C’est à l’occasion de la Grande Odyssée, une course de chiens de traîneau sponsorisée par Suzuki, que le constructeur nous présente le nouveau Suzuki Jimny.

Créé en 1970 avec un cahier des charges simple, il s’agissait de produire une ‘’kei car’’, en japonais petite voiture légère. Il débarque en Europe en 1983 sous le nom de Samouraï ou Santana.Suzuki France le commercialise en 1992 et lance aujourd’hui la 4ème génération de ce petit baroudeur.

le rédacteur est un peu chez lui là !

A première vue, ce nouveau Jimny a de quoi séduire ; il se démarque de ces prédécesseurs par des lignes épurées tailléesà la serpe, il réduit son gabarit à 3,48 m (3,64 mavec la roue de secours), son toit est plus élevé (1,72 m) ainsi que sa garde au sol – 21 cm. Ce nouveau Jimny est fonctionnel avec ses extensions de passage de roue qui protègent la carrosserie et, petit détail pratique, des rainures d’évacuation empêchent la pénétration d’eau dans la voiture à l’ouverture des portes. La visibilité est améliorée avec une surface vitrée plus large et un capot moteur désormais plat.

L’habitacle est fonctionnel, la planche de bord est complète et très lisible avec ces caractères rouges. Toutes les commandes de bord sont à bonne portée y compris les leviers de changement de ponts faciles à enclencher. Petite subtilité, l’écran tactile de 7’ peut se manipuler avec des gants, les professionnels apprécieront. Bel espace à l’arrière pour deux passagers, tant en garde au toit que pour les épaules. Les dossiers arrière sont rabattables pour porter  la capacité du coffre à 377 litres mais,  en version 4 places, il est pratiquement inexistant – 85 litres. Le Jimny ne possède pas de hayon arrière mais une large porte intégrant la roue de secours ; c’est plus fun pour un vrai 4×4 mais, petit détail peu pratique, surtout en ville, la porte s’ouvre côté trottoir ce qui ne facilite pas le chargement.

Nous avons pu essayer la version la plus haut de gamme du Jimny en finition pack équipée d’une boîte 5 vitesses et du seul moteur disponible sur ce modèle, un nouveau 1,5 WT essence de 102 CV.

La prise de contact sur l’autoroute nous amenant dans les montagnes savoyardes est  mitigée ; c’est un contraste entre le comportement routier peu conforme aux standards actuels et un équipement et un confort  d’une citadine. Le niveau sonore est élevé et on aurait bien aimé passer la 6ème, ce qui aurait allégé la consommation – mais le modèle est livré en boîte 5 vitesses.

Le Jimny s’avère beaucoup plus agréable dès que la route s’élève. Nous sommes en mode propulsion 2 roues motrices, le Jimny est agile ne prend pas trop de roulis mais la direction est imprécise et peut même surprendre le conducteur en tenue de cap.

Nous avons pu accéder à des secteurs enneigés et on trouve là les vraies qualités du Jimny ; on passe en mode 4X4 gamme longue si l’enneigement est moyen et en mode 4X4 gamme courte qui permet de transférer plus de couple aux roues pour les pentes abruptes et les chemins irréguliers.

L’ancien et le nouveau !

Le Jimny est proposé en 3 finitions. L’entrée de gamme « Avantage » (17 250 €) offre, de série, les projecteurs automatiques, les vitres teintées, la climatisation manuelle, le régulateur-limiteur de vitesse, la radio CD avec Bluetooth, 6 airbags, l’alerte de changement de ligne, la reconnaissance des panneaux de signalisation, le contrôle de la pression des pneus et le freinage actif d’urgence.

Le cœur de gamme « Privilège » (17 950 €) ajoute les vitres avant électriques, les antibrouillards, les rétroviseursélectriques et dégivrants, la banquette rabattable 50/50, la centralisation et les sièges avant chauffants.

Enfin, le haut de gamme « Pack » (19 990 €) comprend pour sa part la climatisation automatique, les jantes en alliage 15 pouces, le système multimédia 7 pouces avec navigation, les vitres arrière surteintées.

Le nouveau Suzuki Jimny est un baroudeur ; il est à l’aise en ville, à la montagne ou à la campagne – sa ligne  est irrésistible, il présente un bon niveau d’équipement et conserve ses atouts de franchisseur tout terrain. Seule ombre au tableau  : le malus de 2 970 € que ce nouveau Jimny pourra vraisemblablement surmonter, il y a peu  d’offre équivalente sur ce créneau.

Sobre et efficace

Morillon Michel

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