par Michel Morillon | Juin 25, 2021 | AUTO, EN BREF
La vente d’été d’Aguttes on Wheels a eu lieu ce dimanche 20 juin. Avec 83 % des lots vendus et un total de 1 971 000 €, cette deuxième vente de l’année du département, qui présentait 5 collections particulières exceptionnelles, a rencontré un franc succès. Elle confirme que le marché du véhicule historique revient en forme.
Avec une offre couvrant plus d’un siècle d’histoire automobile, le catalogue était à même de contenter tous les amateurs d’automobiles anciennes. La proposition était variée, des ancêtres, des cyclecars, des populaires, des voitures de course des années 1950, des grandes classiques et des youngtimers.
TOP 5 de la vente
Une AC Ace Bristol (châssis #BEX 481), véritable time capsule dénichée par l’expert en voitures de collection, pilote et promoteur de rallye historique Hervé Charbonneaux, s’est envolée à plus de 390 000 €.
Issu d’une autre collection privée prestigieuse, celle de Claude Gratzmüller, qui fut notamment animateur du Paris-Deauville, un cabriolet Delahaye 135M Chapron s’est vendu 141 960 €.
Une Porsche 911 2.0l S Targa « Soft Window » (SWB), appartenant à un amateur éclairé et produite à seulement 483 exemplaires en 1967, a trouvé preneur à 134 500 €.
Icône automobile majeure du XXe siècle et best-seller de la marque, une Jaguar XK 120 OTS a quant à elle atteint 100 660 €
Enfin, une performante Abarth 750 Sestriere Zagato datant de 1960 et éligible au Tour Auto Optic 2ooo, a été adjugée 100 660 €.
Prochain rendez vous le 30 août, sous la nef du Grand Palais éphémère à l’occasion de la vente anniversaire du Tour Auto Optic 2ooo, avec cinq automobiles extraordinaires, puis le 19 septembre à Aulnay-sous-Bois, pour la vente officielle de l’Aventure Peugeot Citroën DS où seront présenter notamment des pépites sorties des réserves du groupe.
par Michel Morillon | Juin 24, 2021 | AUTO, EN BREF, SPORT AUTO
Les thèmes de cette année se sont les Ferrari 250 châssis court et les Jaguar MKII mais, nous avons décidé de vous donner un petit avant-goût des autres pépites qui parcourront les plus belles routes de France.
Dans la catégorie Compétition, les pilotes et leurs montures se battent contre le temps. Voici quelques rarissime modèles de ce 30ème Tour Auto Optic 2000. On pourra admirer une Alfa Giulietta Sprint Veloce Zagato de 1958, elle fut présentée en 1954, au Salon de Turin, elle avait tout d’une voiture de compétition mais il s’agissait pourtant bien d’une routière. Ce modèle a participé à de nombreuses courses en Italie dont les Mille Miglia en 1956.
Seuls 18 exemplaires furent produits et parmi eux seulement trois arborent le toit à double bulbe Zagato. La voiture engagée au Tour Auto Optic 2ooo est l’une d’entre elles.
Une autre véhicule rare sera en compétition, il s’agit d’une BSH de 1971, imaginée par François Benais et Max Saint Hilaire qui combinent leurs initiales pour la nommer. Présentée en 1970, elle n’aurait été produite qu’à 200 exemplaires. Sa mécanique est empruntée aux Renault 8 Gordini, R12 et R16. En 1971, une BSH a pris le départ du Tour de France et 50 ans plus tard, l’auto revient à la conquête de l’épreuve, cette fois-ci dans sa déclinaison historique.,
Dans la catégorie régularité, où l’objectif est d’approcher au plus près une moyenne donnée, un nom revient régulièrement sur le haut du podium : Nicoules. En effet, le duo père/fils Jean-François et François Nicoules sont les tenants du titre en 2020. En 2021, ils quittent leur Ford Mustang et s’élancent avec un bijou de l’histoire automobile : la Mercedes-Benz 300SL.
Une nouvelle venue peu connue du grand public fait également son apparition en régularité, une Austin A90 Atlantic Sport de 1951. Conçue au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale elle apparaît dans sa version coupé deux portes en 1950 et est équipée d’un quatre cylindres de 2.6L.
Rendez-vous le 30 août 2021 pour découvrir toutes ces belles anciennes.
par Michel Morillon | Juin 24, 2021 | AUTO, ESSAIS

Le SUV Peugeot 3008 est un leader sur le marché des SUV Compacts
avec plus de 800 000 véhicules produits depuis son lancement en 2016. Pour garder son leadership, Peugeot amène de nombreuses nouveautés sur ce modèle emblématique de la marque.
Les évolutions sont d’abord stylistiques mais surtout techniques avec l’arrivée de deux modèles hybride rechargeables.
Côté style, on remarque immédiatement la cohérence de la face avant du véhicule avec cette calandre sans cadre très
design. On trouve également la signature Peugeot avec l’apparition des “crocs” à LED sous les projecteurs avant plus agressifs grâce aux sabres lumineux qui se dotent de la technologie LED dès l’entrée de gamme (Full LED pour les finitions haut de gamme ).
A l’arrière les feux affichant les griffes en 3D pour une signature lumineuse incisive,
sont harmonisés pour faire le lien avec le bandeau noir du hayon, les clignotants sont à défilement pour un effet plus premium.
A bord, Le dessin de l’habitacle reste original avec l’ écran central tactile d’une dimension de 10 pouces qui s’accompagne d’une série de sept touches piano – les « toggles switches » permettant un accès direct et permanent aux principales fonctions de confort : radio, climatisation, navigation 3D connectée avec commande vocale, paramètres véhicule, téléphone, applications mobiles et feux de détresse. Les versions Hybrides rechargeables ont une touche spécifique permettant l’accès au menu
des fonctions électriques.
On retrouve également le « i-cockpit » cher à Peugeot, composé du petit volant et du combiné numérique de 12,3 pouces configurable et de série sur tous les modèles. Au niveau de la console centrale, toutes les motorisations thermiques équipées de boites de vitesses automatiques sont maintenant dotés en série du sélecteur de modes de conduite permettant de choisir entre Normal, Sport et Eco.
Pour les versions à motorisations Hybrides rechargeables, le sélecteur de modes de conduite permet de basculer entres les modes Electric (par défaut au démarrage) Hybrid, Sport, 4WD (uniquement HYBRID4 300).
Mention spéciale pour les assises très confortables, les sièges qu’ils soient en cuir intégral ou en TEP-Alcantara sur les versions les plus haut de gamme (GT, GT Pack) offrent un dessin sportif, une assise suffisamment ferme et un bon maintien latéral.
Peugeot propose 3 niveaux de finition: Active, Allure, GT, chacun d’entre eux peut être complété par un niveau intermédiaire baptisé « Pack ».
Nous avons essayé la version HYBRID 4 300 e-EAT8, c’est la combinaison d’une motorisation PureTech de 200ch (ou 147kW) et deux moteurs électriques, un à l’avant couplé à la boite e-EAT8 développant 110ch (ou 81kW) et le second positionné sur le train arrière développant 112ch (ou 83kW).
Ce véhicule est en finition GT et donc doté de tout l’équipement dernière génération, une climatisation automatique bi-zone, des projecteurs full LED avec fonction éclairage des intersections par les antibrouillards, l’aide au stationnement avant et arrière avec caméra de recul et vision 360°, la surveillance de véhicule dans l’angle mort, l’aide active au maintien dans la voie de circulation, les feux de route automatiques, le régulateur/limiteur de vitesse, le freinage d’urgence auto avec alerte de distance, la navigation 3D connectée avec reconnaissance vocale, les rétroviseurs rabattables avec éclairage d’accueil à LED (qui dessine le logo Peugeot au sol…), le diffuseur de parfum, les jantes de 18 pouces diamantées, le pédalier alu, etc.
Dés les premiers tours de roue la sérénité est de mise, la position de conduite est agréable et les sièges ont un bon maintien. Par défaut on démarre en mode Electric, mais on peut sélectionner les modes Hybride, Sport, ou 4WD selon son trajet. En conduite normal et sur notre parcours on perd vite l’assistance électrique, à chaque accélération c’est le moteur thermique qui prend le relais, on veut profiter des 300 ch de notre 3008. Les aides à la conduite sont bien calibrées notamment le suivi de trajectoire tout en douceur sans qu’on ne touche le volant. Les batteries conservent toujours un matelas d’énergie permettant d’assurer toutes les fonctions électriques du véhicule, y compris l’activation des roues arrière pour le mode 4X4.
L’ensemble est très homogène, du chassie aux suspensions et au confort, c’est un équilibre parfait. Cette version hybride rechargeable est très réussi mais attention au tarif qui s’envole, de 45100 à 55400€. Notre véhicule d’essai s’affiche à 53300€. Le 3008 hybride existe également en deux roues motrices 225ch à partir de 43 800 € en finition Allure. Ces véhicules bénéficient d’un bonus écologique de 2000€.
Michel MORILLON
par Michel Morillon | Juin 24, 2021 | AUTO, CONTACT, SPORT AUTO
C’est un véritable tour de force qu’a réalisé l’Automobile Club de Monaco en organisant le 89ème Rallye Monté Carlo malgré les contraintes liées à l’épidémie du Coronavirus. Pour répondre au protocole sanitaire des départements concernés, l’ACM a réduit le parcours avec la suppression de deux épreuves chronométrées, la plupart des autres spéciales héritent d’horaires très matinaux, en phase avec le couvre-feu à 18 heures. Le Rallye Monte-Carlo ne compte plus que 14 spéciales et 257,64 km chronométrés…Malgré tout le Rallye Monté-Carlo a fait le plein d’engagés, ce sont 84 équipage qui s’élancent de Gap pour cette 89ème édition.
La première journée du rallye est courte, seulement deux spéciales rendues très piégeuses par une pluie incessante dans le massif du Dévoluy. C’est Ott Tänak qui dégaine le premier, l’Estonien a signé les deux meilleurs chronos malgré un essuie-glace récalcitrant sur sa Hyundai i20 WRC. Invité surprise de la première journée, Kalle Rovanperä occupe le deuxième rang à 3 secondes au volant de sa Toyota Yaris. Il est le plus rapide dans le clan japonais, devançant Elfyn Evans (3ème) et Sébastien Ogier (5ème). Le champion du monde et local de l’étape se plaint d’une pédale de frein irrégulière. On fait grise mine en revanche, dans le clan Ford M-Sport. Teemu Suninen est sorti violemment à la fin de dans l’ES1 (Saint-Disdier / Corps), la Fiesta WRC est détruite mais l’équipage est indemne.
La deuxième journée du rallye démarre par une domination de Sébastien Ogier (Toyota Yaris WRC). Meilleur chrono sur quatre des cinq spéciales de ce vendredi, le septuple champion du monde prend la tête du rallye, il devance son équipier Elfyn Evans (Toyota Yaris WRC) de 17 secondes. Coup de théâtre dans l’ES 6, après une
crevaison à l’avant gauche, il perte d’une demi-minute et rentre à Gap au terme de cette journée avec 7,4 secondes de retard sur le Gallois. Dans l’équipe Hyundai, la journée a été compliquée, Ott Tänak (Hyundai i20 WRC) est régulier mais incapable de suivre le rythme des Yaris. Toujours en phase de familiarisation avec son nouveau co-pilote, Martijn Wydaeghe, Thierry Neuville (Hyundai i20 WRC) est 5ème à une minute du leader. Perdu en matinée, Dani Sordo (6ème) a pour sa part retrouvé le rythme en début d’après-midi avec un deuxième chrono dans l’ES7. Enfin, l’i20 privée de Pierre-Louis Loubet a subi un gros accident dans la dernière spéciale du jour. L’équipage est indemne. En WRC-2, l’antichambre du WRC, l’expérimenté Andreas Mikkelsen (Skoda) a réalisé un sans-faute. Il compte désormais un matelas de 47 secondes sur son dauphin Adrien Fourmaux (Ford Fiesta). On annonce la neige dans les trois spéciales du samedi qui vont être décisives pour l’ensemble des concurrents.
C’est Sébastien Ogier qui entame cette matinée avec un énorme chrono, il refait son retard sur Elfyn Evans et reprend la tête du rallye pour 13 secondes. Ott Tänak perd gros sur ce premier chrono, en cause, une crevaison sur la Hyundai i20 WRC, il lâche une minute pleine et sans doute ses espoirs de victoire. Thierry Neuville (Hyundai i20 WRC) réalise dans la deuxième spéciale de la matinée son premier temps scratch depuis le début du rallye, avec respectivement 12 et 14 secondes d’avance sur Loubet et Sordo. Nouveau coup dur pour Ott Tänak, déjà ralenti par une crevaison dans la spéciale précédente, l’Estonien vient de stopper sa Hyundai i20 à cause d’une nouvelle crevaison. L’Estonien est contraint à l’abandon, sa i20 Coupé n’a pas été autorisée à poursuivre le parcours de liaison sur trois roues. Les Toyota sont à l’aise sur cette dernière spéciale de la journée. Elfyn Evans devance Sébastien Ogier de 1,3 seconde, Kalle Rovanperä, reprend 5 secondes à Thierry Neuville qui pousse pour atteindre le podium.

Tous les concurrents rejoignent Monaco, les Toyota Yaris WRC rentrent en principauté au 3 premières places, Sébastien Ogier devance Elfyn Evans et Kalle Rovanperä. Thierry Neuville rescapé des Hyundai i20 WRC occupe la 4ème place. Les équipages le savent, ils ne peuvent généralement pas tous prendre part à la dernière journée du Monte-Carlo. En effet, les spéciales du dimanche sont limitées à 50 concurrents.
C’est un parcours final explosif qui attend les concurrents qui s’élancent de Monaco, neige et verglas sont au menu des 4 derniers chronos du 89ème Rallye de Monté-Carlo. Sébastien Ogier (Toyota Yaris WRC) a quitté Monaco avec 13 secondes d’avance sur Elfyn Evans, il ne va cesser d’accentuer son avance pour signer son 8ème succès sur ce rallye et la 50ème victoire de sa carrière. Elfyn Evans (Toyota Yaris WRC) prend la 2ème place à 32 secondes du vainqueur, le podium est complété par Thierry Neuville (Hyundai i20 WRC) qui assure un bon résultat après un début de rallye difficile et un nouveau co-pilote. Belle prestation du jeune Kalle Rovanperä (Toyota Yaris WRC) qui sans une crevaison dans la matinée pouvait accéder au podium.
Malgré son tête à queue dans le dernier chrono, le norvégien Andreas Mikkelsen remporte la catégorie WRC2 (Skoda Fabia) devant le Français Adrien Fourmaux (Ford Fiesta).

Ce sont les français qui s’illustrent en WRC3 avec le victoire de Yohan Rossel devant Yoann Bonato et Nicolas Ciamin tous les trois sur Citröen C3. Belle performance de Manu Guigou au pilotage toujours spectaculaire qui remporte le RGT (2 roues motrices) sur la nouvelle Alpine A110, tout juste 50 ans après la première victoire d’Alpine au Rallye Monté-Carlo en 1971 avec Ove Anderson.


Vivement le 90ème Rallye de Monté-Carlo et le retour des spectateurs !!!!!!!
Michel MORILLON
par Michel Morillon | Juin 24, 2021 | AUTO, EN BREF, REPORTAGES, SALONS
Époqu’Auto constituera en effet l’un des événements phares du deuxième semestre à Lyon – Eurexpo, où le salon s’installera du 5 au 7 novembre 2021.
Cette édition du renouveau braquera les projecteurs sur les trois plateaux vedettes qui avaient été organisés dans les moindres détails en 2020, afin de respecter l’investissement alors fourni par les clubs de marques : Simca, avec l’appui du club Simca France, le plateau prestige dédié à la marque Bentley et enfin les atypiques Tricyclecars, grâce à la participation de l’Amicale Tricyclecariste de France.

Simca, c’est un demi-siècle de voitures populaires, pendant près de 50 ans, Simca fut incontestablement le plus italien des constructeurs auto. Une marque dont le parcours chaotique prend fin en 1980, après être passée des mains de Fiat à celles de Chrysler entre 1963 et 1978, puis de Peugeot, qui baptise les derniers modèles du nom de Talbot

Bentley est une légende britannique et deux ans après avoir fêté son centième anniversaire, Bentley prendra ses quartiers à Époqu’Auto pour une retrospective majeure. Sur environ 500 m2 de surface d’exposition, le Club des 3A s’est appliqué à réunir une vingtaine de modèles dont certains modèles emblématiques: Bentley 3 litres Sport, Bentley 3,5 Derby Carrosserie Salmon&Sons, Bentley Type R, Bentley Continental Park Ward, Bentley Speed 8.

Les Tricyclecars investissent Époqu’Auto pour une exposition totalement inédite. Cette édition d’Epoqu’Auto permettra de retrouver beaucoup d’entre eux : Morgan, Darmont, Sandford D’Yrsan, BSA, Villard. On pourra découvrir des modèles rares: Unique Darmont spécial à compresseur de 1926, Sandford Grand Sport 1929 ou Morgan Super sport 1934.
Un plateau moto sera cette année consacré aux engins d’avant-guerre. Aucune marque spécifique ne sera mise en avant cette année. Les organisateurs, ayant préféré présenter une large rétrospective de motos françaises et étrangères sorties d’usine entre le début du siècle et 1940, une Harley Davidson VLD 74 de 1934, une Harley Davidson Type F avec side-car de 1918, une Terrot 750 à moteur MAG de 1919…
Rendez-vous le vendredi 5 novembre 2021 pour une 42e édition qui ne pourra être qu’historique.
par autofocus | Oct 21, 2013 | AUTO, RÉTRO
Dans le cadre de notre essai « youngtimer » ce n’est pas 1 véhicule d’exception que nous avons eu la chance de conduire, mais 2 à la fois. C’est aux légendaires Golf Gti et Renault 5 Alpine que nous avons fait appel pour établir un comparatif hors du temps. Notre choix s’est porté tout naturellement vers ces véhicules qui ont insufflé la passion de l’automobile à bon nombre d’entre nous. En 1976, lorsqu’elles ont été commercialisées simultanément, le monde de l’automobile a alors pris un virage à 180°, du fait de leur conception pratique, de leurs performances redoutables, et d’un prix qui avoisinerait 16 000 € aujourd’hui !
Notre terrain de jeu, c’est l’arrière-pays niçois, plus exactement les Gorges du Cians. Un lieu fait de petites routes sinueuses qui se prêtent parfaitement à cet exercice. C’est l’histoire de l’automobile que nous avons entre nos mains. Le rêve de toute une génération.
En termes de résultats commerciaux, bien que la Golf GTi ait damé le pion à la Renault 5 Alpine, les deux autos jouent pourtant bel et bien dans la même cour. Compactes, sportives, légères et accessibles, elles promettent beaucoup pour un budget raisonnable. C’est ce que nous pouvons constater sur ces routes tortueuses, où nous prenons un malin plaisir à passer de virage en virage. Attention, la vigilance et l’anticipation sont de mise, car aucune de ces deux autos ne dispose d’ABS, d’ESP… ; elles ont très peu de systèmes de sécurité. C’est une conduite à l’ancienne, avec tous les risques qui vont avec. Les différences entre les deux autos se font vite ressentir. Alors que la Golf est parfaitement à l’aise et quasi irréprochable, la Renault 5, malgré une motorisation vive, qui monte facilement dans les tours, se retrouve larguée, faute à une direction trop lourde et une prise de roulis importante. Après plusieurs virages, la mécanique restreint notre fougue. Les freins à tambour ne font pas preuve d’endurance et leur efficacité s’altère rapidement.
On s’arrête alors pour observer les différences de présentation entre les deux modèles.
Petite voiture compacte, l’Alpine ne manque pas de prestance et se différencie aisément de ses sœurs: bouclier monobloc, jantes en tôle à large déport, sièges baquets, stickers « A5 » latéraux et sur le capot. Par contre, on note un détail étrange pour une sportive : son tableau de bord. Ni manomètre de température d’eau, ni de température et de pression d’huile ne sont présents ! Pour une Alpine, ça fait désordre !
Sur la Golf GTi, c’est un tout autre état d’esprit. A l’intérieur elle se démarque de sa rivale en un clin d’œil : la célèbre balle de golf en guise de pommeau de vitesse, des sièges sport couverts d’un tissu à carreaux de style écossais, et ici bien entendu tous les manomètres de la parfaite petite sportive sont évidemment bien en place ! A l’extérieur, la petite allemande affiche une tenue plus discrète grâce à un équipement raffiné : spoiler avant imposant, bordures rouges sur la grille de calandre, liseré rouge sur les ailes, élargisseurs d’ailes en plastique noir.
En conclusion, on comprend facilement pourquoi la Golf GTi a tant fait parler d’elle, continue de faire couler beaucoup d’encre et anime le cœur des passionnés depuis tant d’années. Polyvalente, pétillante, légère, elle est tout simplement sensationnelle et lança à elle seule le mythe GTI chez Volkswagen, celui qui se perpétue aujourd’hui avec la Golf 7. Chez Renault, c’est un peu la même histoire qui se reproduit. Le retour d’Alpine est prévu pour 2016, avec une voiture possédant les mêmes qualités que les précédentes et au moins 280 CV sous le capot. Les comparatifs entre les deux marques ne sont pas prêts de s’arrêter.