Tous les ingrédients d’un plat épicé ont été réuni dans cette nouvelle RS4, sportivité, qualité, polyvalence, docilité, peut-être un peu trop. Seuls la facture et le malus piquent les yeux.

 

Un look musclé, 450 cv sous le capot, quatre roues motrices, tous les ingrédients d’une auto hors norme sont réunis. Il y a un petit quelque chose en plus, un petit rien qui fait toute la différence, celle de l’adrénaline. La nouvelle RS4, c’est la version musclée de la S4 avec des chevaux en plus et des kilos en moins. Mais, en réalité, la RS4 se conduit sans peur et avec, quand même, quelques reproches.

Côté sensation, elle défie le 0 à 100 km/h en 4,1 s.L’auto paraît être un boulet de canon qui va atomiser les autre sportives de sa catégorie et pas seulement car elle met 5 dixième de moins que la R8 V8 420 ch. On peut dire que l’accélération se fait sentir avec une efficacité redoutable. Le système Quattro ne chôme et les montées en régime sont un pur plaisir. Mais cette recherche constante de sensations s’accompagne aussi d’une certaine retenue sous les 2000tr/mn.

Elle sait être docile. Une sensation très rassurante si l’on a le pied un peu lourd au démarrage et l’esprit un peu dans la lune. Pas besoin de doser, la puissance passe aux quatre roues motrices comme une lettre à la poste.

Sur la plan de la conduite, c’est une auto polyvalente qui peut-être au départ peut inquiéter certains conducteurs, mais qui une fois en main, prendront cette RS4 pour une S4 classique. C’est le tour de force de cette sportive qui se conduit facilement tous les jours.

Une sonorité caractéristique

Si les 450 cv se font donc discrets, le 6 cylindres aime bien se faire entendre. Il ne peut se concevoir sans cette sonorité rauque qui accompagne ses envolées dans les tours.

A l’extérieur, la silhouette est devenue un plus large. Quelques protubérances apparaissent pour apporter, tout en finesse, un style un peu plus sportif. Les roues de 20 pouces, les sorties d’échappement à canules noires, en options, donnent le ton pour un œil averti.

Le côté sport, il faut aller le chercher dans l’habitacle. Avec une planche de bord noire et anthracites. On ne peut pas se tromper, on est bien dans une RS4. Derrière le volant, le virtual cockpit permet de visualiser l’ensemble de l’instrumentation. L’écran central s’occupe du GPS. Il n’y a plus qu’à s’installer dans les excellents sièges, de mettre les mains sur le volant.

Ce style épuré et d’un assemblage sans reproche n’incite pas à la méditation mais plutôt à de franches accélérations. Mais le tarif à lui aussi été accéléré, comptez 92 000 euros et un peu plus de 10 000 euros pour le malus. Ce sera le reproche principal de cette auto qui n’a pas froid aux yeux

Jimmy Meloni

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