RÉTROMOBILE, DEPUIS 50 ANS, LA VITRINE DE VEHICULES D’EXCEPTION.

RÉTROMOBILE, DEPUIS 50 ANS, LA VITRINE DE VEHICULES D’EXCEPTION.

Le 50e anniversaire  de Rétromobile, est l’occasion de célébrer celles et ceux qui, depuis un demi-siècle, ont su regarder l’automobile autrement. À travers une exposition inédite réunissant pour la première fois les BMW Art Cars ayant couru les 24 Heures du Mans, Rétromobile rend hommage à ces machines devenues œuvres, à ces voitures qui ont su transcender leur condition mécanique pour s’inscrire dans l’histoire culturelle. Cette même audace se retrouve dans l’exposition consacrée à l’unique survivant des autorails Bugatti, invitation à redécouvrir le génie du visionnaire éponyme.

BMW, LES 50 ANS DES ART CARS. Dans le cadre d’un Tour du monde, les sept Art Cars BMW ayant couru les 24 Heures du Mans font escale à Rétromobile. Un événement exceptionnel. Dès 1932, Calder avait inventé le mouvement dans la sculpture. Avant même d’arriver en terre sarthoise, les instigateurs du projet ont gagné leur pari. Partout où il passe, le coupé 3.0 CSL, vierge de toute publicité, remporte l’adhésion. Décorée d’aplats de trois couleurs primaires, le rouge, le jaune et le bleu, la BMW détonne au milieu des autres bolides. Pour assister «le rookie» Hervé, on trouve deux pointures : Sam Posey, l’un des pilotes officiels de BMW. Changement de décor

l’année suivante. BMW introduit sa Série 3 Silhouette. Lors du vernissage, le 6 juin 1977, à Beaubourg, le lyrisme de l’Américain Roy Lichtenstein s’exprime à travers des lignes jaune citrine, des points bleu foncé et des bulles vertes. La BMW 320 empoche la neuvième place et la victoire de classe. Année 1978 : c’est au tour d’Andy Warhol, devenu célèbre pour ses sérigraphies de tenter cette expérience. Warhol vient lui-même à Munich peindre son œuvre sur la coque. Le résultat est sensationnel. avec ses flaques de couleurs dégoulinantes annonçant le Bad Painting. La M1 se classe sixième d’une épreuve marquée par la pluie. Il faut attendre 1999 pour voir la cinquième Art Car BMW et la première en mesure de viser la victoire investir le circuit du Mans. L’artiste américaine Jenny Holzer a imaginé six phrases courtes, comme autant de messages, réalisées en lettres bleutées et réparties sur la carrosserie blanche du prototype V12 LMR.

MERCEDES, SUR LES ROUTES DES MILLE MILES. L’année de ses cent ans, la firme à l’étoile revient sur son histoire à travers la mythique course routière italienne des Mille Miglia. L’année 2026 revêt une importance toute particulière pour Mercedes-Benz. Le constructeur allemand célèbre à la fois les 140 ans du dépôt de brevet par Carl Benz de son « véhicule à trois roues avec moteur à essence », ainsi que les 100 ans de la naissance de Mercedes- Benz, issue de la fusion entre Benz & Cie et Daimler-Motoren-Gesellschaft. Sur son stand, Mercedes

rend hommage à son histoire à travers son engagement dans la mythique course des Mille Miglia. La période d’après-guerre est à l’honneur avec la présence de plusieurs modèles emblématiques : une 300 SL, une 190 SL et une berline W120, dite « Ponton ». La 300 SL est sans conteste l’un des véhicules les plus iconiques de la marque. Avec ses célèbres portes papillon et ses performances remarquables, elle dérive directement du coupé victorieux aux 24 Heures du Mans et à la Carrera Panamericana en 1952. En 1955, Mercedes s’illustre avec une éclatante victoire aux Mille Miglia grâce à la 300 SLR de Stirling Moss et Denis Jenkinson,

ŠKODA, 125 ANS DE COMPÉTITION. Non contente de figurer parmi les pionniers de la mobilité individuelle, Škoda s’impose également comme l’un des premiers constructeurs à s’engager en compétition. Dès 1901, la marque engage ainsi des vélos à moteur sous l’appellation Laurin & Clément, afin de promouvoir ses productions. Visible à Rétromobile, ce deux-roues historique est accompagné d’un autre modèle emblématique : la

barquette 1100 OHC de 1957. Autre curiosité issue du musée de Mladá Boleslav : le coupé 130 RS, qui s’illustre en groupe 2 lors du Rallye Monte-Carlo 1977 dans la catégorie des moins de 1 300 cm3. Produits à seulement deux exemplaires, ces coupés se distinguent par leur poids réduit de 720 kg, rendu possible par l’utilisation extensive de panneaux de carrosserie en aluminium. Les 130 RS poursuivent ensuite une carrière remarquable : 9e et 10e places au Rallye de l’Acropole en 1978, titre de championne d’Europe des voitures de tourisme en 1981… Autant de succès qui font écho au retour récent de Škoda en compétition, où la marque continue de multiplier les victoires.

ALFA ROMEO, DES CHEVAUX DE FEU. Le constructeur italien a sorti trois modèles emblématiques des Trente glorieuses. Le premier est un exemplaire du spider 1600 Duetto. Héritière de la Giulietta Spider, le véhicule sera présenté en première mondiale au salon de Genève de 1966 et sera également le dernier projet coordonné par

Giovanni Battista « Pinin » Farina. Le second est la barquette 750 Competizione, dont le style original porte la signature du carrossier Boano tandis que le châssis tubulaire et le moteur 1,5 litre double arbre à double allumage de 145 ch sont l’œuvre du sorcier Abarth.  Le troisième véhicule est un autre fleuron de la course : la Tipo 33/2 Perescopo 967. Sa conception a été finalisée par l’ingénieur Carlo Chiti. La 33 est animée par un nouveau V8 2 litres extraplat en alliage léger de 260 ch et alimenté par injection.

BUGATTI, LES INSOLITES DE MOLSHEIM. Autour d’une mise en lumière réalisée par les ateliers Mathieu Lustrerie, Rétromobile rend hommage au génie d’Ettore Bugatti à travers la présentation du dernier survivant des autorails Bugatti, conservé à la Cité du Train de Mulhouse, et d’une sélection de neuf voitures issues du Musée National de l’Automobile. Exposé à la Cité du Train de Mulhouse, le dernier des 88 autorails produits, est

aujourd’hui mis à l’honneur à Rétromobile. Longs de 23 mètres, profilés, équipés de quatre moteurs de 200 ch chacun, ces autorails atteignent 140 km/h, avec un record enregistré à 196 km/h. À ses côtés, neuf Bugatti automobiles, dont certaines uniques, complètent ce panorama insolite. La plus ancienne est l’une des cinq Type 32 « Tank » engagées au Grand Prix de Tours en 1923. Non loin, le Type 47 à moteur seize cylindres en U est présenté pour la première fois au public, après avoir été longtemps oublié dans les réserves du musée Schlumpf. Autre curiosité, la Type 56 électrique de 1931, produite à dix exemplaires, annonçait déjà 100 km d’autonomie.

L’ÂGE D’OR DU RALLYE. Autour des grands noms de la discipline (pilotes, copilotes, préparateurs, journalistes, photographes,…) mais aussi d’une sélection de véhicules, Rétromobile rend hommage, en partenariat avec la Fondation Gino Macaluso, aux épreuves routières, depuis la période charnière de la fin des années 1950 où les rallyes cessent d’être des courses de régularité pour devenir des compétitions de vitesse pure.

A la fin des années 1970, Jean-Marie Balestre, le nouveau président de la Fédération Internationale de l’Automobile (FIA), jette les bases du Groupe B. Avec la 037 à moteur central arrière engagée au Tour de Corse, en mai, Lancia est le premier constructeur à présenter un véhicule correspondant à l’esprit de la réglementation. Puis à partir de 1981, Audi engage ses fameux coupés Quattro. Leur système à quatre roues motrices révolutionne la discipline. Pour son retour en rallyes avec la 205 T 16, Peugeot s’en inspire et y ajoute une architecture à moteur central arrière. La course à l’escalade vient de commencer. Le mois suivant, Lancia reprend la formule pour la Delta S4.

ALPINE, UNE HISTOIRE EN OR. Lors de Rétromobile, Alpine rend hommage à sa légendaire berlinette A110 en lui consacrant la majeure partie de la superficie de son stand. Autour de la dernière version, la série spéciale A110 R Ultime, le constructeur au A fléché présente la toute dernière A110 originelle. Sortie des chaînes de l’usine de Dieppe, en 1977, il s’agit d’un modèle 1600 SX de couleur vert clair. Cette année-là, Alpine ne fabrique que cent-trente-trois exemplaires de la berlinette 1600 SX, la seule à se maintenir au catalogue à côté de la A310. Le 4-cylindres de 1647 cm3 délivre alors une puissance de 95 ch.

RENAULT, LES 35 ANS DE LA CLIO. Avec 17 millions d’unités vendues depuis 1990 (dont 6 millions rien qu’en France), la Clio a tout d’une grande, comme le disait le célèbre slogan publicitaire de la citadine. Elle fait son apparition à la veille du grand marché unique européen en 1993. Ce nouveau modèle, qui emprunte son nom à la mythologie grecque, est le catalyseur de toutes les ambitions de la marque au losange. La deuxième génération de la Clio pointe le bout de son capot en 1998. De 3,77 m de long, elle établit un record de production à 5,632 millions d’unités et a même droit à une version Renault Sport à moteur V6 implanté en position centrale arrière

PEUGEOT, LA 205 GTI EN MAJESTÉ. GTI : ces trois lettres magiques, qui ont contribué au succès de la 205, sont à l’honneur avec sept modèles. Voiture du renouveau de la marque sochalienne, la citadine 205 est commercialisée depuis un an lorsqu’est présentée la déclinaison 3 portes et son dérivé sportif GTI. Véritable rivale de la Golf GTI, la bombinette française participe au succès du sacré numéro de Peugeot et accompagne en 1984 l’entrée en championnat du monde des rallyes de la 205 T 16. En 1986, la GTI évolue pour atteindre 115 ch et se décliner en version cabriolet CTI avec arceau. Devenue la chef de file de la catégorie des GTI, la petite sportive de Peugeot sera produite à près de 300 000 unités dans ses différentes versions.

CITROËN, L’INNOVATION DANS LE SANG. Mais à quoi donc servent les concepts de salon ? Ces prototypes testent les réactions du public et préparent à de futurs modèles de série. Cette logique s’incarne dans la 2 CV A que Citroën présente à Rétromobile. Il s’agit de l’une des quatre survivantes sur les 250 prototypes du projet de TPV (Toute Petite Voiture) réalisés pour le salon de l’Auto de 1939. En 1956, les recherches sur l’aérodynamique

d’André Lefebvre donnent naissance à la C10, une berline de 3,84 m en forme de goutte d’eau capable d’atteindre les 100 km/h avec son moteur de 2 CV.  Au salon de Paris de 1980, c’est le designer Trevor Fiore qui crée la surprise avec le concept Karin, un coupé à la forme pyramidale, portes ouvrant en ailes de mouette, conduite centrale et trois places de front. Quant à Oli et Elo, les deux derniers concepts, ils représentent un réservoir d’idées dans lequel la marque française va puiser pour concevoir ses prochains véhicules.

OPEL, DES SPORTIVES DE HAUT RANG. Présent pour la première fois de son histoire à Rétromobile, la marque au Blitz profite du retour du label GSE pour présenter les modèles sportifs les plus renommés de son passé. La berline compacte Kadett C dispose également à partir de 1975 d’une variante sportive GT/E. Reconnaissable à sa carrosserie deux portes et bicolore (jaune et noir pour la première série, jaune et blanc pour la seconde) elle se distingue également par sa motorisation. Son 4-cylindres de 1,9 litre. Sept ans plus tard, alors que la marque cherche une remplaçante à l’Ascona 400 qui vient de permettre à Walter Röhrl d’être sacré champion du monde des rallyes et dans le but de répondre à la nouvelle réglementation du groupe B, Opel introduit la Manta 400.

 

 

GOODING CHRISTIE’S, DES FERRARI ET DES GT. C’est un événement dans le monde des collectionneurs. Dans le cadre de son partenariat pluriannuel avec Rétromobile, la maison de vente aux enchères Gooding Christie’s organise pour la première fois une vente dans l’enceinte du salon. Sur les 86 lots annoncés, Ferrari occupe la pole position avec 16 véhicules. Lors de la vacation, est dispersée la collection d’Angela Cherrett décédée en février 202. Ses héritiers ont confié quatre 6C à la vente : une version Mille Miglia Speciale série 2 de

1928, une berline 1750 Gran Turismo Série 5 de 1931, une version 1500 Sport Série 2 de 1928 et le Tourer 1750 Super Sport Série 3. Les amateurs de chefs-d’œuvre de la carrosserie française ne seront pas en reste puisque la vente sera une occasion rare d’acquérir l’une des berlinettes Talbot Lago T-150-C-SS Teardrop. De son côté, Bugatti est représenté par la Bugatti 57 C Atalante châssis n°57718, réputée pour être l’un des trois exemplaires à moteur suralimenté et carrosserie aluminium. Entre autres raretés, le catalogue propose aussi une BMW M1 de route toujours restée dans la même famille allemande et la Maserati 5000 GT carrossée par Frua à la demande de l’Aga Khan IV en 1962.

Défit relevé pour Gooding Christie’s, qui a réalisé une vente aux enchères du cinquantième anniversaire exemplaire, avec 83 lots proposés à la vente. L’évènement à rapporté 50,41 millions d’euros. Les enchères se sont envolées pour certains modèles, avec la meilleure vente pour la Ferrari 288 GTO de 1894 adjugée à 9,117 500 millions d’euros € (record mondial pour le modèle). La Ferrari KXX K Evo, plus moderne a trouvé preneur pour 6,98 millions d’euros. La troisième meilleurs vente est attribuée à la sublime Talbot-Lago T150-C de 1938 qui est partie pour 6,755 millions d’euros. Certains lots phares de la vente ont trouvé preneur au prix estimé, l’autre

Ferrari FXX Evo 2008 (4 448 750€), la Lamborghini Miura P400 SV de 1971 (3 380 000€), la Bugatti Type 57C Atalante de 1938 (2 225 000 euros), ou la Shelby 427 Cobra de 1966 (1 062 500€). Parmi les belles enchères on peut citer le Cyclecar Bedelia DB2 adjugé à 93 300€ soit un prix trois fois supérieur à son estimation. Les voitures Française ont tenue leurs estimations, l’Alpine A110 Groupe 4 de 1971 a trouvé acheteur à  241 250 €. Parmi les déceptions, les lots d’Alfa Romeo 6C de la collection d’Angela Cherrett ont été adjugés en dessous de leur valeur sans prix de réserve. L’ Alfa Romeo 1750 Super Sport de 1929 s’est vendue 342 500 euros, soit deux fois moins que son estimation. Le lot le plus prestigieux  de la vente, la Ferrari 250 GT SW Berlinetta de 1960 estimée entre 8 et 9 millions d’euros n’a pas trouvé preneur ainsi que la Maserati Ghibli Spider de 1971, la Lamborghini Diablo de 2000, la Ferrari 250 GT LWB California Spider de 1960, ou encore le Bugatti Type 40 de 1928.

LA GALERIE DES ARTISTES. L’année des 50 ans du salon, la Galerie des artistes s’impose, plus que jamais, comme le rendez-vous annuel des artistes – peintres, sculpteurs, photographes, graphistes, dessinateurs – ayant choisi la locomotion comme sujet d’expression. Transports terrestres, aériens, ferroviaires et maritimes : ce salon dans le salon se veut le carrefour de toutes les sensibilités. La 50e édition ne déroge pas à la tradition et sert de rampe de lancement à de nouveaux talents.

RETROMOBILE,  LE PARADIS DES MARCHANDS DE VOITURES D’EXCEPTION. Sont présents à Rétromobile, de nombreux revendeurs de véhicules d’exception, venus du monde entier.  Fiskens, Girardo &Co, HK-Engineering Handels GMBH, Halmo Automobilia, Atelier des Coteaux, Axel Schuette, Barnes, ou Thisen,   présentent à la vente leurs plus beaux  joyaux.

Réussite totale pour le 50e anniversaire de Rétromobile, un  évènement majeur dans l’univers  des véhicules de collection, avec une affluence record, 181 500 visiteurs pour cette édition 2026. L’édition 2027 se profile déjà à l’horizon, du mercredi 3 au dimanche 7 février.

Photos Michel MORILLON

Au Salon de Bruxelles, Polestar détaille sa stratégie française et dévoile la Polestar 5

Au Salon de Bruxelles, Polestar détaille sa stratégie française et dévoile la Polestar 5

Présente au Salon de Bruxelles, Polestar soigne son image autant que son message. Dans un contexte automobile européen chahuté, la marque d’origine suédoise choisit d’accélérer. Deux axes structurent sa présence au salon belge : la montée en puissance de son déploiement en France et la mise en lumière de la Polestar 5, modèle synonyme d’une ambition désormais pleinement assumée.

France : un marché clé dans la stratégie européenne

Lancée officiellement en France le 11 juin 2025, Polestar voit dans notre pays un levier stratégique majeur. La France est le 28ᵉ marché de commercialisation de la marque, mais il n’a rien de secondaire. En à peine quelques mois, Polestar a ouvert 11 showrooms, concentrés sur les grandes métropoles, avec une ambition claire : doubler ce réseau dès 2026, pour atteindre entre 20 et 25 points de vente.

Ce déploiement physique s’accompagne d’un dispositif de communication à 360°, lancé dès le 19 janvier, destiné à installer durablement la marque dans le paysage premium français.

La Polestar 5 bénéficie d’une plateforme spécifique, et non plus d’une base Volvo. (Photo D.Cx)

Marque suédoise par son ADN, Polestar est aujourd’hui contrôlée par le groupe chinois Geely, également propriétaire de Volvo Cars. Un actionnariat qui lui permet de conjuguer design scandinave, ingénierie européenne et puissance industrielle mondiale.

 

Un positionnement singulier, revendiqué sans détour : Polestar se présente comme la seule marque européenne premium 100 % électrique. Un discours appuyé par des résultats solides : 60 119 véhicules vendus dans le monde, soit une progression de 34 % par rapport à 2024.

Design épuré, technologies de pointe, performances élevées : la marque cultive une identité à part, héritée de son ADN originel. Avant de devenir constructeur, Polestar était une entreprise de préparation de véhicules de compétition. Une filiation que l’on retrouve encore aujourd’hui dans ses choix techniques et stylistiques.

Polestar 5 : le manifeste technologique

Star du stand bruxellois, la Polestar 5 marque un tournant. Il s’agit du premier modèle entièrement conçu et produit par Polestar, sans reprendre de plateformes Volvo. Une rupture stratégique autant qu’industrielle.

Cette grande berline de 5,09 m de long et 2,03 m de large (hors rétroviseurs) repose sur une plateforme en aluminium anodisé, développée en interne. Deux motorisation

s sont proposées : une version Dual Motor de 748 ch et une déclinaison Performance culminant à 884 ch. Le tout associé à une architecture électrique 800 volts, gage de performances élevées et de recharges rapides.

L’absence de lunette arrière renforce la fluidité des lignes de cette grande berline électrique haut de gamme. (Photo D.Cx)

Les chiffres parlent d’eux-mêmes : 0 à 100 km/h abattu en 3,9 s, voire 3,2 s en version Performance, vitesse de pointe de 250 km/h (bridée). Une fiche technique qui place la Polestar 5 au niveau des références du segment, avec une promesse de grand tourisme électrique.

Affichée entre 119 000 € et plus de 150 000 €, la Polestar 5 n’a pas vocation à faire du volume. Elle incarne plutôt une vitrine technologique et symbolique : celle d’une marque qui entend jouer dans la cour des grands, sans renier ses racines nordiques ni son engagement électrique.

À Bruxelles, Polestar ne se contente pas d’exposer des voitures. la marque expose une trajectoire. Et celle-ci semble désormais parfaitement tracée.

XPeng accélère en France avec la P7+, sa berline électrique dopée à l’IA

XPeng accélère en France avec la P7+, sa berline électrique dopée à l’IA

Présent en force au Salon de l’automobile de Bruxelles, le constructeur chinois XPeng confirme ses ambitions sur le marché français. Arrivée officiellement dans l’Hexagone au printemps 2024, la marque entend accélérer son développement grâce à une approche résolument technologique et à une gamme de véhicules électriques conçus comme de véritables plateformes logicielles. Au cœur de cette stratégie : la nouvelle P7+.

Une berline conçue avec l’intelligence artificielle dès l’origine

La XPeng P7+ a été présentée au Salon de Bruxelles. Elle arrivera en France au printemps.

La XPeng P7+, grande berline élégante et statutaire, ne se contente pas d’élargir une gamme en pleine structuration. Elle incarne la philosophie du constructeur, fondée sur l’intelligence artificielle et le logiciel.
« C’est l’un des premiers véhicules que nous avons développés avec de l’IA dès le début de sa conception », explique Thomas Rodier, directeur marketing France.
La berline repose sur une architecture informatique particulièrement puissante. Un choix assumé pour anticiper les évolutions réglementaires. « Si le niveau 3 d’assistance à la conduite est autorisé demain, la voiture sera prête », assure-t-il.

Recharge ultra-rapide : un argument décisif

Thomas Rodier est le directeur marketing de XPeng France.

Autre point fort mis en avant par XPeng : le temps de recharge. Dotée d’une batterie 5C LFP (Lithium-Fer-Phosphate, la P7+ promet un passage de 10 à 80 % en seulement 12 minutes, un record sur le marché européen. « Aujourd’hui, personne ne fait mieux en Europe », revendique Thomas Rodier, qui souligne que l’avantage reste réel même sur des bornes moins puissantes, grâce à une courbe de charge particulièrement stable.
Dans un marché où la recharge demeure l’un des principaux freins à l’adoption de l’électrique, cet atout constitue un puissant levier d’attractivité. « Quelqu’un qui envisage sérieusement l’électrique a forcément entendu parler de nous », reconnaît-il.

Une montée en puissance rapide en France

Lancée officiellement en France en mai 2024, XPeng affiche déjà des résultats significatifs : 3 300 véhicules vendus en 2025 et un réseau de 70 concessions couvrant désormais l’ensemble du territoire.
« On trouve aujourd’hui un point de vente XPeng à moins d’une heure de chez soi, partout en France », souligne Thomas Rodier.
Cette dynamique est notamment portée par une stratégie de communication très orientée numérique. « Un client sur trois nous découvre via YouTube », précise-t-il, évoquant un public de technophiles convaincus par l’électrique et sensibles à l’innovation.

Une gamme en expansion, sans renier l’ADN électrique

Avec un prix annoncé à 45 990 euros en France et une arrivée en concessions prévue au printemps, la P7+ vise une clientèle de puristes de l’électrique, souvent réfractaires aux SUV. Trois nouveaux modèles viendront compléter la gamme d’ici la fin de l’année, sur le segment C et en montée en gamme autour du G9.
Si XPeng reste fondamentalement attaché au 100 % électrique, la marque n’exclut plus totalement certaines évolutions. « En Chine, les prolongateurs d’autonomie connaissent un succès spectaculaire. Nous l’étudions sérieusement pour l’Europe », confie Thomas Rodier.

Bien plus qu’un constructeur automobile

XPeng revendique enfin un positionnement singulier dans l’industrie automobile. « Notre cœur, ce n’est pas seulement la voiture, c’est l’intelligence artificielle et le software », insiste le directeur marketing France. Drones, robotaxis, robots humanoïdes : le constructeur se projette comme un acteur global de la mobilité intelligente. Certaines de ces technologies, déjà opérationnelles en Chine, pourraient à terme arriver en Europe, sous réserve d’évolutions réglementaires. Une chose est sûre : XPeng entend jouer un rôle de premier plan dans la bataille de la voiture électrique intelligente, où la différence se fera autant par le logiciel que par la mécanique.

Car of the Year : le retour de Mercedes

Car of the Year : le retour de Mercedes

Le verdict du jury du prix Car of the Year a été annoncé lors du Salon de Bruxelles. Au commande de cette célébration, ce sont 60 journalistes de 23 pays européens différents qui ont décerné le titre de Voiture de l’année 2026 à la Mercedes CLA, marquant ainsi la deuxième victoire du constructeur.

Depuis 1964, ce jury est en charge de sélectionner la Voiture de l’année parmi les nouveaux modèles commercialisés. Pour concourir, les véhicules doivent être testés par la majorité des membres et être disponibles dans au moins cinq marchés européens avant le 31 décembre de l’année précédente.

La Mercedes CLA a remporté le prix avec un score de 320 points, surpassant son concurrent le plus proche de 100 points. Elle s’est particulièrement distinguée en Allemagne, au Royaume-Uni, et dans d’autres pays, grâce à ses avancées technologiques, comme sa plateforme MMA et son architecture 800 Volts, offrant une autonomie électrique d’environ 800 kilomètres WLTP. Son prix commence à 48 050 € en version entièrement électrique.

Le Skoda Elroq a pris la deuxième place avec 220 points, suivi de près par la Kia EV4 avec 208 points. Cela souligne l’importance croissante des innovations électriques et des performances dans le choix des véhicules primés.

ÉPOQU’AUTO : UN SUCCES QUI SE CONFIRME EN 2025

ÉPOQU’AUTO : UN SUCCES QUI SE CONFIRME EN 2025

L’édition 2025 d’Époqu’Auto a une nouvelle fois confirmé le formidable engouement du public pour cet événement dédié aux véhicules anciens, youngtimers et de compétition. 108 000 passionnés étaient au rendez-vous sur 3 jours à Lyon et ont salué la qualité des expositions riches et variées. Près de 1 500 véhicules et 200 motos, via onze plateaux thématiques, ont été présentés aux visiteurs venus de toute la France mais aussi d’Italie, de Suisse ou encore d’Angleterre. Il faut également souligner la qualité des stands et la richesse de l’offre proposée par les 900 exposants de cette édition – dont 560 marchands et 200 clubs de marques – répartis sur les 88 000 m2 d’exposition.

L’entrée du 46e salon Epoqu’Auto nous accueille place des Lumières avec une rare Delaunay-Belleville MF6 de 1023 qui illustre l’affiche du salon. On découvre également la Citroën DS 21 Pallas, voiture personnelle de Général De Gaulle de 1965 à 1967. Pour répondre aux besoins du Chef de l’Etat, elle fût équipée de pare-soleil arrière, porte-documents, porte-cocardes sur le tableau de bord et porte-fanions intégrés au pare-chocs avant.

Parmi les plateaux admirés par le public, on peut citer l’exposition consacrée aux 70 ans de Citroën DS qui réunit 11 voitures, correspondant aux trois grandes époques du modèle, premier nez, deuxième nez, et troisième nez. La DS, tout en conservant sa ligne gracieuse de 1055 à 1975, se déclinera en arborant trois faces différentes. Plusieurs modèles sont présentés dans des teintes aussi rares qu’audacieuses :  jaune jonquille, bleu nuage, vert Jura ou orange capucine. Cette exposition associe  le design automobile à la haute couture, avec la participation d’un grand nom de la création lyonnaise, Nicolas Fafiotte, couturier reconnu qui met ses robes exceptionnelles, au service de l’élégance française.

Opel propose un plateau exceptionnel, réunissant une vingtaine de modèles emblématique de la marque entre les années 1930 et 1995. De la Kadette compacte à la Kapitan ou la diplomate, imposantes berlines à 6 ou 8 cylindres, Opel a couvert l’ensemble du marché de l’automobile grand public. Parmi les quelques modèles rarement exposés, on peut voir une limousine Oméga 6 portes, une Commodore A. Coté compétition, la vedette du plateau est sans conteste, la mythique Manta 400 Groupe B usine de 1982, pilotée par Guy Fréquelin, champion de France des rallyes 1983.

Chez Renault, la collection présente  plusieurs modèles emblématiques autour de trois grandes thématiques, Renault Clio, Renault 5 Turbo et les anniversaires des Renault 16, 10, et 30. Deux R5 Turbo ont attiré le public, la spectaculaire et radicale R5 Turbo 3E, showcar 100% électrique et la R5 Maxi Turbo, symbole des rallyes des années 80. The Originals Renault présente un bonus exclusif, la barquette Vernet Pairard construite en 1952 sur une base de Renault 4cv et engagée aux 24 Heures du Mans 1953 et 1954.

Les organisateurs d’Epoqu’Auto ont voulu honorer les marques lyonnaises disparues, témoins d’un âge d’or de la construction automobile. Une vingtaine de voitures, issues de 14 constructeurs emblématiques rappellent le passé automobile de la capitale des Gaules. On peut citer Audibert&Lavirotte, La Buire, Cottin&Desgouttes, RochetSchneider, Vermorel ou Fournier Marcadier.

Le musée des sapeurs-pompiers de Lyon-Rhône et la Fondation Berlier propose un rare plateau de vingt véhicules. Des engins  particulièrement remarquables comme ce Camion -Citerne feux de forêts, Sinpar Castor CCFM 1965, un fourgon mixte GAK 17 destiné aux feux urbains, l’emblématique ambulance Peugeot 203 de 1956 et le véritable légende de cette exposition, l’Autopompe Vermorel de 1910 de l’industriel et sénateur du Rhône  qui fonda en 1893 la société  de matériel agricole Vermorel avant de se lancer dans l’automobile.

   

La compétition est également mise à l’honneur à cette 46e édition d’Epoque’Auto avec dès l’entrée du salon, une magnifique exposition de la saga des F1 Ligier qui débute en 1969 avec la JS1. En 1977 Jacques Laffite remporte le Grand Prix de Suède au volant de la JS7. Entre 1977 et 1996, Ligier signera 9 victoires en F1, la dernière grâce à Olivier Panis, vainqueur à Monaco avec la JS43.

Peugeot est également présent à Epoqu’Auto pour célébrer le 40e anniversaire du premier titre mondial de la Peugeot 205 Turbo 16. Cinq voitures sont exposées, prêtées par le musée de l’Aventure Peugeot : deux Evolution 1, deux Evolution 2 et une version Grand Raid qui ont remporté des championnats du monde et des Paris Dakar.

Plus qu’un salon dédié aux automobiles anciennes, Epoqu’Auto est le rendez-vous de tous les possibles. Avec le plateau consacré aux Supercars, les organisateurs innovent une fois de plus dans l’extraordinaire. Ce sont 14 voitures exposées pour le plaisir des yeux des grands et des petits, avec le concours du Colligny Car Museum qui a réuni ces modèles d’exception. Parmi les plus beaux spécimens automobiles  exposés, on peut admirer, la

 

Maserati MC12 (2005) produite à seulement 50 exemplaires, dérivée directement de la Ferrari Enzo, la McLaren Senna (2019), elle rend hommage à Ayrton Senna, triple champion du monde de F1. La Mercedes CLK GTR GT1 a été conçue pour dominer le championnat FIA GT, véritable bête de course, elle symbolise l’apogée de l’ère GT1 et reste aujourd’hui l’une des voitures de compétition les plus exclusives jamais créées. Mais que dire de la Gumpert Apollo (2008) produites à une quarantaine d’exemplaires et propulsée par un V8 bi-turbo de 700 cv. Conçue par Ropland Gumpert, ex directeur d’Audi sport, elle   est détentrice en 2009 du record du Nürburgring.

LA MAISON OSENAT SIGNE UNE EDITION RECORD À EPOQU’AUTO AVEC 2,64 M€ ADJUGÉS

Présente comme chaque année sur le salon Époqu’Auto, la Maison Osenat signe une très belle édition avec un taux de réussite remarquable : 84 % de lots vendus en youngtimers, 75 % pour les automobiles de collection et 70 % pour les motos, pour un total de 2,64 M€ adjugés. Parmi les résultats marquants, notons la Bugatti De La

 

Chapelle portée à 93 000 €, le record pour une Renault Frégate atteignant 112 000 €, ainsi qu’une Renault 5 Turbo sacrée top lot de la vente classique avec 169 000 €. La Ferrari Testarossa s’est envolée à 144 000 €, tandis qu’une Honda S800 et une Méhari ont trouvé acquéreur… aux Bahamas ! Côté motos, la Honda RC30, top lot de la section, a été adjugée 30 000 €. À noter également : l’Alpine A310 à 39 600 € et la BMW M3 U30 à 68 000 € (l’ensemble des adjudications sont à noter frais inclus).

Epoqu’auto revient pour sa 47ème édition à Lyon les 6, 7 et 8 novembre 2026.

LES DERNIERES ACTUALITES AUTOMOBILES

LES DERNIERES ACTUALITES AUTOMOBILES

Voici les nouveautés automobiles et conseils pratiques qu’il ne faut pas manquer au prochain Mondial de l’Auto.

Audi Concept C : voici le style des Audi de demain !

Inspiré du passé, l’Audi Concept C inaugure un tout nouveau design pour la marque. Dévoilé à Ingolstadt et à Milan ce mardi, l’Audi Concept C joue un rôle déterminant dans l’histoire d’Audi. Ce roadster 100 % électrique présente de nouveaux codes stylistiques ! Le concept car abandonne même la calandre single frame, en vigueur depuis plus de vingt ans.

Renault Clio 6 : la nouvelle citadine fait sa révolution en 2026

La nouvelle Renault Clio 6 redéfinit les standards pour rester la référence des citadines en 2026. Voiture française la plus vendue dans le monde, la Renault Clio 6 se dévoile ! Ainsi, la marque au losange vient de lever le voile sur la sixième génération de sa citadine. Celle-ci casse les codes pour toujours mieux répondre aux nouveaux besoins des clients. La Clio a été revue de fond en comble pour offrir toujours plus en matière de confort, d’espace à bord, de qualité, de sécurité, de plaisir de conduite et de prestations multimédia, tout en réduisant les émissions polluantes.

BMW iX3 2026 : une nouvelle ère électrique avec la Neue Klasse !

BMW présente son nouveau SUV iX3, un modèle 100% électrique qui inaugure la nouvelle plategorme Neue Klasse. BMW a officiellement dévoilé le premier modèle inaugurant sa plateforme 100% électroque Neue Klasse. Il s’agit du BMW iX3 2026, un SUV ou plutôt SAV (Sport Activity Vehicle), qui offre un aperçu concret de la nouvelle ère qu’ouvre la marque allemande. Le BMW iX3 inaugure le langage stylistique de demain, appelé à se décliner progressivement sur l’ensemble de la gamme.

Nouveau Kia Stonic 2026 : design affirmé et connectivité avancée.

La marque dévoile le nouveau Kia Stonic 2026 ! Ce modèle vise à rehausser l’expérience des clients de crossovers compacts en se dotant d’équipements habituellement réservés aux segments supérieurs. De quoi bousculer ainsi les codes établis tout en allant au-delà les attentes du marché. Ce restylage en profondeur gratifie ce crossover d’un design audacieux, de technologies avancées et d’une connectivité optimisée, tout en offrant de nouvelles motorisations.

Škoda Vision O : le concept de break futuriste se dévoile !

Fort de sa place de leader sur le segment des breaks, Škoda dévoile, à travers un concept-car, sa vision du futur dans l’électrique. Le concept Škoda Vision O et son design Modern Solid revisité incarne l’avenir de la marque en Europe. Le Vision O est le premier concept-car du constructeur tchèque développé en pensant de l’intérieur vers l’extérieur. Découvrons ensemble ce nouveau concept qui suit cette approche axée sur l’expérience à bord.

Opel Corsa 2028 : tout ce que l’on sait déjà

Florian Huettl, patron d’Opel, l’a annoncé récemment : la septième génération de la citadine de la marque, l’Opel Corsa, est prévue pour 2028 et elle abandonnera le thermique pour le tout électrique. Alors qu’aujourd’hui, trois clients sur quatre préfèrent toujours l’essence ou l’hybride, Opel cherche à faire bouger les lignes. Avec une autonomie en forte progression et une version sportive de 280 chevaux, la marque fait son possible pour convertir ses futurs acheteurs.

 

Mercedes-Benz GLC EQ 2026 : familial, confortable et électrique !

Modèle populaire chez Mercedes-Benz, le GLC passe à l’électrique. La marque à l’étoile vient donc de dévoiler le Mercedes-Benz GLC EQ 2026, son nouveau SUV familial 100% électrique. Premier modèle d’une toute nouvelle famille de véhicules, ce GLC EQ excelle en termes de performances, d’autonomie, d’efficience et de vitesse de charge. Voici tout ce qu’il faut savoir.