Grâce à son modèle S 100D, Tesla bat des records de notoriété. Sa berline haut de gamme devient la plus vendue au monde et, pour enfoncer le clou, elle bat des records d’autonomie.

 

Le constructeur américain de voitures électriquesTesla, encore considéré il y a encore quelques années comme un ovni sur le marché, dédaigné de la concurrence «  thermiques », fait désormais partie des constructeurs automobiles qui comptent sur la planète. Sa berline, la Tesla S 100D, est même devenue la voiture haut de gamme la plus vendue au monde. C’est dire le chemin parcouru depuis les balbutiements des autos électriques. Une ascension fulgurante, aussi rapide que le 0 à 100km/h de la Tesla P 100D, exécuté en 2,7 secondes.

Mais, hormis les prestations sportives de la marque américaine, Tesla se veut le chantre d’une nouvelle ère dédiée à l’électricité avec une avance démente sur les concurrents en terme d’autonomie.

Car c’est bien sur ce point que Tesla est devenu le champion. Grâce à son modèle S 100D, le constructeur nord-américain peut s’enorgueillir de parcourir 632 km avec une seule charge. Un test réalisé par les journalistes de Caradisiac leur a permis de parcourir 710 km sans recharger et en adoptant une conduite souple pour préserver l’autonomie. D’autres tests sur autoroute, en utilisant la clim, la radio, laissant de côté le mode éco, ont révélé une consommation plus proche des conditions réelles d’utilisation.

L’autonomie des batteries est descendue à 512 km sur nationales et routes vallonnées, et à 375 km sur autoroute, à une vitesse stabilisée à 130 km/h. Des chiffres qui montrent les capacités énormes d’autonomie de l’auto. L’angoisse de tomber en panne « sèche » s’éloigne au fur et mesure que l’autonomie des batteries augmente. De plus, une charge rapide de 30 minutes permet de grappiller 136 km de plus dans une station publique de 50 kW, contre 27 km pour une installation domestique. Cette large autonomie est compatible avec des performances que l’on pourrait qualifier de sportives. L’auto développe 524 cv, distribués sur les 4 roues, classant, par la même occasion, l’auto parmi les voitures 4 roues motrices.

A l’intérieur, on retrouve un design sobre avec un élément central, la tablette 17 pouces qui trône en position « portrait ». Elle regroupe l’ensemble des informations liées à la conduite, à l’orientation et au divertissement. Cinq passagers munis de bagages peuvent prétendre voyager à bord sans être serrés comme des sardines grâce à un volume de chargement de 750 litres, sans compter l’espace sous le capot avant qui fait désormais office de coffre bis.

L’auto se perfectionne elle-même après chaque mise à jour de son logiciel. Désormais, la Tesla 100 D peut adopter une conduite autonome jusqu’à une vitesse de 150 km/h. Tesla va encore plus loin dans cette logique, en proposant en option, à 5 200 euros, une sorte de super-régulateur de vitesse adaptatif pouvant notamment changer de voie, bifurquer ou se garer. Pour 3 200 euros de plus, le constructeur rend son modèle entièrement autonome. Il suffit de rentrer les coordonnées dans le GPS et l’auto se charge de vous y emmener. Seul Tesla, pour l’instant, propose sur un véhicule un tel niveau de perfectionnement à la conduite autonome.

Mais déjà, avec la version de « base », il faudra débourser 112 000 euros moins 6 000 euros de bonus écologique, c’est toujours ça de gagné !

 

 

Les bornes super charge

Tesla déploie un réseau de bornes de recharge ultra-rapide, appelées « Superchargeur », qui permettent de charger une Model S dans un temps record. On en compte désormais 59, réparties sur l’ensemble du territoire français pour un nombre de bornes dépassant les 450. Si l’option « Superchargeur » est souscrite lors de l’achat de la voiture, le conducteur pourra se recharger gratuitement et à vie sur cette infrastructure déployée dans toute l’Europe.

A terme, Tesla prévoit de limiter l’accès à ses « Superchargeur » en offrant un quota de charge gratuite aux nouveaux propriétaires.

Serge Meloni

 

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