par Michel Morillon | Juin 24, 2021 | AUTO, EN BREF, REPORTAGES, SALONS
Époqu’Auto constituera en effet l’un des événements phares du deuxième semestre à Lyon – Eurexpo, où le salon s’installera du 5 au 7 novembre 2021.
Cette édition du renouveau braquera les projecteurs sur les trois plateaux vedettes qui avaient été organisés dans les moindres détails en 2020, afin de respecter l’investissement alors fourni par les clubs de marques : Simca, avec l’appui du club Simca France, le plateau prestige dédié à la marque Bentley et enfin les atypiques Tricyclecars, grâce à la participation de l’Amicale Tricyclecariste de France.

Simca, c’est un demi-siècle de voitures populaires, pendant près de 50 ans, Simca fut incontestablement le plus italien des constructeurs auto. Une marque dont le parcours chaotique prend fin en 1980, après être passée des mains de Fiat à celles de Chrysler entre 1963 et 1978, puis de Peugeot, qui baptise les derniers modèles du nom de Talbot

Bentley est une légende britannique et deux ans après avoir fêté son centième anniversaire, Bentley prendra ses quartiers à Époqu’Auto pour une retrospective majeure. Sur environ 500 m2 de surface d’exposition, le Club des 3A s’est appliqué à réunir une vingtaine de modèles dont certains modèles emblématiques: Bentley 3 litres Sport, Bentley 3,5 Derby Carrosserie Salmon&Sons, Bentley Type R, Bentley Continental Park Ward, Bentley Speed 8.

Les Tricyclecars investissent Époqu’Auto pour une exposition totalement inédite. Cette édition d’Epoqu’Auto permettra de retrouver beaucoup d’entre eux : Morgan, Darmont, Sandford D’Yrsan, BSA, Villard. On pourra découvrir des modèles rares: Unique Darmont spécial à compresseur de 1926, Sandford Grand Sport 1929 ou Morgan Super sport 1934.
Un plateau moto sera cette année consacré aux engins d’avant-guerre. Aucune marque spécifique ne sera mise en avant cette année. Les organisateurs, ayant préféré présenter une large rétrospective de motos françaises et étrangères sorties d’usine entre le début du siècle et 1940, une Harley Davidson VLD 74 de 1934, une Harley Davidson Type F avec side-car de 1918, une Terrot 750 à moteur MAG de 1919…
Rendez-vous le vendredi 5 novembre 2021 pour une 42e édition qui ne pourra être qu’historique.
par autofocus | Oct 21, 2013 | AUTO, RÉTRO
Dans le cadre de notre essai « youngtimer » ce n’est pas 1 véhicule d’exception que nous avons eu la chance de conduire, mais 2 à la fois. C’est aux légendaires Golf Gti et Renault 5 Alpine que nous avons fait appel pour établir un comparatif hors du temps. Notre choix s’est porté tout naturellement vers ces véhicules qui ont insufflé la passion de l’automobile à bon nombre d’entre nous. En 1976, lorsqu’elles ont été commercialisées simultanément, le monde de l’automobile a alors pris un virage à 180°, du fait de leur conception pratique, de leurs performances redoutables, et d’un prix qui avoisinerait 16 000 € aujourd’hui !
Notre terrain de jeu, c’est l’arrière-pays niçois, plus exactement les Gorges du Cians. Un lieu fait de petites routes sinueuses qui se prêtent parfaitement à cet exercice. C’est l’histoire de l’automobile que nous avons entre nos mains. Le rêve de toute une génération.
En termes de résultats commerciaux, bien que la Golf GTi ait damé le pion à la Renault 5 Alpine, les deux autos jouent pourtant bel et bien dans la même cour. Compactes, sportives, légères et accessibles, elles promettent beaucoup pour un budget raisonnable. C’est ce que nous pouvons constater sur ces routes tortueuses, où nous prenons un malin plaisir à passer de virage en virage. Attention, la vigilance et l’anticipation sont de mise, car aucune de ces deux autos ne dispose d’ABS, d’ESP… ; elles ont très peu de systèmes de sécurité. C’est une conduite à l’ancienne, avec tous les risques qui vont avec. Les différences entre les deux autos se font vite ressentir. Alors que la Golf est parfaitement à l’aise et quasi irréprochable, la Renault 5, malgré une motorisation vive, qui monte facilement dans les tours, se retrouve larguée, faute à une direction trop lourde et une prise de roulis importante. Après plusieurs virages, la mécanique restreint notre fougue. Les freins à tambour ne font pas preuve d’endurance et leur efficacité s’altère rapidement.
On s’arrête alors pour observer les différences de présentation entre les deux modèles.
Petite voiture compacte, l’Alpine ne manque pas de prestance et se différencie aisément de ses sœurs: bouclier monobloc, jantes en tôle à large déport, sièges baquets, stickers « A5 » latéraux et sur le capot. Par contre, on note un détail étrange pour une sportive : son tableau de bord. Ni manomètre de température d’eau, ni de température et de pression d’huile ne sont présents ! Pour une Alpine, ça fait désordre !
Sur la Golf GTi, c’est un tout autre état d’esprit. A l’intérieur elle se démarque de sa rivale en un clin d’œil : la célèbre balle de golf en guise de pommeau de vitesse, des sièges sport couverts d’un tissu à carreaux de style écossais, et ici bien entendu tous les manomètres de la parfaite petite sportive sont évidemment bien en place ! A l’extérieur, la petite allemande affiche une tenue plus discrète grâce à un équipement raffiné : spoiler avant imposant, bordures rouges sur la grille de calandre, liseré rouge sur les ailes, élargisseurs d’ailes en plastique noir.
En conclusion, on comprend facilement pourquoi la Golf GTi a tant fait parler d’elle, continue de faire couler beaucoup d’encre et anime le cœur des passionnés depuis tant d’années. Polyvalente, pétillante, légère, elle est tout simplement sensationnelle et lança à elle seule le mythe GTI chez Volkswagen, celui qui se perpétue aujourd’hui avec la Golf 7. Chez Renault, c’est un peu la même histoire qui se reproduit. Le retour d’Alpine est prévu pour 2016, avec une voiture possédant les mêmes qualités que les précédentes et au moins 280 CV sous le capot. Les comparatifs entre les deux marques ne sont pas prêts de s’arrêter.