il réalise même son premier scratch en Championnat de France. Quatrième à 47’’0, Hugo Margaillan (Hyundai i20 Rally2) a haussé son niveau pour devancer Anthony Fotia (C3 Rally2), cinquième à 1’03’’7. A noter l’abandon de Sarah Rumeau (C3 Rally2) sortie dans le dernier chrono alors qu’elle pointait en huitième position.

Dans le Championnat deux roues motrices, c’est Ludovic Godard sur Alpine GT+, qui l’emporte, il devance Quentin Gilbert également sur Alpine GT+ et le valeureux Anthony Cosson qui place sa nouvelle Porsche 992 en troisième position. Le favori Raphaël Astier Alpine RGT+ a dû abandonner sur panne mécanique.

Gros succès pour l’ouverture du Trophée Clio asphalte 2025, avec 50 concurrents dans cette formule de promotion. Au départ, trois concurrents apparaissaient comme les favoris avec Julien Deslauriers, Lucas Zielinski et Yoan Corberand, tous présents sur le podium de la dernière épreuve en 2024 au Critérium des Cévenes. Parmi les favoris, Lucas Zielinski alors 2e, craque le premier en sortant de la route le vendredi matin. Le classement était alors dominé par Julien Deslauriers, auteur d’un excellent départ, suivi de Yoan Corberand et de deux autres habitués du trophée, Anthony Diel et Tom Vauclare. C’est finalement Yoan Corberand qui a le dernier mot, il devance Julien Deslauriers.

En Coupe de France VHC, la victoire est pour Benoit Chavet (BMW M3) devant Kevin Parsa ( BMW M3 E 30). La troisième marche du podium revient à Lionel Lebranchu ( Peugeot 205 GTI).

Michel MORILLON
par Michel Morillon | Avr 24, 2025 | AUTO, RALLYE, SPORT AUTO
Le Tour Auto 2025 s’est achevé après cinq jours d’émotions, de performance et de convivialité sur les plus belles routes de France. De Paris à Nice, cette 34ème édition a rassemblé plus de 240 véhicules historiques, offrant un spectacle unique mêlant sport automobile, patrimoine et traditions. Partis du Château de Vaux-le-Vicomte à Paris le





mardi 8 avril, les participants ont traversé des paysages exceptionnels et disputé des épreuves chronométrées sur circuits et routes fermées. Des milliers de spectateurs se sont pressés à chaque étape, confirmant l’engouement intact pour cet événement et le patrimoine automobile. De Paris à Nice, en passant par l’Alsace et le Massif Central, chaque circuit et ville-étape a réservé un accueil chaleureux aux concurrents.
CLASSEMENT VHC
Au terme d’une semaine intense et pleine de rebondissements, c’est l’équipage ( #212) avec une Shelby Cobra 289 de 1965 qui s’impose en Compétition VHC. Damien et Sylvie Kohler ont réussi à se défaire de leurs principaux concurrents lors de la dernière étape, réalisant alors 5 jours de compétition sans faute. Pour gagner il fallait être régulier, 5e à Dijon, 6e à Mulhouse, 4e à Clermont-Ferrand, 3e à Villeneuve-les-Avignon, ils remportent ce Tour Auto 2025 après plusieurs podiums ces dernières années. Mais la bagarre a été intense. Le premier leader, à l’issue de la première spéciale, Richard Doux sur sa Type E (#220) a ensuite été fortement pénalisé dans la


suivante, il ne termine que 32e. Pour Emile Breittmayer, associé à Maxime Vilmot (#253) Ford GT 40, le rallye avait bien débuté, ils étaient en tête du classement après les 3 premières étapes. Ils ont du abandonner entre entre Charade et Tence sur panne mécanique, bris de pont. On notera aussi l’abandon des Bonnardel Jaguar Type E (#206) dans la spéciale du Beaujolais alors qu’ils étaient de solides 2e. Le podium est complété par Marcus

Anderson et Nicola Arena à la 2e place sur une Jaguar Type E (#215), ils devancent les Penlae, Porsche 911 2,0 L (#214). Les 4e et 5e place sont occupées par des concurrents du plateau 3, ce qui est assez rare sur le Tour Auto. On retiendra la belle performance de Jean-Pierre Gagick (animateur auto moto), 5e sur la Ford Mustang (#172) qui a remporté toutes les courses de ce plateau sur circuit.
CLASSEMENT CLASSE G

C’est la Matra MS650 (#251) de John of B. et Sibel qui remporte cette catégorie, toujours spectaculaire sur circuit mais un peu handicapé sur les spéciales sinueuses, elle partait favorite mais quelques ennuis mécaniques l’ont souvent retardée . Elle rallie néanmoins l’arrivée et c’est un petit exploit. Le podium de cette catégorie est complété par la Porsche 911 2.3 ST de Kurt Leimer et Katrin Becker (#278), avec moins d’une minute de retard sur la Matra. En troisième place on retrouve une autre Porsche 911 2.3 ST, celle de Urs Beck et Chistina Schaffner (#279).
CLASSEMENT H/I


Dans ce classement, c’est Mennechet et Loubet sur leur Ferrari 308 Gr.IV Michelotto (#264) qui ont survolé les débats. Ils ont pris pris la tête dés la 2e étape et ont su garder une avance confortable sur la BMW M1 d’Olivier Breittmayer et Pierre Sibile (#250). Malgré la grosse attaque, ces derniers, sont sortis dans l’avant-dernière spéciale ruinant tous leurs espoirs de podium . Le classement de cette catégorie est complété à la 2e place par Paul Surand / Béatrice Derache, De Tomaso Pantera (#283), qui devance une autre Porsche, celle de Kurt Thiel et Angelica Fuentes sur leur 911 Carrera RSR 2.8 (#268).
CLASSEMENT A L’INDICE DE PERFORMANCE
C’est un classement qui remonte à l’origine du Tour Auto. Il faut multiplier le temps mis par les concurrents par un indice de performance. A ce jeu ce sont les Porsche 356 qui se sont montrées les plus performantes et les plus adaptées à ce calcul un peu compliqué. Ce sont Gilles et Marielle Couraudon Porsche 356 (pré-A) 1500S (#164) qui s’imposent devant Charles et Jérôme Anastasio, Porsche 356 (pré-A) 1500S (#163). En troisième position on trouve Diego Meier et Giacomo Amoroso sur la Ferrari 250 MM (#158).
CLASSEMENT REGULARITE VHC




Dans cette catégorie, ce n’est pas le chronomètre qui compte, les équipages doivent respecter la moyenne qu’ils ont choisie ( basse, modérée ou haute). Toutes avances ou retards sont pénalisés. Les grands vainqueurs de cette catégorie sont les Argentins Martin H et Fransisco Sucari, ils imposent leur Porsche 911 2.0L (#39). En tête à partir de Clermont-Ferrand, ils ont toujours gardé une marge suffisante pour rester en tête du Tour Auto. Ils devancent Thomas Hinrichsen et Solange Mayo sur leur magnifique Maserati 200SI (#31). A la 3e place on trouve Emmanuel Peyre de Fabregues et Charles Van Wonterghem sur leur Austin Mini Cooper S (#69). A noter dans cette catégorie, deux équipages engagés sur des Bugatti, une T57 S de 1936 et une T55 de 1935, elles ont toutes les deux rallié l’arrivée.

Le rendez-vous est d’ores et déjà donné pour l’édition 2026, qui promet de nouvelles surprises et toujours plus de passion.
MICHEL MORILLON
par Michel Morillon | Fév 6, 2025 | AUTO, RALLYE, SPORT AUTO
Le Rallye Monte-Carlo version WRC moderne, où Sébastien Ogier & Vincent Landais sont sortis victorieux, cède sa place à l’opus Historique. Ce jeudi 30 janvier 2025 les concurrents s’élancent successivement depuis Bad Hombourg (14h), Monte-Carlo (18h), Reims et Turin (19h), avec une destination commune : la place du Champ

de Mars, à Valence. Les équipages viennent de toute l’Europe, pays baltes comprenant, d’Ukraine, de Suisse et même des Etats-Unis (25 nationalités représentées au total). Les modèles ayant participé au Rallye Monte-Carlo



entre 1911 et 1983 sont autorisés à s’inscrire, et ce sont finalement 219 voitures qui sont admises à participer, dont la plus ancienne, une Sunbeam Alpine. James Pohl et Joyce Mordenti font une nouvelle fois confiance à leur bolide datant de 1953.

Le début du 27e Rallye Monte-Carlo Historique est intense, une première ZR (zone de régularité) bien enneigée met déjà certains concurrents en difficulté, plusieurs sorties de route dans le neige sans gravité, mais les équipages malchanceux sont vite remis en piste par les nombreux spectateurs. Au soir de la première Étape de

Classement, les tenants du titre, Michel Decremer et Jennifer Hugo, sur Alfa Giulia Ti n° 200, sont en tête du Général. Ils précèdent Raisys / Meilunas Jaguar Mk2 3.8 n°211 et Schon et Giammarino Austin Mini Cooper S n°209 . A noter que tous ces équipages sont en moyenne basse, ce qui prouve la difficulté de tenir les moyennes imposées, particulièrement en moyenne haute.
Les 206 concurrents encore en course sur cette 27e édition s’élancent ce dimanche sur les routes mythiques



ardéchoises. Après le passage dans les célèbres spéciales du Burzet et de Saint -Bonnet le froid, c’est toujours Michel Decremer et Jennifer Hugo qui mènent le rallye. Ils devancent Climent Asensio / Gimenez Valls BMW 323i n° 10 et, Raisys / Meilunas Jaguar Mk2 3.8 n°211.
Ce lundi, les concurrents de cette 27e édition ont parcouru un total de 400km sur les routes de la Drôme. Un parcours réservant de nombreux pièges, entre routes sinueuses, changement de revêtement et mêmes quelques surprises laissées par les concurrents de la version WRC quelques jours auparavant. Les spectateurs sont nombreux sur le parcours et notamment à Buis-Les-baronnies qui accueille la foule des grands jours. La
c
ommune drômoise aux 2200 âmes s’est animée ce lundi, dès la mi-journée, pour accueillir le 27e Rallye Monte-Carlo Historique. Tous les concurrents étaient attendus pour valider leur passage au Contrôle Horaire, sous les yeux de très nombreux passionnés, venus admirer ces 200 voitures de légende. En fin de cette Étape Commune 1, Michel Decremer et Jennifer Hugo Alfa Giulia Ti n° 200, conservent la tête du Classement Général.
Sur la route du Rallye Monte-Carlo Historique, le Team des Chefs a souhaité saluer la mémoire de son ami, S.E.M. Didier Guillaume, qui était également le Ministre d’Etat de la Principauté de Monaco. Disparu soudainement le 17 janvier dernier à l’âge de 65 ans, l’ancien sénateur drômois participait l’année dernière encore au Rallye Monte-Carlo Historique.
Ce mardi, se sont les 196 concurrents encore en lice qui quittent Valence pour rejoindre la Principauté de Monaco avec notamment 3 Spéciales souvent empruntées par le rallye moderne : la Motte Charançon / Rosans, Sisteron / Thoard et le célèbre col de Fontbelle (1304m) souvent enneigé et Briançonnet / Entrevaux, lieu de la fameuse victoire de Sébastien Loeb au Monte-Carlo 2022. Comme d’autres communes durant toute cette 27e édition du Rallye Monte-Carlo Historique, Digne-les-Bains avait mis les petits plats dans les grands pour accueillir les concurrents. Lors de ce Contrôle Horaire de la mi-journée, le public s’est déplacé en nombre pour admirer les voitures qui sortaient de deux Spéciales de Régularité. Concernant le Top 5 au général, avant de reprendre la

route de nuit, Decremer et Hugo Hugo Alfa Giulia Ti n° 200 sont toujours en tête du Rallye Monte-Carlo Historique devant Climent Asensio et Jimenez Valls BMW 323i n°10. Derrière, Rossi / Frascaroli Lancia Fluvia n°225 sont de solides 3e. Avant de repartir, Schon / Giammarino, Austin Mini Cooper S n°209 ainsi que les lituaniens Raysis / Meilunas Jaguar Mk2 3.8 n°211 peuvent encore espérer un podium
La fin approche pour cette 27e édition de Rallye Monte-Carlo Historique 2025. Ce mardi, en début de soirée, S.A.S. le Prince Albert II a honoré l’épreuve de sa visite sur le Port de Monaco à quelques minutes de l’Etape Finale.

Ce mardi soir, les concurrents s’élancent depuis Monaco à partir de 21h00 pour l’Étape Finale de ce Rallye Monte-Carlo Historique 2025, la mythique « Nuit du Turini ». Nouveauté cette année, l’introduction de la « Monte-Carlo Historique Power Stage ».
Cette dernière nuit ne modifie pas le classement du rallye. Et c’est logiquement que Michel Decremer et Jennifer Hugo Alfa Giulia Ti n° 200 sortent vainqueurs du 27e Rallye Monte-Carlo Historique 2025. Déjà vainqueur en 2017 et vainqueur sortant, les deux fois sur Opel Ascona, il ajoute une 2e victoire de rang avec Jennifer Hugo. Pourtant l’équipage avait changé de monture et de moyenne mais ils ont été imperturbables, en tête

dès le premier soir et impériaux dans cette nuit du Turini, bravo !!!!! Derrière se sont les espagnols Climent Asensio / Gimenez Valls BMW 323i n°10 qui accrochent la seconde place, premier équipage en Moyenne Haute. Pour la 3e place, la lutte a été serrée, le duel italien tourne à l’avantage de Rossi / Frascaroli Lancia Fluvia n°225 mais pour 10 points seulement. Schon / Giammarino Austin Mini Cooper S n°209 échoue à quelques points du podium et vont regretter d’avoir perdu quelques places la veille.
Nous avons assisté à une 27 édition du Rallye Monte-Carlo Historique très disputée sur un rythme digne des grands Monte-Carlo d’antan et sur un parcours particulièrement difficile. Cette année encore, les passionnés, spectateurs et concurrents ont répondu présent. Vivement 2026.
Photos Michel MORILLON
par Michel Morillon | Jan 27, 2025 | AUTO, RALLYE, SPORT AUTO
Cette année encore la 93e édition du Rallye Monte-Carlo est basée à Gap, ville étape, hôte de l’épreuve de 2014 à 2021 et de nouveau retenue depuis 2024. La 93e édition du Rallye Automobile Monte-Carlo propose un parcours autour de quatre départements traversés (04, 05, 06 et 26) dans la tradition des Monte-Carlo d’antan. Ce parcours reprend des spéciales connues, mais aussi de nouveaux secteurs qui devraient augmenter les


difficultés et maintenir le suspense. Dans la foulée des reconnaissances, programmées du lundi 20 janvier au mercredi 22 janvier, les concurrents autorisés à prendre le départ se lancent pour la première fois de la saison en
conditions de course à l’occasion de la séance de mise au point (Shakedown – 3,28 km). C’est l’occasion de tester le set-up des véhicules qui ne sont plus équipées, depuis cette année, du système de propulsion hybride, et de s’adapter aux nouveaux pneumatiques fournis par Hankook depuis le retrait de Pirelli.
Ott Tänak (Hyundai) entame bien ce 93e Rallye Monte-Carlo en signant le meilleur chrono absolu (2’09″8) du shakedown. Le champion du monde 2019 a donné une première idée de ce que pourrait être cette édition 2025 : une bagarre somptueuse et acharnée entre quatre champions du monde, sur les 18 épreuves spéciales de ce 93e Rallye Monte-Carlo 2025.

Le départ officiel est donné ce jeudi sur la place du Casino à Monaco. 68 équipages prennent le départ dont quatre champions du monde, Thierry Neuville, Sébastien Ogier, et Ott Tänak et Kalle Rovanperä, qui revient pour une saison complète chez Toyota. Parmi les transferts, on note l’arrivée chez Hyundai du Français Adrien Fourmaux qui a réalisé une excellente saison chez Ford M-

Sport avec plusieurs podiums et du champion de WRC2 Sami Pajari qui obtient un volant en Rally1 cher Toyota. On compte au départ, 10 Rally1, les plus puissantes et 23 voitures dans la catégorie WRC2 (forfait de Matthieu

Margaillan suite à son accident au shakedown). Parmi les amateurs on trouve ’’ les fils de’’, le jeune Eliott Delecour, 17 ans, fils du célèbre François (podium à Monaco en 1991) et Pablo Sarrazin fils de Stéphane Sarrazin, plusieurs participations aux 24 Heures de Mans avec Peugeot et Toyota.
Les concurrents se dirigent vers les trois premières épreuves spéciales, prévues de nuit entre les Alpes de Haute-Provence et les Hautes-Alpes. Cette 93e édition démarre sur les chapeaux de roue, et c’est le roi du Monte-Carlo, Sébastien Ogier (9 victoires) qui signe le meilleur temps dans la toute première spéciale, jeudi soir entre Digne-les-Bains et Chaudon-Norante (ES1, 19,01 km). En 11 minutes, 30 secondes et 4 dixièmes, le

Français a infligé 3.9 secondes à Elfyn Evans, son coéquipier chez Toyota, et 4.4 secondes au nouveau champion du monde, Thierry Neuville, dans la Hyundai portant le numéro 1. La bonne surprise de cette première spéciale vient d’Adrien Fourmaux (4e), le nouveau pilote Hyundai, est intercalé entre ses deux champions du monde de
coéquipiers, Neuville et Ott Tänak (5e). La troisième et dernière spéciale de ce jeudi, entre Avançon et Notre-Dame-du-Laus (ES3, 13,97 km), est marquée par une superbe performance d’Elfyn Evans (Toyota). Il fait mieux que Neuville, de 5.4 secondes, et que Rovanperä, de 10.7 secondes. Au classement général, Neuville prend la en tête du rallye. Evans à 2 secondes et Ogier à 12.8 secondes, vont mener la chasse.
La deuxième journée du rallye a son lot de rebondissements, le tenant du titre, Thierry Neuville, abandonnent toute chance de 3e succès en Principauté. Le champion en titre est victime d’une légère sortie de route dans l’ES9 lourde de conséquence, avec une roue arrière gauche arrachée et il récidive dans la même spéciale au deuxième


tour avec une crevaison du pneu avant-gauche. Il perd quatre minutes dans l’aventure. A la fin de cette journée, il pointe à la 9e place du général. Sébastien Ogier termine la deuxième journée du 93e Rallye Monte-Carlo comme il avait débuté la soirée d’ouverture jeudi, en signant deux meilleurs temps coup sur coup. D’abord dans l’ES8, sur ses terres, puis au détour de l’ES9, entre La Bréole et Selonnet (18,31 km). Adrien Fourmaux s’est parfaitement adapté à sa nouvelle monture, la Hyundai i20, il est seul pilote à rivaliser avec l’octuple champion du monde. Le pilote du nord de la France a terminé une nouvelle fois 2e de l’étape, à 2,8 secondes d’Ogier.
L’avant-dernière journée du 93e Rallye Monte-Carlo s’achève sur un nouveau meilleur temps d’Ott Tänak (Hyundai), son quatrième sur les six spéciales disputées samedi. Sébastien Ogier (Toyota), toujours leader, ne compte plus que 20,3 secondes d’avance sur son équipier Elfyn Evans, revenu au 2e rang du classement général.
Mauvaise journée pour Adrien Fourmaux (Hyundai) qui a dû céder la 2e place à Evans. La journée du dimanche est décisive pour les quatre premiers au classement général qui se tiennent en 27 secondes. Derrière eux, les trois autres pilotes Toyota, Kalle Rovanperä (4e à 55 secondes), Takamoto Katsuta (5e à 1 minute 43) et Sami Pajari (6e à plus de 4 minutes), n’ont plus grand-chose à espérer, hormis les points bonus dimanche.
La dernière journée du 93e Rallye Monte-Carlo peut encore amener des rebondissements. Avec 20 secondes d’avance au général, Sébastien Ogier n’est pas à l’abri d’une remontée de ses concurrents. On annonce un col de Turini très verglacé et le choix des pneus s’avère compliqué. Elfyn Evans (Toyota), quatre fois vice-champion du
monde ces cinq dernières années, et Adrien Fourmaux, le petit nouveau de chez Hyundai entretiennent le suspense jusqu’au départ de cette ultime spéciale. Sébastien Ogier tient bon, il a parfaitement géré, tout au long de ces 17,9 km, les 18.2 secondes d’avance qu’il avait au départ de cette ES18, dans sa Toyota Yaris du Gazoo Racing, il remporte dimanche son 10e « Monte-Carl’ », dont neuf en WRC (et un en IRC, en 2009). C’est sa 62e victoire en Mondial des rallyes. Elfyn Evans conserve sa 2e place, une bonne opération pour le Championnat du monde. Adrien Fourmaux a tout essayé, mais il n’a pas pu remporter la première victoire de sa carrière en WRC, après cinq podiums chez M-Sport Ford l’an dernier, il monte sur la 3e marche du podium, et fait une entrée remarquée chez son nouveau employeur, Hyundai.


En plus d’Ogier et Fourmaux, les couleurs du rallye français ont aussi été brillamment défendues par Yohan Rossel (Citroën), le champion WRC3 de 2021. Il remporte la catégorie WRC2 pour la troisième fois à Monte-Carlo, dans sa Citroën C3 de l’écurie PH Sport, devant Eric Camilli (Hyundai) et Léo Rossel (C3), son petit frère. Quant à Sarah Rumeau, engagée en WRC2 avec le soutien de la Fédération française du sport automobile (FFSA), elle prend une très honorable 19e place du classement général, sur 68 partants.
Nous avons assisté à un Rallye Monte-Carlo qui restera dans les mémoires, un parcours sélectif, du froid, de la glace et un succès populaire au rendez-vous.
Photos Michel MORILLON