Aujourd’hui, en France, le délai moyen de passage du permis entre deux présentations est de près de quatre mois (80 à 160 jours). C’est plus du double que le délai dans les autres pays d’Europe qui est d’un mois et demi. En plus du coût financier (la démotivation et le chômage (pas de permis, pas de travail) font désormais partie du lot quotidien des candidats au permis de conduire en France.

Seulement 43 % du temps des inspecteurs est consacré aux examens voiture. En France, c’est l’Etat qui organise l’emploi du temps des Inspecteurs du permis de conduire et de la sécurité routière (IPCSR) à qui sont confiées d’innombrables missions autres que celle de faire passer des examens.

Le système d’attribution des places d’examen est géré par une direction centralisée (DSCR). Or chaque département est autonome dans la gestion des missions des inspecteurs, ce qui entraine des inégalités territoriales injustifiées.

La rédaction d’un rapport rappelant les mesures d’urgence sera remis dans les prochains jours. Il propose des mesures structurelles visant un permis plus progressif. Ce permis, bien que novateur en terme de sécurité routière et déjà expérimenté dans d’autres pays européens, ne sera pas efficace si le problème de base des délais d’attente n’est pas réglé.
C’est pourquoi l’Union des Professionnels de l’Apprentissage de la conduite exige que l’Etat assume ses responsabilités et annonce un train de mesures visant à réduire réellement et à très court terme les délais de présentation aux épreuves.

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