C’est sur le lac gelé de Dagali en Norvège que nous avons pu découvrir, en toute liberté, les évolutions techniques de la nouvelle transmission S-AWC de l’Eclipse Cross Mitsubishi.

 

C’est donc dans un environnement hostile que s’est déroulé cet essai ; la nouvelle transmission S-AWC allait-elle faire des étincelles ? Cette transmission 4×4, intégralement gérée par l’électronique, est construite autour de deux différentiels classiques AV/AR et d’un coupleur central électro-magnétique. Elle propose 3 modes de conduite. Les modes terre et neige offrent des paramétrages différents sur les répartitions de couple entre les roues avant et arrière.

Notre expérience sur le lac, qui abrite une école de conduite sur glace, nous a donné une idée plus précise de l’efficacité du S-AWC, bien aidé par des pneus hiver cloutés.

En mode neige Snow, la répartition de couple, jusqu’à 60% sur le train arrière, offre une conduite typée propulsion. L’ESP bride et rattrape la voiture dès la moindre dérobade du train arrière. On constate une certaine facilité de conduite très sécurisante. En revanche, si on déconnecte intégralement l’ESP, l’Eclipse Cross devient beaucoup plus joueuse. Et on peut alors se lancer dans de grandes glissades sur le circuit bien verglacé.

On constate très rapidement l’efficacité de la transmission S-AWC pour un conducteur qui n’a pas l’habitude d’affronter la neige ou la glace. Petit point négatif, la boîte CVT, totalement hors du coup, qui, malgré ses 8 rapports fictifs, ne fait qu’illusion et qui, souvent, à l’entrée d’un virage, procure une sensation de point mort.

Face à la concurrence – Peugeot 3008, VW Tiguan, Nissan Qashqai, Seat Ateca, Skoda Karoq, l’Eclipse Cross a de réels atouts, mais Mitsubishi va devoir attendre l’arrivée de la version diesel

2,2 l dans quelques mois pour convaincre sur le marché français.

 

Michel MORILLON

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