Le Volvo V90 D5 s’affirme comme un break raffiné et luxueux. A bord, c’est une ambiance confortable et l’auto peut s’aventurer dans les chemins grâce à sa garde surélevée. Polyvalente sans être un break de déménageur, le Volvo V90 Cross-Counrtry impose sa silhouette.

A mi-chemin entre le XC90 et le break classique, ce V90 Cross-Country ne s’arrête pourtant pas au milieu du chemin. Il est plutôt du style à conquérir les routes, les autoroutes et les sentiers même si la campagne boueuse n’est pas son domaine de prédilection. Ce modèle révèle ses atouts au fil des kilomètres. Bien calé dans les sièges en cuir beige ventilés chauffants et massants, la planche de bord, a priori sobre, comporte toute l’instrumentation nécessaire à une conduite en toute sécurité. L’écran tactile qui trône au centre du tableau de bord est bien étudié. D’un mouvement de doigt, l’utilisateur fait défiler les nombreux menus qui définissent la conduite. L’écran regroupe également le menu de l’info divertissement, à savoir la navigation, le téléphone ou encore la radio. A ce sujet, l’auto comporte pas moins de 19 haut-parleurs reliés au prestigieux système audio Bowers & Wilkins. Ceci dit, ce pack audio très performant est en option au prix de 3 400 euros.

Un dernier regard à l’habitacle avant d’appuyer sur le bouton démarrage pour s’apercevoir que les finitions sont très belles et que les assemblages ne font l’objet d’aucun reproche. En y regardant de plus près, cet habitacle est généreux, tout comme le coffre avec ses 560 litres. À l’arrière, les passagers ne se sentent pas à l’étroit. Il faut dire que l’auto mesure tout de même 4, 939 m.

Plusieurs modes de conduite

Top départ ! Voilà le moment le plus sympathique de l’histoire, lorsque le 4 cylindres de 235 ch commence à cajoler les oreilles du conducteur. Il ronronne à un niveau de décibels très acceptable. L’insonorisation a été spécialement étudiée pour profiter d’un voyage sans être dérangé par le son rauque du diesel. Dans une ambiance feutrée, donc, les premiers tours de roue sont précédés du choix du mode conduite. Le V90 est doté de 5 modes différents allant du Normal jusqu’au mode Individual en passant par le mode Off Road. En sélectionnant l’un de ces modes, le conducteur joue en fait sur la direction, la fermeté des suspensions et sur la réponse à l’accélération. Mais il existe une autre option, la suspension pneumatique, qui coûte au passage 1 980 euros et qui se joue des nids de poules et des chaussées déformées. Grâce à la suspension pneumatique, après un périple de plusieurs kilomètres sur un ruban pas toujours très lisse, le conducteur retrouve le goût des voyages au long cours. Il laisse définitivement la lombalgie sur le bord de la route  et regarde avec reconnaissance sa Volvo. Si les longs trajets sont sa tasse de thé, la Volvo V90 Cross-Country ne fait pas de miracle sur les routes sinueuses. Le roulis rappelle au conducteur que l’auto pèse tout de même 1 733 kg et que la garde au sol est de 65 mm.

Il faudra alors se consoler en observant la jauge de carburant pour remarquer que le break suédois n’est pas trop gourmand. En effet, il consomme environ 8 l aux 100 km ce qui semble raisonnable pour une monture qui embarque un 4 cylindres de 2l bi-turbos couplé à une boîte automatique à 8 rapports.

Accessible à partir de 73 360 euros, le V90 D5 Cross-Country se mérite, mais il suffit de regarder sa ligne effilée et sa chute de reins pour comprendre que Volvo a su dessiner un break raffiné au caractère affirmé.

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