Pour le lancement de la 3ème génération de la Kia Picanto, les designers de Kia ont revu entièrement leur copie. Leur mission : créer une citadine innovante, moderne et séduisante. Le pari est réussi.

 

Au premier regard, la ligne est dynamique et racée. L’empattement a été porté à 2 400 mm (+15 mm) et le porte-à-faux avant a été raccourci de 25 mm offrant à la Picanto une meilleure assise sur la route. La face avant est marquée par la calandre « Tiger Nose » (nez de tigre) qui caractérise toutes les nouvelles Kia. On trouve également de nouveaux projecteurs à LED (sur GT Line) très enveloppants. De profil, les lignes fluides courent le long des jupes latérales, donnant une impression de volume.

La bonne surprise vient de l’intérieur. L’espace est optimisé et les passagers profitent de 5 places avec cinq portes. La version 3 portes a été abandonnée. L’espace disponible pour les passagers est supérieur grâce au porte-à-faux arrière allongé de 10 mm, libérant de l’espace dans l’habitacle et dans le coffre qui offre un volume de 255 litres (+ 55 litres par rapport à l’ancienne génération), un des meilleurs dans sa catégorie.

La Kia Picanto est proposée en quatre finitions : Motion (entrée de gamme), Active, Launch Edition une série spéciale de lancement, et la GT Line au look sportif. On retrouve deux motorisations essence déjà connues : le 3 cylindres Kappa 1 litre MPI de 67 ch et le Kappa 1,2 l MPI de 84 ch.

Nous avons testé, sur les hauteurs de Barcelone, la version haut de gamme : la Picanto GT Line équipée du 1,2 injection directe de 84 ch et accouplé à une boîte manuelle 5 rapports.

A l’intérieur, l’instrumentation est complète. Autour d’un écran flottant multimédia de 7″ compatible Android Auto et Apple CarPlay, on tombe sur les commandes de la climatisation automatique, des sièges chauffants et du volant chauffant. On note au passage que ces équipements sont rares sur un véhicule du segment A. La console centrale est équipée d’un accoudoir et de nombreux rangements, en plus d’un chargeur à induction pour mobiles compatibles.

L’ensemble est esthétique et moderne avec une finition aluminium tout le long de la planche de bord. Les sièges en cuir de synthèse noir avec inserts rouges sont confortables. Ils sont par ailleurs équipés d’appuie-têtes réglables. Côté look, on retrouve les éléments distinctifs GT Line déjà vus sur le Sorento : bouclier avant et arrière et bas de caisse spécifique, double échappement chromé, feux avant diurnes et feux arrière à LED… Les rares options concernent la peinture métallisée (510 €) et le Pack Aide à la conduite (350 €).

De bonnes sensations

Dès les premiers tours de roues, on apprécie le bon équilibre de l’ensemble. Le point fort de cette nouvelle Picanto, c’est son train avant qui s’inscrit parfaitement dans les courbes. Les suspensions encaissent bien les revêtements dégradés de la route, tout en restant malgré tout un peu sèches.

Avec notre 1,2 l de 84 ch, le parcours sinueux s’effectue avec de bonnes sensations de conduite. En revanche, sur l’autoroute, on ressent le manque de puissance et les relances sont poussives. On atteint difficilement les 130 km/h et dès les premières côtes, on doit descendre un rapport, ce qui augmente la consommation. Mais, avant tout, cette Picanto est une citadine répondant parfaitement à nos exigences. Le nouveau moteur 1,0 litre turbo de 90 ch, attendu courant 2017, sera le bienvenu.

Face à une concurrence très dynamique comme la Renault Twingo, la Fiat Panda ou encore la VW Up, notre Picanto, dotée d’un look jeune et dynamique voire sportif avec la version GT Line, fait valoir de vrais atouts.

Construite en Corée et commercialisée à partir de début avril en 11 coloris, ses tarifs s’échelonnent de 10 900 € pour le 1,0l 67 ch finition Motion à 16 100 € pour le 1,2l 84 ch GT Line BVA4. Notre modèle d’essai s’affiche à 15 450 €. Il reste à Kia à renforcer sa notoriété auprès des jeunes et des femmes.

 

M Morillon

 

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