Près de 240 équipages sont partis de Paris, lundi, à l’occasion de la 28e édition du Tour Auto.

Après des étapes à Dijon, Lyon, Vichy et Tours, il s’achève à Deauville. Le Tour Auto a vu le jour en 1899 grâce à l’Automobile Club de France. Reprise ensuite en 1906, l’épreuve est alors, si l’on prend en considération les performances des voitures de l’époque, une véritable aventure de 4 000 kilomètres. Elle connaît diverses interruptions, principalement dues à la guerre. La première édition de l’après-guerre a lieu en 1951.

Le Tour Auto réunit sous la nef du Grand Palais tous les monuments du sport automobile,  Ferrari 250 GT, Ford GT40, Shelby Cobra, Jaguar Type E, Porsche 911, Alpine A110, les rares Ligier JS2, Maserati 200 SI ou Hotchkiss 864 Artois, la doyenne du Tour Auto 2019 née en 1949, sans oublier une vaillante Citroën Traction11BL de 1956, aux mains de François Allain, émission ’’Vintage Mécanic’’.

Parmi les participants, on peut reconnaitre quelques têtes connues: Ari Vatanen en ouvreur de luxe au service de BMW, l’équipage Margaux Laffitte-Olivier Pernaut, le fils du présentateur de TF1. Peugeot France soutient deux voitures : une 504 Coupé V6 de 1974 menée par Etienne Bruet (M6 Turbo), copiloté par Maëva Coucke (Miss France 2018) et un  204 Coupé de 1967.

Après les vérifications au Grand Palais, la course démarre vraiment dans le cadre grandiose du Château de Vaux-le-Vicomte. Les équipages du Tour Auto sont répartis en plateaux, 3 en compétition et 2 en régularité.

C’est le plateau 3 qui lance les hostilités, il s’agit des autos les plus anciennes mais aussi quelques modèles dont les performances ne permettent pas de rouler au milieu des bolides du plateau 4.

Le plateau 4, ce sont les équipages qui jouent la gagne et il désignera  le vainqueur 2019 du Tour Auto. Le plateau 5 regroupe les autos les plus performantes qui évoluent habituellement en circuit. On trouve également deux plateaux en régularité, pour les équipages,  une moyenne est fixée et il faut essayer de s’en approcher le plus possible.

Dés la première journée, de Paris à Dijon, les classements sont serrés dans tous les groupes – en compétition on trouve aux avant-postes l’équipe Deleplanque-Dubuisson Morgan +4 (plateau 3), Lajournade-Bouche Jaguar Type E 3.8L(plateau 4) et  Jean-Talabard Ferrari 308 Gr.IV (plateau 5). En régularité, c’est l’équipage Argentin Hinrichsen-Mayo Maserati 200 SI qui pointe en tête. Le coup de théâtre de cette première étape, c’est l’abandon d’un prétendant à la victoire, l’équipage Ludovic Carron-Jean-Pierre Gagick (TF1) sur bris de joint de culasse.

La deuxième étape du Tour Auto emmène les concurrents de Dijon à Lyon sous le signe de l’attaque avec un passage par le circuit de Magny-Cours. Pas de changement au classement général : les leaders gardent leur position.

Pour la 3e journée,  les concurrents rejoignent Vichy avec au programme trois épreuves spéciales mais pas de circuit. En compétition, les équipages de tête confortent leur avance, mais en régularité, c’est la famille Scalise-Scalise Alfa Romeo Giulia TZ qui réalise la bonne opération et prend les commandes.

En raison d’une météo capricieuse, les concurrents sont  mis à rude épreuve pour la quatrième journée de compétition. Une tempête de pluie et de neige s’abat sur le circuit de Charade et va chambouler les classements.

Si l’équipage Deleplanque-Dubuisson Morgan +4 reste leader (plateau 3), c’est la Lotus Elan 26R de Favaro-Badan qui prend la tête du plateau 4 suite à la grosse désillusion de Jean-Pierre Lajournade Jaguar Type E 3.8L alors en tête, qui abandonne sur sortie de route. Dans le plateau 5, c’est Sirgue-Carrière sur De Tomaso Pantera Gr.IV qui s’extrait le mieux des intempéries et s’installe en haut du classement.

En régularité, ce sont les frères André Volvo 122 S qui montrent le bout de leur nez après leur belle prestation de la 1e  journée.

On sent l’écurie pour la dernière journée de compétition, la cinquième étape conduit les équipages de Tours jusqu’à Deauville en affrontant le célèbre circuit du Mans .

Au terme de la compétition, ce sont Raphaël Favaro et Yves Badan Lotus Elan 26R qui remportent le Tour Auto 2019 –  leur Lotus a été fiable et efficace et l’équipage a bien géré sa montée en puissance.

L’équipage Eugène Deleplanque et Cathy Dubuisson Morgan +4 a bien négocié cette fin de course et remporte le classement général du plateau 3.

Vainqueurs en plateau 5, Didier Sirgue et Jean-Michel Carrière De Tomaso Pantera Gr.IV remportent également le scratch en 2h10 min 10 s. Leur Pantera a été redoutable et l’équipage a su maîtriser sa puissance sur des routes rendues délicates par la météo.

Pas de surprise en régularité, c’est Eric & Ugo André sur Volvo 122 S qui l’emportent  devant la Ferrari 250 GT Lusso de Hamoniau-Lotthe.

Du côté de Olivier Pernaut et Bruno Solo, qui a remplacé Margaux Lafitte, le bilan est positif malgré quelques pénalités qui les ont fait tomber dans le classement, c’est à la huitième place du Groupe G que l’aventure prend fin.

Michel MORILLON

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