Avec le lancement de son deuxième modèle Octavia Scout, Skoda empiète de plus en plus sur le terrain de chasse des baroudeuses de grands chemins. Cette version spéciale avance de nombreux arguments esthétiques et routiers qui n’ont rien à envier aux caractéristiques de ses grandes sœurs Passat Alltrack et Audi Allroad. Tout est une question d’image.

Il a fallu attendre 7 ans avant que Skoda ne daigne renouveler l’Octavia Scout. Sept ans de réflexion qui lui ont permis en tout cas de proposer un nouveau modèle astucieux et très complet. C’est peut-être le nombre grandissant de break surélevés sur le marché qui a décidé les responsables de la marque à leur emboîter le pas. Car, depuis quelques années, la concurrence n’a pas chômé : Passat Alltrack, Audi A4 Allroad, Opel Insigna Country, Volvo XC70, Peugeot 508 RXH… La liste est longue comme un break.
Cependant, pour l’Octavia, le résultat est là. Côté esthétique, elle adopte tout l’attirail de la parfaite baroudeuse : assiette surélevée, protections en plastique sur les passages de roue, protège-carter à l’avant, et cache-réservoir façon aluminium à l’arrière.

Armada électronique
L’habitacle reprend celui de l’Octavia Combi classique, donc sans véritable surprise. Les matériaux et l’assemblage ne souffrent pas de réelles critiques négatives, à part peut-être les inserts imitation bois gris. La planche de bord respire l’ergonomie avec un grand écran central tactile. En revanche, le GPS semble d’un autre temps et sa lenteur n’incite pas vraiment à une utilisation intensive. La voiture se rattrape sur la panoplie électronique très exhaustive. Ainsi, elle détecte les panneaux de signalisation, adopte le système de freinage d’urgence automatique et ses phares sont intelligents (orientation et passage automatique en feux de croisement). Que demander de plus, sinon l’aide à la descente dont bénéficie la Passat Alltrack par exemple ? Les passagers ne manquent pas de place, que ce soit à l’avant ou l’arrière.
Le coffre offre un volume toujours très intéressant, à l’image de sa sœur l’Octavia Combi. Le système 4 roues motrices Haldex n’a pas entamé la capacité du coffre en trouvant une petite place près de l’essieu arrière.

De la route au chemin
C’est bien le système Haldex 5ème génération, avec un embrayage multidisque et blocage électronique de différentiel qui fait la différence sur cette Octavia. Il lui permet de passer de la route bien lisse à une série de chemins défoncés. Elle cultive une certaine polyvalence, à la fois break sage, crapahuteuse et familiale.
Pour soutenir ce rythme, la version 2l TDISkoda-Octavia_Scout_2015 150 ch apporte beaucoup d’agrément à la conduite. Le couple est présent à bas régime. En revanche, à vitesse élevée et dans les parties sinueuses, le roulis se fait sentir. La garde au sol sur-élevée n’y est pas étrangère.
A l’issue de cet essai, nous retiendrons la polyvalence, l’ergonomie, les équipements de dernières génération de l’auto. En dépit de tous ces atouts, l’Octavia Scout ne dépassera pas la barre des 10% des ventes, malgré un tarif attractif, aux environs de 30 500 euros, et face à des rivales parfois beaucoup moins généreuses.

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