L’offensive chinoise en France amène beaucoup de questions et le lancement en grande pompe de la marque Denza, filiale premium du groupe chinois BYD, devenu le 1er constructeur mondial, ajoute à ces nombreuses interrogations !
Pourtant, depuis plusieurs années, les marques chinoises ont annoncé la couleur. L’Europe ne semble pas les avoir entendus, en prenant une décision improbable, d’interdire la vente de voitures à moteurs thermiques à partir de 2035. Une décision qui a été quelque peu revu, mais qui reste un fer de lance européen, au prétexte de limiter les émissions de CO2 et avoir un geste pour la planète… entre autres.
Mais à quel prix !!! Pour les constructeurs, pour les réseaux, pour la filière automobile en général, pour les commerces, obligés de s’équiper de bornes, et plus encore pour les pays européens contraints de s’adapter à ces nouvelles règles ! Un lourd tribu économique, que l’on constate plus encore avec le conflit au Moyen Orient et l’envolé des prix des énergies.
L’électrique une solution ? Pas sûr, si on analyse plus globalement la situation.
Au-delà du fait qu’avec ce lancement de prestige au sein d’un symbole de la culture française n’avait rien d’anodin pour la marque chinoise. Et d’un coup, l’automobile devient spectacle. De là à dire que c’est celui du déshonneur, comme certains confrères le pensent, il y a un pas que je n’oserai pas franchir.
Privatisation du lieu, mise en scène grandiose, danseurs, chanteuse lyrique, influenceurs, acteurs, stars du show-biz… Pour ma part, je cherche encore la présence de Daniel Craig, ambassadeur de la marque.
L’objectif de Denza était pourtant clair : marquer les esprits et positionner son modèle iconique Z9 GT comme le nouveau standard du luxe associé à la haute technologie tant électrique qu’innovante.
De nombreux autres exemples sont présents. Je parlais de Jean Reno qui a été choisi par un autre groupe chinois Cherry pour être l’ambassadeur de la marque qui arrive en France, Omoda & Jaecoo, Daniel Craig ou Jean Reno… et d’autres… Chacun ses valeurs… même si j’aime bien cet acteur “franco-américain“… et depuis peu chinois pour les royalties. Mais James Bond, c’est quand même la classe ! Et la preuve supplémentaire que les constructeurs chinois ont tissés une toile d’influence incroyable.
Pour toutes ces marques chinoises, une stratégie claire : utiliser les éléments culturels et patrimoniaux de chaque pays pour accélérer l’installation durable de leurs marques peu ou pas connus, avec des moyens de communication exceptionnels, afin de capter rapidement des parts de marché en Europe, face à un marché intérieur saturé et hyper concurrentiel.
Entre bataille industrielle et incohérence du système !
Car un autre sujet pose question : ces opérations reposent aussi sur des visages connus, des symboles culturels. Sur un système qui dépasse l’automobile.
Et il est très intéressant de voir la cupidité de « stars » françaises, toujours promptes à mettre en avant leurs « valeurs » républicaines entre autres, tout en n’oubliant pas de faire valoir une autre valeur : celle de venir en toutes occasions prendre leur petit billet, et faire une apparition. Assumant sans complexes la compromission avec le plus offrant, entre beaux discours et actes concrets.
La preuve qu’en France, tout s’achète, tout se vend, tout à une valeur, au détriment de ses propres valeurs, de sa propre éthique, de son patriotisme, et du déshonneur, et je rejoins certains confrères sur ce point. Pour autant, on ne peut rien reprocher à ces constructeurs.
Denza à utiliser à son bénéfice le système puisqu’il y a des gens qui en font commerce. Et on peut constater que cet événement a été une grande réussite.
DENZA Z9GT
Parlons quand même de cette voiture, la Denza Z9GT qui, au-delà de toute polémique culturelle, porte de nombreuses innovations.
Car derrière le show, il y une réalité industrielle et technologique.
– une berline électrique à plus de 100 000 €
– des performances haut de gamme
– des technologies innovantes
– des promesses fortes en recharge rapide et conduite autonome
– redéfinir le premium et s’attaquer aux références européennes et à Tesla.
DENZA officialise ses deux premiers modèles destinés aux marchés hors de Chine : la Z9GT, modèle grand tourisme aux allures de shooting brake et le monospace D9 DM-i, que nous vous présenterons prochainement.
La technologie FLASH Charging déployée sur l’ensemble de la gamme, offre jusqu’à 1 500 kW de puissance et concrétise la promesse « Prêt en 5, rechargé en 9, +3 par temps froid »
DENZA sera présent dans plus de 30 pays européens d’ici fin 2026, avec plus de 150 points de vente
La Z9GT, allie style, performances et technologies de pointe
La plateforme e3 de dernière génération offre plus de 600 km d’autonomie électrique, des performances remarquables et une agilité inédite dans une silhouette de type shooting brake
Première européenne pour la technologie FLASH Charging et la batterie Blade de seconde génération, permettant une recharge de 10 % à 97 % en seulement 9 minutes, et, même par temps froid à -30°C, de 20 % à 97 % en 12 minutes.
Double offre de motorisations : 100 % électrique ou hybride rechargeable avec la technologie Super Hybride avec DM, avec jusqu’à 805 km d’autonomie combinée
La Z9GT est disponible en version 100 % électrique ou en Super Hybride DM-i. Grande GT aux allures de shooting brake, elle redéfinit les codes des berlines sportives en combinant une silhouette élancée et dynamique avec l’élégance fonctionnelle d’un break. Dotée du système tri-moteur le plus avancé de DENZA, la Z9GT offre des accélérations spectaculaires (0 à 100 km/h en 2,7 secondes en version EV) ainsi qu’une agilité de haut niveau.
Elle bénéficie également d’une direction arrière indépendante permettant des manœuvres inédites, comme des demi-tours sur place ou des déplacements latéraux en crabe dans les espaces les plus étroits.
Les technologies embarquées intègrent un grand affichage tête haute en réalité augmentée de 50 pouces, un écran central flottant de 17,3 pouces sur la planche de bord, ainsi que deux écrans de 13,2 pouces supplémentaires : l’un faisant office de combiné d’instrumentation numérique pour le conducteur, l’autre permettant au passager avant d’accéder aux fonctions de divertissement.
Le spécialiste audio français haut de gamme Devialet est donc associé à Denza avec des systèmes audio d’exception : 20 haut-parleurs dans la Z9GT, intègrent les dernières innovations acoustiques, associées à la technologie Dolby Atmos®, pour positionner les sons avec précision dans l’habitacle pour davantage de détails, de clarté et de séparation sonore. Cette immersion renforce l’expérience d’écoute et offre une immersion totale aux passagers.
Un système audio premium de référence, transformant chaque trajet en expérience immersive digne d’un opéra !
L’ensemble de la gamme DENZA, portera le déploiement du FLASH Charging en Europe. Avec une puissance pouvant atteindre 1500 kW, cette technologie repose sur la batterie Blade de deuxième génération de BYD. Elle concrétise la promesse « Prêt en 5, rechargé en 9, +3 par temps froid » : 10 % à 70 % en cinq minutes, 10 % à 97 % en neuf minutes, et, même à -30 °C, 20 % à 97 % en seulement 12 minutes.
A l’occasion du lancement à Paris, BYD a confirmé le déploiement de 6 000 stations FLASH Charging hors de Chine dans les 12 prochains mois, dont 3 000 en Europe.
SI L’ÉLECTRIQUE M’ÉTAIT COMPTÉ !
Si l’Europe et plus localement la France, avec le Premier Ministre, Sébastien Lecornu, qui nous vend les bienfaits de l’électrification à outrance, dans cet environnement de conflits qui se succèdent et additionnent les impacts financiers sur les énergies fossiles (gaz et pétrole), il met en avant de potentiels d’économies pour les ménages entre 2 à 3 € par 100 km pour un véhicule électrique (recharge à domicile) contre 11 € aux 100 km pour un moteur diesel. Il omet de mentionner le différentiel de taxes entre ces deux énergies : 55 centimes dans le prix de l’électricité contre 5,17 euros (par 100 km) dans le prix du diesel.
Si le calcul est beau et attrayant, cette substitution d’énergies ne manquera pas de laisser un trou béant dans des finances publiques déjà mal en point. Comme on doute que des efforts sur la dépense publique soient réellement engagés par l’État, il est inévitable que les taxes actuellement prélevées sur les hydrocarbures se reporteront progressivement sur l’électricité, effaçant l’essentiel des économies promises. Sans pour autant réduire les taxes sur les autres énergies !
Comme d’habitude, des calculs plus idéologiques qu’économiques, mais cela, malheureusement, on en a tristement l’habitude !
François VINCENT













