Petit à petit, la gamme SUV du constructeur allemand Volkswagen s’étoffe ! Et ce n’est pas fini avec l’arrivée prochaine, en 2018, d’une citadine sur base SUV et le renouvellement du gros SUV, le Touareg .

Face aux Renault Captur, Opel Mokka, Peugeot 2008 et autres SUV new génération, le nouveau venu aura fort à faire. Mais il affiche des qualités qui vont rapidement le positionner sur le haut du segment, ne serait-ce que par son prix. Ainsi, avec le T-Roc (prononcer tee roc…), Volkswagen confirme son statut de constructeur généraliste premium.Et il est certainement le premier à occuper les différentes niches de ce segment important des SUV, toutes gammes confondues, puisqu’il représente aujourd’hui, en Europe, 1 vente sur trois ! La France confirmant ce même positionnement.

Ainsi, aux côtés des Tiguan, Tiguan Allspace (la version 7 places), Touareg, qui sera donc remplacé en 2018, le T Roc complète l’offre, avant d’être rejoint par un nouveau modèle encore plus petit, le T Cross.

Volkswagen aura été un des constructeurs les plus dynamiques de l’année 2017 et les ventes sont à l’image de cette détermination, puisqu’elles ont dépassé les 6 millions en 2017 ! Cette riche activité du groupe VW se confirmera dès le début de cette année avec plusieurs lancements de poids qui devraient confirmer sa place de leader mondial. Construit sur la toute nouvelle plateforme MQB, le T-Roc bénéficie d’une excellente habitabilité et d’une tenue de route tout à fait étonnante, même poussée à ses limites. Confort et qualité, équipements et performances :4 termes qui conviennent bien à ce nouveau venu.

 

Avec sa ligne moderne, élégante et agressive, une ceinture de caisse assez basse et une face avant sculptée, le T Roc propose un design branché. Le nouveau Volkswagen adopte une face avant plus baroudeuse que le Tiguan. Son style général apparaît un peu moins conventionnel.Le Volkswagen T-Roc est un SUV développé sur la base d’une Golf, qui vient se positionner sous le Tiguan. Nous en avons pris le volant en avant-première. Après le Touareg et le Tiguan et avant le T-Cross qui sera lancé d’ici un an sur la base d’une Polo, le T-Roc confirme que la lettre T est bien celle qui désigne les SUV chez Volkswagen. Long de 4,23 m, soit 2 cm de moins qu’une Golf et 25 cm de moins qu’un Tiguan, le T-Roc est néanmoins construit sur la même plateforme (MQB). Il affiche une hauteur de 1,57 m, soit 12 cm de plus qu’une Golf, mais 10 cm de moins qu’un Tiguan, pour une largeur de 1,82 m.

A mi-chemin entre crossover et tout-terrain, le T-Roc peut se doter d’une transmission intégrale 4Motion avec modes de conduite et d’une boîte de vitesses automatique DSG à sept rapports. Le T-Roc offre un grand choix de personnalisations, une instrumentation numérique innovante, une connectivité avancée, des systèmes d’aide à la conduite de dernière génération, des motorisations dynamiques et un design moderne et expressif. Présenté notamment lors du dernier Salon de Francfort, le Volkswagen T-Roc vient d’être lancé sur le marché.

Une gamme élargie dans six mois

Proposé à partir de 21 990 € en 1.0 TSI 115 ch de base, le T-Roc propose différentes finitions qui font vite grimper les prix, puisqu’en version ultime, 2.0 TDI 150 4Motion DSG7, la note frise les 39 000 euros, 38 590 € pour être précis. Et la note dépasse donc largement les 40 000 € avec les options. A terme, VW proposera un éventail de six motorisations dont les puissances évolueront de pair entre essence et diesel.

Dans un premier temps, seules sont disponibles des motorisations telles que le trois-cylindres 1.0 TSI (BVM6), le diesel 2.0 TDI 150 et le bloc 2.0 TSI (moteur que nous avons pu essayer), ces derniers en 4Motion DSG7. Ensuite, arriveront des 115 ch (1.0 TSI et 1.6 TDI), puis des versions de pointe, développées sur la base de moteurs 2.0, qui proposeront 190 ch. Celles-ci arriveront à la fin du premier trimestre 2018, tout comme les boîtes manuelles et les deux roues motrices sur les moteurs deux litres.

 

De la rationalité

La gamme est composée de quatre niveaux de finition – T-Roc, Lounge, Carat et Carat Exclusive, mais le lancement du modèle est accompagné d’une série limitée « First Edition » vendue au même prix que la version Carat avec des équipements supplémentaires. Une version Business sera disponible aussi pour les professionnels sur la base des finitions T-Roc et Lounge. Le Volkswagen T-Roc 2.0 TSI 4 Motion DSG7 apporte un peu de fraîcheur dans la gamme du constructeur allemand. La planche de bord, dure dans sa partie supérieure, adopte un dessin standard, sans fantaisie. Heureusement, des inserts de couleur sont disponibles.

A BORD

Avec 4,23 m de longueur, le T-Roc ne fait pas de miracle en termes d’habitabilité, mais on s’y sent bien. Accès facile grâce à la grande amplitude d’ouverture des portes et la carrosserie taillée en hauteur, sellerie dessinée avec justesse : rien ne manque au premier abord lorsqu’on prend place à l’avant. La boîte à gants est de bonne contenance, et les rangements sont multiples dans les portières comme entre les sièges.

Places arrière justes, grand coffre

La forme de la carrosserie fait que la garde au toit est correcte au second rang. En revanche, si les places latérales sont bien dessinées, celle du centre se résume à une bande de tissu surélevée et inconfortable, le tunnel de transmission venant en outre empiéter sur l’espace aux jambes. Comme beaucoup d’autres, le T-Roc ne peut offrir qu’une cinquième place de dépannage. La banquette – 60/40 avec trappe à skis n’est ni coulissante ni dotée de dossiers inclinables. Le coffre offre un volume de chargement parmi les plus importants dans la catégorie. Cela lui permet de proposer un espace de 445 litres qui peut s’étendre à 1 290 litres sièges arrière rabattus, toutefois réduit à 392 litres et 1 237 litres en 4Motion.

Equipement correct

Si, dès l’entrée de gamme, le Volkswagen T-Roc propose l’essentiel en
1.0 TSI avec la climatisation manuelle, le régulateur de vitesse adaptatif, les phares et essuie-glace automatiques ainsi que l’alerte de franchissement de ligne, il devient tout de suite plus attractif en Lounge (+ 2 310 €) avec les barres de toit, les jantes en alliage de 16 pouces, la climatisation automatique, la radio avec écran tactile, le radar de recul et les antibrouillards avant.  La version Carat, qui fait office d’entrée de gamme pour le moteur 2.0 TSI 190, propose un équipement encore plus riche. Le toit ouvrant panoramique, le hayon de coffre automatique – une première dans le segment – ne sont proposés de série qu’à partir de la finition ultime, Carat Exclusive, avec la sellerie cuir et les vitres arrière surteintées. La liste des options reste longue et malheureusement onéreuse.

 

Avec un tel véhicule, Volkswagen se donne les moyens de réussir en investissant un segment dans lequel la marque était jusqu’à présent absente. Techniquement, le T-Roc ne prend aucun risque, et se démarque principalement de la Golf ou du Tiguan par un style un peu moins conventionnel. Placé haut en tarif, et démarrant sa carrière avec un petit moteur mais surtout deux versions haut de gamme avec transmission intégrale et boîte de vitesses automatique, il cherche à se démarquer de ses concurrents. Le Volkswagen T-Roc a dans son viseur trois modèles français, plus courts et moins chers, mais qui se partagent des parts de marché alléchantes. Le Renault Captur, plus court de 11 cm (4,13 m), le Peugeot 2008 (4,16 m) et le Citroën C3 Aircross (4,15 m), qui apparaît comme le plus sérieux car bénéficiant de l’effet nouveauté, même si aucun des trois ne propose de motorisations aussi puissantes. Mais d’autres versions du T-Roc, plus accessibles, pourraient se poser en alternative plus crédible.

Du côté de la concurrence étrangère, on notera l’arrivée de l’Opel Crossland X, construit sur la plateforme du Peugeot 2008, mais aussi deux modèles encore plus proches du T-Roc : L’Audi Q2, seulement 4 cm plus court, et enfin le nouveau Mini Countryman dont la deuxième génération est certes un peu plus longue (4,30 m) et plus chère, mais qui reste comparable avec cette version 2.0 TSI du T-Roc.

François Vincent

 

 

 

 

 

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