par Michel Morillon | Fév 7, 2026 | AUTO, RALLYE, SPORT AUTO
Cette 28e édition du Rallye Monte-Carlo Historique marque un tournant majeur dans l’histoire de l’épreuve Monégasque. Plus qu’une simple compétition de régularité, ce nouveau millésime introduit des évolutions souhaitées par les concurrents et approuvées par le Comité d’Organisation de l’Automobile Club de Monaco, tout en préservant l’esprit authentique et populaire qui a fait sa renommée. Dates repensées, sélection élargie de véhicules (modèles ayant couru entre 1911 et 1986), six villes de départ et surtout, des spéciales de régularité disputées sur routes fermées.




Pour la poignée d’irréductibles qui ont coché John O’Groats comme ville de départ, village du nord des Highlands en Écosse et point septentrional du parcours de concentration, le coup d’envoi de cette édition 2026 est planifié le jeudi 29 janvier. Les autres départs s’échelonnent dès le dimanche 1er février depuis Bad Homburg, Barcelone, Monte-Carlo, Reims et Turin. Avec pour destination commune, Valence, préfecture du département de la Drôme et traditionnelle ville étape, où les premiers concurrents sont attendus Esplanade du Champ de Mars le lundi 2 février à partir de 12h30…








Comme chaque année, on retrouve dans la liste des engagés, des pilotes et personnalités du monde du sport automobile. On peut citer Takuma SATO / Sota KAWASHIMA Honda Civic RS (1975), Takuma Sato double vainqueur des 500 Miles d’Indianapolis (2017/2020), Bruno SABY / Christophe MARQUES Renault 5 Turbo (1980) B. SABY Vainqueur du RAMC 1988, Maurizio VERINI / Alfredo TOSCA Alfa Romeo Giulietta (1982), Maurizio





VERINI Champion d’Europe 1975, Michel DECREMER / Jennifer HUGO Opel Ascona 400 (1981), vainqueurs RMCH 2024 et 2025 oui Angelo STICCHI DAMIANI / Massimo LIVERANI Fiat 124 Abarth (1975), Ex Président de l’Automobile Club d’Italie. Les 270 équipages engagés vont rejoindre Valence, pour le départ officiel du 28e Rallye Monte-Carlo Historique.
Les premières spéciales emmènent les concurrents dans le Vercors, avec une copieuse 1re partie de l’étape de classement, composée d’une boucle de trois spéciales à parcourir à deux reprises. Ainsi s’enchaînent Col




Gaudissart – Bouvante avec le Col de l’Écharasson (1146 m) comme juge de paix, puis Léoncel – Oriol-en-Royans et Col de Tourniol – Barbières. D’entrée de jeu, les conditions sont difficiles, dans le Col de Gaudissart, partiellement enneigé, plusieurs concurrents partent à la faute ou rencontre des problèmes mécaniques comme Bruno Saby qui doit rejoindre Valence pour réparation. Après une longue nuit de mécanique, l’équipage de la n°38 peut prendre le départ de la 2e étape de classement avec une grosse pénalité. Plus tard dans la journée, c’est l’Opel Ascona n°100 des doubles tenants du titre Michel Decremer / Jennifer Hugo qui a fait des siennes dans la




SR3. Puis, au départ de la SR5, l’Austin Healey 3000 MkIII n°29 de l’équipage Trevisan / Trevisan Fischer a rencontré un problème de transmission. Cette première journée revient aux concurrents partis en moyenne intermédiaire qui ont bénéficié de meilleurs conditions de route. C’est l’équipage n° 116, Campana Olivier/Campana Lydia Volswagen (Golf GTI 116) qui rejoint Valence en tête du Rallye, il devance Castelein Maxime/Delplancke Philip (Austin Cooper S n° 146) et Raisys Karolis/Meilunas/Ovidijus Carles Jaguar MKII n°106).
La deuxième étape de classement, avec son parcours 100% ardéchois, conduit les 231 concurrents vers les spéciales mythiques des Monté-Carlo d’antan : Saint-Pierreville, Lachamp-Raphaël, Burzet. Les équipages se regroupent à Vals-les-Bains avant un passage devant le restaurant La Remise, à Antraigues-sur-Volane ! Avec sa fameuse tradition : les parts de tarte aux pommes offertes aux concurrents par la famille Jouanny.





La spéciale SR 7 de 10,78km a lancé la journée, malheureusement l’incendie d’une Peugeot 504 a contraint les organisateurs à annoncer la neutralisation de la spéciale après 60 concurrents. Des pénalités forfaitaires ont été attribuées en fonction du classement. La spéciale SR 8, longue 15.429km se déroule dans des conditions extrêmes, neige et verglas au sol. À bord de la Volkswagen Scirocco n°102, l’équipage Ilya Kashin / Boris Kostyrko s’est révélé en remportant deux spéciales (SR8 et SR10). Au classement général, les Espagnols Luis Climent Asensio et Carles Jimenez Valls (BMW 323i n°103) mènent devant Castelein / Deplancke (Austin Mini Cooper S n°146) et Ochagavias Temino / Macho Gomez (Porsche 911 T 2,4 ).




La troisième étape de classement emmène la caravane en direction des Barronies. La spéciale SR 11, Les Nonnières – Chichilianne surprend les concurrents avec de la glace et de la neige au sommet du col de la Menée ainsi que dans la descente. Mais c’est la spéciale SR2, le Château – la Bâtie-des-fonts qui fait le plus de dégâts. A partir du Col de Carabès, la route verglacée provoque de nombreuses sorties de route, sans gravité pour les équipages concernés. Parmi eux : les numéros 5, 30, 45, 72, 82, 134, 188, 219, 222 et 236. Dans la spéciale SR 13, Col de Chamauche – Saint-Nazaire-le-Désert, la route sale, encore abîmée par le passage, à certains endroits, de l’épreuve WRC deux semaines plus tôt, rend l’étape encore plus difficile. Cette 3e journée confirme la bonne dynamique de l’équipage Kashin / Kostyrko (Volkswagen Sirocco n° 102) qui prend la tête du 28e Rallye Monte-Carlo Historique. La lutte reste serrée pour la victoire finale, plusieurs concurrents : De Luca /Chol (Peugeot 104 n°109), Castelein / Deplancke ( Austin Mini Cooper S n° 146) ou Enz / Seeberger ( Lancia Fluvia 1,3 S n° 101) restent en embuscade.




Ce vendredi, les concurrents quittent Valence en direction de Monaco avant le passage dans les trois spéciales de la matinée. Les 217 concurrents encore en lice ont pour objectif de rallier Monaco. Dans la SR14, les Français Anthony Guillemat / Geoffrey Payre (Porsche 911 SC n°23) et les Espagnols Luis Climent Asensio / Carles Jimenez Valls (BMW 323i n°103) se sont partagés la victoire avec 11 points chacun. Puis, dans les SR15 et SR16, l’équipage suisse Claudio Enz / Cristina Seeberger (Lancia Fulvia Coupe 1.3 S n°101), vainqueur en 2023, s’est montré irréprochable, sans le moindre point de pénalité sur les deux spéciales. Au classement général, les Russes Ilya Kashin et Boris Kostyrko (Volkswagen Scirocco n°102) sont toujours en tête, à deux spéciales de régularité de la fin du Rallye Monte-Carlo Historique 2026.







A l’issue de la 2e étape commune, le classement est serré en tête du Rallye. Tout va se jouer dans la dernière nuit avec au programme, ses deux monuments : les spéciales de La Bollène-Vésubie / Col de Turini (SR17) et La Cabanette / Col de Braus (SR18). La neige est de la partie au Col de Turini et les pénalités tombent dans cette avant dernière spéciale. L’équipage Kashin / Kostyrko (Volkswagen Sirocco n° 102) solidement en tête avant de repartir pour la nuit du Turini, perdent tout sur cette dernière étape, y compris le podium… de 26 points seulement ! Ils se font en effet doubler par les Campana qui s’y réinstallent au dernier moment.

Ce sont finalement les Espagnols Luis Climent Asensio / Carles Jimenez Valls (BMW 323i n°103) qui rentrent à Monaco en grands vainqueurs du 28e Rallye Monte-Carlo Historique. Au général, ils devancent les Français Ludovic De Luca / Sébastien Chol (Peugeot 104 ZS n°109) et les Monégasques Olivier Campana / Lydia Campana (Volkswagen Golf GTI n°116), qui signent leur premier podium sur l’Historique. Deuxièmes de l’édition 2025 sur la même BMW 323i, Luis Climent Asensio et Carles Jimenez Valls ont ainsi décroché leur première victoire au Rallye Monte-Carlo Historique.


Ce Rallye Monte-Carlo Historique 2026 restera définitivement dans les mémoires. Tout d’abord par sa révolution, avec l’introduction des routes fermées, la hausse des moyennes, et l’élargissement des véhicules éligibles à participer au rallye. Mais aussi par son aspect sportif, où la victoire s’est jouée dans ses derniers moments. Et, comme la légende continue de s’écrire, le Col de Turini a une nouvelle fois choisi son vainqueur…
Photos Michel MORILLON
par Michel Morillon | Fév 4, 2026 | AUTO, INTERNATIONAL, Paris, SALONS
Le 50e anniversaire de Rétromobile, est l’occasion de célébrer celles et ceux qui, depuis un demi-siècle, ont su regarder l’automobile autrement. À travers une exposition inédite réunissant pour la première fois les BMW Art Cars ayant couru les 24 Heures du Mans, Rétromobile rend hommage à ces machines devenues œuvres, à ces voitures qui ont su transcender leur condition mécanique pour s’inscrire dans l’histoire culturelle. Cette même audace se retrouve dans l’exposition consacrée à l’unique survivant des autorails Bugatti, invitation à redécouvrir le génie du visionnaire éponyme.
BMW, LES 50 ANS DES ART CARS. Dans le cadre d’un Tour du monde, les sept Art Cars BMW ayant couru les 24 Heures du Mans font escale à Rétromobile. Un événement exceptionnel. Dès 1932, Calder avait inventé le mouvement dans la sculpture. Avant même d’arriver en terre sarthoise, les instigateurs du projet ont gagné leur pari. Partout où il passe, le coupé 3.0 CSL, vierge de toute publicité, remporte l’adhésion. Décorée d’aplats de trois couleurs primaires, le rouge, le jaune et le bleu, la BMW détonne au milieu des autres bolides. Pour assister «le rookie» Hervé, on trouve deux pointures : Sam Posey, l’un des pilotes officiels de BMW. Changement de décor


l’année suivante. BMW introduit sa Série 3 Silhouette. Lors du vernissage, le 6 juin 1977, à Beaubourg, le lyrisme de l’Américain Roy Lichtenstein s’exprime à travers des lignes jaune citrine, des points bleu foncé et des bulles vertes. La BMW 320 empoche la neuvième place et la victoire de classe. Année 1978 : c’est au tour d’Andy Warhol, devenu célèbre pour ses sérigraphies de tenter cette expérience. Warhol vient lui-même à Munich peindre son œuvre sur la coque. Le résultat est sensationnel. avec ses flaques de couleurs dégoulinantes annonçant le Bad Painting. La M1 se classe sixième d’une épreuve marquée par la pluie. Il faut attendre 1999 pour voir la cinquième Art Car BMW et la première en mesure de viser la victoire investir le circuit du Mans. L’artiste américaine Jenny Holzer a imaginé six phrases courtes, comme autant de messages, réalisées en lettres bleutées et réparties sur la carrosserie blanche du prototype V12 LMR.
MERCEDES, SUR LES ROUTES DES MILLE MILES. L’année de ses cent ans, la firme à l’étoile revient sur son histoire à travers la mythique course routière italienne des Mille Miglia. L’année 2026 revêt une importance toute particulière pour Mercedes-Benz. Le constructeur allemand célèbre à la fois les 140 ans du dépôt de brevet par Carl Benz de son « véhicule à trois roues avec moteur à essence », ainsi que les 100 ans de la naissance de Mercedes- Benz, issue de la fusion entre Benz & Cie et Daimler-Motoren-Gesellschaft. Sur son stand, Mercedes

rend hommage à son histoire à travers son engagement dans la mythique course des Mille Miglia. La période d’après-guerre est à l’honneur avec la présence de plusieurs modèles emblématiques : une 300 SL, une 190 SL et une berline W120, dite « Ponton ». La 300 SL est sans conteste l’un des véhicules les plus iconiques de la marque. Avec ses célèbres portes papillon et ses performances remarquables, elle dérive directement du coupé victorieux aux 24 Heures du Mans et à la Carrera Panamericana en 1952. En 1955, Mercedes s’illustre avec une éclatante victoire aux Mille Miglia grâce à la 300 SLR de Stirling Moss et Denis Jenkinson,
ŠKODA, 125 ANS DE COMPÉTITION. Non contente de figurer parmi les pionniers de la mobilité individuelle, Škoda s’impose également comme l’un des premiers constructeurs à s’engager en compétition. Dès 1901, la marque engage ainsi des vélos à moteur sous l’appellation Laurin & Clément, afin de promouvoir ses productions. Visible à Rétromobile, ce deux-roues historique est accompagné d’un autre modèle emblématique : la

barquette 1100 OHC de 1957. Autre curiosité issue du musée de Mladá Boleslav : le coupé 130 RS, qui s’illustre en groupe 2 lors du Rallye Monte-Carlo 1977 dans la catégorie des moins de 1 300 cm3. Produits à seulement deux exemplaires, ces coupés se distinguent par leur poids réduit de 720 kg, rendu possible par l’utilisation extensive de panneaux de carrosserie en aluminium. Les 130 RS poursuivent ensuite une carrière remarquable : 9e et 10e places au Rallye de l’Acropole en 1978, titre de championne d’Europe des voitures de tourisme en 1981… Autant de succès qui font écho au retour récent de Škoda en compétition, où la marque continue de multiplier les victoires.
ALFA ROMEO, DES CHEVAUX DE FEU. Le constructeur italien a sorti trois modèles emblématiques des Trente glorieuses. Le premier est un exemplaire du spider 1600 Duetto. Héritière de la Giulietta Spider, le véhicule sera présenté en première mondiale au salon de Genève de 1966 et sera également le dernier projet coordonné par

Giovanni Battista « Pinin » Farina. Le second est la barquette 750 Competizione, dont le style original porte la signature du carrossier Boano tandis que le châssis tubulaire et le moteur 1,5 litre double arbre à double allumage de 145 ch sont l’œuvre du sorcier Abarth. Le troisième véhicule est un autre fleuron de la course : la Tipo 33/2 Perescopo 967. Sa conception a été finalisée par l’ingénieur Carlo Chiti. La 33 est animée par un nouveau V8 2 litres extraplat en alliage léger de 260 ch et alimenté par injection.
BUGATTI, LES INSOLITES DE MOLSHEIM. Autour d’une mise en lumière réalisée par les ateliers Mathieu Lustrerie, Rétromobile rend hommage au génie d’Ettore Bugatti à travers la présentation du dernier survivant des autorails Bugatti, conservé à la Cité du Train de Mulhouse, et d’une sélection de neuf voitures issues du Musée National de l’Automobile. Exposé à la Cité du Train de Mulhouse, le dernier des 88 autorails produits, est

aujourd’hui mis à l’honneur à Rétromobile. Longs de 23 mètres, profilés, équipés de quatre moteurs de 200 ch chacun, ces autorails atteignent 140 km/h, avec un record enregistré à 196 km/h. À ses côtés, neuf Bugatti automobiles, dont certaines uniques, complètent ce panorama insolite. La plus ancienne est l’une des cinq Type 32 « Tank » engagées au Grand Prix de Tours en 1923. Non loin, le Type 47 à moteur seize cylindres en U est présenté pour la première fois au public, après avoir été longtemps oublié dans les réserves du musée Schlumpf. Autre curiosité, la Type 56 électrique de 1931, produite à dix exemplaires, annonçait déjà 100 km d’autonomie.
L’ÂGE D’OR DU RALLYE. Autour des grands noms de la discipline (pilotes, copilotes, préparateurs, journalistes, photographes,…) mais aussi d’une sélection de véhicules, Rétromobile rend hommage, en partenariat avec la Fondation Gino Macaluso, aux épreuves routières, depuis la période charnière de la fin des années 1950 où les rallyes cessent d’être des courses de régularité pour devenir des compétitions de vitesse pure.

A la fin des années 1970, Jean-Marie Balestre, le nouveau président de la Fédération Internationale de l’Automobile (FIA), jette les bases du Groupe B. Avec la 037 à moteur central arrière engagée au Tour de Corse, en mai, Lancia est le premier constructeur à présenter un véhicule correspondant à l’esprit de la réglementation. Puis à partir de 1981, Audi engage ses fameux coupés Quattro. Leur système à quatre roues motrices révolutionne la discipline. Pour son retour en rallyes avec la 205 T 16, Peugeot s’en inspire et y ajoute une architecture à moteur central arrière. La course à l’escalade vient de commencer. Le mois suivant, Lancia reprend la formule pour la Delta S4.
ALPINE, UNE HISTOIRE EN OR. Lors de Rétromobile, Alpine rend hommage à sa légendaire berlinette A110 en lui consacrant la majeure partie de la superficie de son stand. Autour de la dernière version, la série spéciale A110 R Ultime, le constructeur au A fléché présente la toute dernière A110 originelle. Sortie des chaînes de l’usine de Dieppe, en 1977, il s’agit d’un modèle 1600 SX de couleur vert clair. Cette année-là, Alpine ne fabrique que cent-trente-trois exemplaires de la berlinette 1600 SX, la seule à se maintenir au catalogue à côté de la A310. Le 4-cylindres de 1647 cm3 délivre alors une puissance de 95 ch.

RENAULT, LES 35 ANS DE LA CLIO. Avec 17 millions d’unités vendues depuis 1990 (dont 6 millions rien qu’en France), la Clio a tout d’une grande, comme le disait le célèbre slogan publicitaire de la citadine. Elle fait son apparition à la veille du grand marché unique européen en 1993. Ce nouveau modèle, qui emprunte son nom à la mythologie grecque, est le catalyseur de toutes les ambitions de la marque au losange. La deuxième génération de la Clio pointe le bout de son capot en 1998. De 3,77 m de long, elle établit un record de production à 5,632 millions d’unités et a même droit à une version Renault Sport à moteur V6 implanté en position centrale arrière

PEUGEOT, LA 205 GTI EN MAJESTÉ. GTI : ces trois lettres magiques, qui ont contribué au succès de la 205, sont à l’honneur avec sept modèles. Voiture du renouveau de la marque sochalienne, la citadine 205 est commercialisée depuis un an lorsqu’est présentée la déclinaison 3 portes et son dérivé sportif GTI. Véritable rivale de la Golf GTI, la bombinette française participe au succès du sacré numéro de Peugeot et accompagne en 1984 l’entrée en championnat du monde des rallyes de la 205 T 16. En 1986, la GTI évolue pour atteindre 115 ch et se décliner en version cabriolet CTI avec arceau. Devenue la chef de file de la catégorie des GTI, la petite sportive de Peugeot sera produite à près de 300 000 unités dans ses différentes versions.

CITROËN, L’INNOVATION DANS LE SANG. Mais à quoi donc servent les concepts de salon ? Ces prototypes testent les réactions du public et préparent à de futurs modèles de série. Cette logique s’incarne dans la 2 CV A que Citroën présente à Rétromobile. Il s’agit de l’une des quatre survivantes sur les 250 prototypes du projet de TPV (Toute Petite Voiture) réalisés pour le salon de l’Auto de 1939. En 1956, les recherches sur l’aérodynamique

d’André Lefebvre donnent naissance à la C10, une berline de 3,84 m en forme de goutte d’eau capable d’atteindre les 100 km/h avec son moteur de 2 CV. Au salon de Paris de 1980, c’est le designer Trevor Fiore qui crée la surprise avec le concept Karin, un coupé à la forme pyramidale, portes ouvrant en ailes de mouette, conduite centrale et trois places de front. Quant à Oli et Elo, les deux derniers concepts, ils représentent un réservoir d’idées dans lequel la marque française va puiser pour concevoir ses prochains véhicules.
OPEL, DES SPORTIVES DE HAUT RANG. Présent pour la première fois de son histoire à Rétromobile, la marque au Blitz profite du retour du label GSE pour présenter les modèles sportifs les plus renommés de son passé. La berline compacte Kadett C dispose également à partir de 1975 d’une variante sportive GT/E. Reconnaissable à sa
carrosserie deux portes et bicolore (jaune et noir pour la première série, jaune et blanc pour la seconde) elle se distingue également par sa motorisation. Son 4-cylindres de 1,9 litre. Sept ans plus tard, alors que la marque cherche une remplaçante à l’Ascona 400 qui vient de permettre à Walter Röhrl d’être sacré champion du monde des rallyes et dans le but de répondre à la nouvelle réglementation du groupe B, Opel introduit la Manta 400.
GOODING CHRISTIE’S, DES FERRARI ET DES GT. C’est un événement dans le monde des collectionneurs. Dans le cadre de son partenariat pluriannuel avec Rétromobile, la maison de vente aux enchères Gooding Christie’s organise pour la première fois une vente dans l’enceinte du salon. Sur les 86 lots annoncés, Ferrari occupe la pole position avec 16 véhicules. Lors de la vacation, est dispersée la collection d’Angela Cherrett décédée en février 202. Ses héritiers ont confié quatre 6C à la vente : une version Mille Miglia Speciale série 2 de






1928, une berline 1750 Gran Turismo Série 5 de 1931, une version 1500 Sport Série 2 de 1928 et le Tourer 1750 Super Sport Série 3. Les amateurs de chefs-d’œuvre de la carrosserie française ne seront pas en reste puisque la vente sera une occasion rare d’acquérir l’une des berlinettes Talbot Lago T-150-C-SS Teardrop. De son côté, Bugatti est représenté par la Bugatti 57 C Atalante châssis n°57718, réputée pour être l’un des trois exemplaires à moteur suralimenté et carrosserie aluminium. Entre autres raretés, le catalogue propose aussi une BMW M1 de route toujours restée dans la même famille allemande et la Maserati 5000 GT carrossée par Frua à la demande de l’Aga Khan IV en 1962.
Défit relevé pour Gooding Christie’s, qui a réalisé une vente aux enchères du cinquantième anniversaire exemplaire, avec 83 lots proposés à la vente. L’évènement à rapporté 50,41 millions d’euros. Les enchères se sont envolées pour certains modèles, avec la meilleure vente pour la Ferrari 288 GTO de 1894 adjugée à 9,117 500 millions d’euros € (record mondial pour le modèle). La Ferrari KXX K Evo, plus moderne a trouvé preneur pour 6,98 millions d’euros. La troisième meilleurs vente est attribuée à la sublime Talbot-Lago T150-C de 1938 qui est partie pour 6,755 millions d’euros. Certains lots phares de la vente ont trouvé preneur au prix estimé, l’autre

Ferrari FXX Evo 2008 (4 448 750€), la Lamborghini Miura P400 SV de 1971 (3 380 000€), la Bugatti Type 57C Atalante de 1938 (2 225 000 euros), ou la Shelby 427 Cobra de 1966 (1 062 500€). Parmi les belles enchères on peut citer le Cyclecar Bedelia DB2 adjugé à 93 300€ soit un prix trois fois supérieur à son estimation. Les voitures Française ont tenue leurs estimations, l’Alpine A110 Groupe 4 de 1971 a trouvé acheteur à 241 250 €. Parmi les déceptions, les lots d’Alfa Romeo 6C de la collection d’Angela Cherrett ont été adjugés en dessous de leur valeur sans prix de réserve. L’ Alfa Romeo 1750 Super Sport de 1929 s’est vendue 342 500 euros, soit deux fois moins que son estimation. Le lot le plus prestigieux de la vente, la Ferrari 250 GT SW Berlinetta de 1960 estimée entre 8 et 9 millions d’euros n’a pas trouvé preneur ainsi que la Maserati Ghibli Spider de 1971, la Lamborghini Diablo de 2000, la Ferrari 250 GT LWB California Spider de 1960, ou encore le Bugatti Type 40 de 1928.
LA GALERIE DES ARTISTES. L’année des 50 ans du salon, la Galerie des artistes s’impose, plus que jamais, comme le rendez-vous annuel des artistes – peintres, sculpteurs, photographes, graphistes, dessinateurs – ayant choisi la locomotion comme sujet d’expression. Transports terrestres, aériens, ferroviaires et maritimes : ce salon dans le salon se veut le carrefour de toutes les sensibilités. La 50e édition ne déroge pas à la tradition et sert de rampe de lancement à de nouveaux talents.

RETROMOBILE, LE PARADIS DES MARCHANDS DE VOITURES D’EXCEPTION. Sont présents à Rétromobile, de nombreux revendeurs de véhicules d’exception, venus du monde entier. Fiskens, Girardo &Co, HK-Engineering Handels GMBH, Halmo Automobilia, Atelier des Coteaux, Axel Schuette, Barnes, ou Thisen, présentent à la vente leurs plus beaux joyaux.




Réussite totale pour le 50e anniversaire de Rétromobile, un évènement majeur dans l’univers des véhicules de collection, avec une affluence record, 181 500 visiteurs pour cette édition 2026. L’édition 2027 se profile déjà à l’horizon, du mercredi 3 au dimanche 7 février.
Photos Michel MORILLON
par Michel Morillon | Jan 25, 2026 | AUTO, RALLYE, SPORT AUTO
Sur le Port de Monaco, le Championnat du Monde FIA des Rallyes (WRC) a officiellement lancé sa saison 2026, quelques jours avant le départ de la 94e édition du Rallye Automobile Monte-Carlo (22-25 janvier 2026). Entre la présentation des livrées et des équipages, ou le “come-back” de Lancia, retour sur la cérémonie de lancement de la saison 2026 du WRC.


Champions du Monde en titre et vainqueurs de l’édition 2025 du Rallye Monte-Carlo, Sébastien Ogier / Vincent Landais retrouvent le numéro 1 sur leur Toyota GR Yaris Rally1. Le pilote gapençais, à la poursuite d’une désormais 11e victoire sur l’épreuve monégasque, fait naturellement figure de favori.


Face à l’équipage tenant du titre, la concurrence s’annonce dense et relevée. Au sein même de Toyota, le duo Elfyn Evans / Scott Martin tentera de décrocher un premier succès sur les routes du Monte-Carlo. Parmi les favoris, on retrouvera également les pilotes Hyundai, dont Thierry Neuville / Martijn Wydaeghe, déjà doubles vainqueurs de l’épreuve (2020 et 2024), ainsi que les Français Adrien Fourmaux / Alexandre Coria, 3èmes de l’édition 2025 pour leur premier Monte-Carlo chez Hyundai.
Avant l’entrée des WRC sur la scène, la catégorie WRC2 a présenté deux de ses attractions pour cette saison 2026. La plus grande d’entre elle est Lancia, de retour en Championnat du Monde dans la catégorie WRC2, après l’avoir quittée en 1993. Le constructeur italien, qui engage deux Ypsilon HF Rally2, fait figure de favori avec ses équipages Yohan Rossel / Arnaud Dunand, vainqueurs en 2025, et Nikolay Gryazin / Konstantin Aleksandrov.

La catégorie WRC2, qui compte 25 engagés, sera une nouvelle fois relevée cette saison. De nombreux équipages seront à suivre, comme les Français Eric Camilli / Thibault de La Haye (Škoda Fabia RS Rally2), seconds de la catégorie l’an passé, et Léo Rossel / Guillaume Mercoiret (Citroën C3 Rally2), troisièmes en 2025.
SHAKEDOWN, TAKAMOTO KATSUTA LE PLUS RAPIDE.
Takamoto Katsuta et Aaron Johnston, Toyota n°18 ont bien entamé ce 94e Rallye Monte-Carlo en signant le meilleur chrono absolu (2’31”8) du Shakedown, mercredi après-midi sur les hauteurs de Gap. Le Japonais a


créé la première petite surprise de ce Monte-Carlo, qui s’annonce comme toujours très animé.
Dès son premier passage, Takamoto Katsuta, copiloté par Aaron Johnston, a réalisé le meilleur chrono de ce Shakedown. L’équipage de la Toyota n°18 a devancé ses coéquipiers Sébastien Ogier / Vincent Landais et Oliver Solberg / Elliott Edmondson d’un peu plus d’une seconde. L’un des équipages favoris à la victoire finale, Elfyn
Evans / Scott Martin, se classe 4e, devant Sami Pajari / Marko Salminen, qui complète un top 5 100% Toyota. Suivent les trois Ford et, plus loin, les Hyundai qui ont tenté de rouler en pneus clous. Adrien Fourmaux / Alexandre Coria et Thierry Neuville / Martijn Wydaeghe se classent respectivement 9e et 11e des Rally1.
ES1: TOYOTA DEMARRE EN TROMBE. Les deux pilotes de pointe du Toyota Gazoo Racing, Sébastien Ogier et Elfyn Evans, ont démarré en trombe le 94e Rallye Monte-Carlo en signant les deux meilleurs temps de la toute première épreuve spéciale, jeudi après-midi entre Toudon et Saint-Antonin, dans les Alpes-Maritimes. Mais c’est le vice-champion du monde en titre qui a été le plus rapide, devant le nonuple champion du monde.
Quel début de Rallye Monte-Carlo ! Après deux spéciales folles, puis une troisième finalement interrompue, l’équipage Oliver Solberg / Elliott Edmondson a rallié Gap en tête du classement général. Le duo de la Toyota n°99 a maîtrisé toutes les conditions difficiles rencontrées ce jeudi.
Place désormais en ce vendredi à une boucle de 3 spéciales à effectuer à 2 reprises. Plus de 500km attendent les concurrents encore en lice de ce 94e Rallye Monte-Carlo.
ES4 : SOLBERG SURVOLE LABOREL. Le festival Oliver Solberg a continué vendredi matin et le pilote suédois,
dans saToyota Yaris du Gazoo Racing, a continué à creuser l’écart sur ses principaux rivaux en remportant l’ES4, bien aidé par son copilote Elliott Edmondson.
ES6 : SOLBERG DEVANT HYUNDAI. La dernière spéciale de la matinée de vendredi (ES6, 17,8 km), disputée dans des conditions hivernales, avec beaucoup de neige mouillée dans la montée entre La Bâtie-des-Fonts et Aspremont, a permis à Oliver Solberg, qui n’avait que trois pneus cloutés sur sa Toyota (à la suite d’une crevaison dans l’ES5), de devancer deux pilotes Hyundai, Thierry Neuville et Adrien Fourmaux.
ES8 : OGIER FONCE, SOLBERG EN CONTROLE. L’avant-dernière spéciale de vendredi, entre Saint-Nazaire-le-Désert et La Motte


Chalancon, disputée au coucher du soleil, a permis à Sébastien Ogier de signer son premier temps scratch du 94e Rallye Monte-Carlo, dans sa Toyota Yaris du Gazoo Racing, et de revenir au classement général sur son coéquipier Elfyn Evans, toujours 2e.
ES9 : OGIER PREPARE SON WEEK-END. Sébastien Ogier (Toyota) a bien préparé son week-end au 94e Rallye Monte-Carlo en remportant l’ES9 (17,8 km), vendredi soir entre La Bâtie-des-Fonts et Aspremont, signant ainsi son deuxième temps scratch d’affilée, et du rallye. Le pilote tricolore a devancé ses deux coéquipiers du Gazoo Racing, Oliver Solberg, toujours leader de l’épreuve, et Elfyn Evans, qui n’a plus que six secondes d’avance sur le nonuple champion du monde.

En WRC2, l’antichambre du Mondial des rallyes, cette journée très agitée s’est terminée avec un solide leader aux commandes, le Français Léo Rossel (Citroën C3), devant son compatriote Eric Camilli (Skoda Fabia) et Nikolay Gryazin, pilote de la toute nouvelle Lancia Ypsilon HF Integrale, pour le grand retour de la marque italienne en WRC.
ES10 : OGIER GRIGNOTE, SOLBERG RESISTE. La première spéciale de samedi, entre La Bréole et Bellaffaire, a permis à Sébastien Ogier (Toyota) de signer son troisième temps scratch d’affilée dans ce 94e Rallye Monte-Carlo et de grignoter des secondes à ses coéquipiers Oliver Solberg, toujours leader du classement général, et Elfyn Evans, qui n’a plus que 3,5 secondes d’avance sur le Français.



ES11: SOLBERG REAGIT, EVANS PLUS VITE QU’OGIER. Le leader du 94e Rallye Monte-Carlo, Oliver Solberg (Toyota) a bien réagi, dans la 11e spéciale entre Vaumeilh et Claret (15,06 km), profitant au mieux de sa position sur la route pour signer le temps scratch. La neige et la glace ayant beaucoup fondu depuis le passage des ouvreurs, cette situation a créé à nouveau de gros écarts. Ogier, auteur dans l’ES10 de son 70e temps scratch dans un Rallye Monte-Carlo (le 810e en WRC), se révélant moins rapide, dans cette spéciale, que Solberg et Evans, mais aussi qu’Adrien Fourmaux (Hyundai) et Takamoto Katsuta (Toyota), passés avant lui sur la route.
ES12 : SOLBERG SE FAIT PEUR, OGIER LEVE LE PIED. Oliver Solberg, le leader du 94e Rallye Monte-Carlo, est parti à la faute dans l’ES12, samedi en début d’après-midi, mais son passage dans un champ enneigé ne l’a pas empêché de signer le meilleur chrono de cette spéciale, lors du deuxième passage dans La Bréole-Bellaffaire.


ES13 : FOURMAUX ET HYUNDAI SIGNE LE SCRATCH. Adrien Fourmaux a remporté sa première spéciale dans le 94e Rallye MonteCarlo, et la première de Hyundai, samedi soir sur le port de Monaco, en effectuant un sans-faute sous une pluie battante. Cette super-spéciale, très attendue, de 2,70 km (pour deux tours) avec notamment un « donut » à réaliser à deux reprises.
Quatre spéciales sont au programme de ce dimanche matin dont la Power Stage avec le passage du célèbre col de Turini très enneigé.
ES14 : FONTANA, LA SURPRISE DU CHEF. Au volant d’une Ford Fiesta Rally3, Matteo Fontana était dans une forme olympique ce dimanche matin entre le col de Braus et la Cabanette. Il s’adjuge la victoire de spéciale, la première d’une Rally3 (2 roues motrices) dans




l’histoire du WRC. Trois Rally2 le suivent au classement de cette spéciale : le Français Yohan Rossel (Lancia Ypsilon), le Belge Cédric Cherain (Skodia Fabia RS) et l’Estonien Romet Jürgenson (Ford Fiesta). 22.7 secondes derrière Fontana, Elfyn Evans (Toyota) signe le cinquième temps, départagé au centième de seconde avec Adrien Fourmaux (Hyundai), très efficace lui aussi sur cette route totalement enneigée et glacée qui ouvrait la dernière matinée du rallye.
ES15 : SOLBERG ASSURE., Elfyn Evans (Toyota), qui poursuit sa remontée au classement général. Le Gallois a encore repris 8.8 secondes à son coéquipier Oliver Solberg, victime d’un mini tête-à-queue dans une épingle enneigée et glacée, sans dégât pour sa Toyota Yaris. Thierry Neuville (Hyundai) a encore perdu gros dans cette spéciale, à cause d’une crevaison dans les premiers virages, là où la route était encore sèche. Mais le Belge,vainqueur en Principauté en 2024, l’année de son seul titre mondial, conserve sa 5e place, derrière les trois meilleurs pilotes Toyota et son coéquipier Adrien Fourmaux, qui l’a dépassé dans la descente, à cause du temps perdu pour changer sa roue.


ES16 : FOURMAUX NOUVEAU SCRATCH. Adrien Fourmaux (Hyundai) a réussi un 2e temps scratch dans l’ES15, lors du deuxième passage entre le Col de Braus et Cabanette (12,5 km). Oliver Solberg, toujours leader de ce 94e Rallye Monte-Carlo dans sa Toyota, s’est encore fait une frayeur mais a repoussé Elfyn Evans à près d’une minute (58.1 secondes exactement). Histoire de pouvoir gérer avec sérénité le deuxième et dernier passage dans le Col de Turini (ES17, Power Stage).

ES17: (Power Stage) : Solberg grand vainqueur, triplé de Toyota Oliver Solberg et Elliott Edmondson ont remporté dimanche le 94e Rallye Monte Carlo, en résistant jusqu’au bout à leurs coéquipiers Elfyn Evans, vainqueur de la Power Stage finale (ES17), et Sébastien Ogier, dix fois vainqueur de l’épreuve, qui ont bouclé avec eux un triplé historique de Toyota en Principauté.

Dans la catégorie WRC2, c’est un équipage français qui a raflé la mise, composé de Léo Rossel / Guillaume Mercoiret (Citroën C3 Rally2), au terme d’un rallye parfaitement maîtrisé de bout en bout.
PHOTOS MICHEL MORILLON
par Denis Carreaux | Jan 21, 2026 | AUTO, SALONS
Présente au Salon de Bruxelles, Polestar soigne son image autant que son message. Dans un contexte automobile européen chahuté, la marque d’origine suédoise choisit d’accélérer. Deux axes structurent sa présence au salon belge : la montée en puissance de son déploiement en France et la mise en lumière de la Polestar 5, modèle synonyme d’une ambition désormais pleinement assumée.
France : un marché clé dans la stratégie européenne
Lancée officiellement en France le 11 juin 2025, Polestar voit dans notre pays un levier stratégique majeur. La France est le 28ᵉ marché de commercialisation de la marque, mais il n’a rien de secondaire. En à peine quelques mois, Polestar a ouvert 11 showrooms, concentrés sur les grandes métropoles, avec une ambition claire : doubler ce réseau dès 2026, pour atteindre entre 20 et 25 points de vente.
Ce déploiement physique s’accompagne d’un dispositif de communication à 360°, lancé dès le 19 janvier, destiné à installer durablement la marque dans le paysage premium français.

La Polestar 5 bénéficie d’une plateforme spécifique, et non plus d’une base Volvo. (Photo D.Cx)
Marque suédoise par son ADN, Polestar est aujourd’hui contrôlée par le groupe chinois Geely, également propriétaire de Volvo Cars. Un actionnariat qui lui permet de conjuguer design scandinave, ingénierie européenne et puissance industrielle mondiale.
Un positionnement singulier, revendiqué sans détour : Polestar se présente comme la seule marque européenne premium 100 % électrique. Un discours appuyé par des résultats solides : 60 119 véhicules vendus dans le monde, soit une progression de 34 % par rapport à 2024.
Design épuré, technologies de pointe, performances élevées : la marque cultive une identité à part, héritée de son ADN originel. Avant de devenir constructeur, Polestar était une entreprise de préparation de véhicules de compétition. Une filiation que l’on retrouve encore aujourd’hui dans ses choix techniques et stylistiques.
Polestar 5 : le manifeste technologique
Star du stand bruxellois, la Polestar 5 marque un tournant. Il s’agit du premier modèle entièrement conçu et produit par Polestar, sans reprendre de plateformes Volvo. Une rupture stratégique autant qu’industrielle.
Cette grande berline de 5,09 m de long et 2,03 m de large (hors rétroviseurs) repose sur une plateforme en aluminium anodisé, développée en interne. Deux motorisation
s sont proposées : une version Dual Motor de 748 ch et une déclinaison Performance culminant à 884 ch. Le tout associé à une architecture électrique 800 volts, gage de performances élevées et de recharges rapides.

L’absence de lunette arrière renforce la fluidité des lignes de cette grande berline électrique haut de gamme. (Photo D.Cx)
Les chiffres parlent d’eux-mêmes : 0 à 100 km/h abattu en 3,9 s, voire 3,2 s en version Performance, vitesse de pointe de 250 km/h (bridée). Une fiche technique qui place la Polestar 5 au niveau des références du segment, avec une promesse de grand tourisme électrique.
Affichée entre 119 000 € et plus de 150 000 €, la Polestar 5 n’a pas vocation à faire du volume. Elle incarne plutôt une vitrine technologique et symbolique : celle d’une marque qui entend jouer dans la cour des grands, sans renier ses racines nordiques ni son engagement électrique.
À Bruxelles, Polestar ne se contente pas d’exposer des voitures. la marque expose une trajectoire. Et celle-ci semble désormais parfaitement tracée.
par Denis Carreaux | Jan 19, 2026 | AUTO
Dacia apprend vite. Pour sa deuxième participation seulement au rallye-raid, la marque roumaine décroche la victoire sur le Rallye Dakar 2026, l’épreuve reine du tout-terrain mondial. Un succès retentissant, signé Nasser Al-Attiyah et Fabian Lurquin, qui confirme que le programme Sandriders n’a rien d’une aventure improvisée.

Nasser Al-Attiyah a signé sa sixième victoire au Dakar au volant du Dacia Sandrider. (Photo Dacia)
Au terme de 7 976 km, dont près de 4 800 chronométrés, Al-Attiyah s’impose avec près de dix minutes d’avance. Une performance maîtrisée de bout en bout, construite sur la régularité, la gestion et la fiabilité du Dacia Sandrider, capable d’encaisser dunes, pistes cassantes et sections rapides sans faillir. Pour le pilote qatari, cette victoire n’est pas anodine : elle constitue la sixième de sa carrière au Dakar, un total qui le rapproche un peu plus du cercle très fermé des légendes absolues de l’épreuve.

Les performances et la fiabilité du Dacia Sandrider ont fait la différence. (Photo Dacia)
Dacia peut aussi se féliciter d’un résultat collectif impressionnant. Les quatre équipages engagés rallient l’arrivée, avec Sébastien Loeb quatrième au général après avoir longtemps joué le podium, Lucas Moraes septième pour sa première sous ces couleurs, et Cristina Gutiérrez onzième. Rarement une structure aussi jeune aura affiché une telle solidité dès ses débuts.
Dans un Dakar plus exigeant que jamais, Dacia a démontré qu’elle ne venait pas pour apprendre, mais pour gagner. Deux participations, une victoire : le genre de ratio qui force le respect
et installe durablement la marque parmi les acteurs qui comptent du rallye-raid mondial.
par Michel Morillon | Jan 19, 2026 | AUTO, EN BREF
Le 27 janvier prochain lors de sa vente ‘Automobile Legends’ qui se tiendra à l’Hôtel The Peninsula Paris à 14h, Artcurial Motorcars présentera aux enchères sa dernière découverte : une mythique Mercedes-Benz 300 SL Papillon dans un état 100% d’origine absolument inouï, jamais restaurée, jamais démontée, toujours en première peinture et équipée de la totalité des options sport du catalogue d’époque.

34 000 km depuis sa sortie d’usine, d’origine, jamais restaurée et toutes les options sport d’époque !
Livrée neuve à Paris avec une configuration tout simplement exceptionnelle, cette 300 SL Papillon est l’une des rares à être équipée avec les mêmes spécificités sport des 29 exemplaires sortis en aluminium. Elle est en effet équipée de l’intégralité des options sport du catalogue d’époque, dont le recherché moteur NSL, les jantes à écrou central Rudge ou les suspensions et ressorts pour conduite sportive. Cette 300 SL fait partie des 30 exemplaires livrés neufs en France et des 106 sorties d’usine de couleur Graphit Graü. Affichant seulement 34 000 km d’origine, elle conserve sa première peinture, son intérieur en cuir naturel, l’intégralité de sa mécanique d’usine, ses accessoires d’origine, sa valise, sa trousse à outils, sa première plaque d’immatriculation et même la poussière qui l’a protégée du temps.
Son histoire renforce encore son caractère mythique

Livrée neuve à Paris en 1956 à Claude Foussier, premier importateur Coca-Cola en Europe entre autres et athlète olympique multi-médaillé dans la discipline du tir sportif, la voiture est acquise en 1961 par son deuxième propriétaire, Jean Piger, qui la conservera pendant plus d’un demi-siècle, jusqu’en 2014. Lors de sa sortie de grange après onze années d’immobilisation et d’aléas climatiques, quelques gestes simples suffisent à la remettre en route, révélant un état mécanique et structurel excellent.
Après un passage confidentiel en Allemagne où elle est conservée telle une œuvre d’art, sans être nettoyée, la Gullwing revient finalement à Paris. Et c’est là que l’histoire bascule dans la légende : après des recherches auprès de la Préfecture de Paris, nous découvrons que le détenteur actuel de la voiture vit à la même adresse que Claude Foussier, son premier propriétaire ! Cette 300 SL est revenue, par pure coïncidence, dans le même garage où elle dormait au quotidien de 1956 à 1961 ! Et c’est là que nous l’avons découverte, un concours de circonstances aussi rare que fascinant.
Authentique à tous les niveaux, dotée de la configuration la plus rare et désirable, cette Mercedes-Benz 300 SL Gullwing, un des modèles les plus célèbres dans l’histoire de l’automobile, est sans doute le dernier exemplaire 100 % d’origine au monde, et de surcroît le plus émouvant. Une œuvre d’art unique, un trésor automobile exceptionnel, destinée aux plus grands Concours d’élégance internationaux, dans la très convoitée Preservation Class.

Ce monument sera présenté aux enchères par Artcurial Motorcars lors de sa nouvelle vente « Automobile Legends », le mardi 27 janvier prochain à 14h, 1ère vente de la semaine de Rétromobile. Elle sera présentée au public lors de l’exposition publique dans le garage de l’Hôtel Peninsula Paris parmi les 70 autres véhicules de cette vente exceptionnelle.