Derrière son style viril, le Classe X adopte tous les codes du pick-up et met un point d’honneur à soigner le confort et la finition. Il est d’ailleurs proposé en trois versions avec des options parfois coûteuses.

 

Mercedes ouvre une nouvelle voie dans le marché pick-up qui pourrait s’avérer payante, avec une hausse de 43% attendue d’ici 2026 sur ce marché. Il positionne son Classe X sur la plus haute marche : celle du luxe, et propose trois niveaux de finitions.

La première, baptisée « Pure », est déjà bien équipée : sellerie tissu, système audio et climatisation manuelle, pare-chocs avant et arrière noirs, phares halogènes, rétroviseurs extérieurs réglables électriquement…

Une marche au-dessus, la finition « Progressive », reçoit en supplément un détecteur de pluie, un système audio à huit haut-parleurs, ainsi qu’un volant et un levier de vitesses en cuir … des rétroviseurs extérieurs chauffants. Enfin, la finition « Power » dispose de protections chromées, de phares avant et arrière à LED, de rétroviseurs extérieurs rabattables électriquement, de jantes alliage de 18 pouces, d’une sellerie cuir Artico, de sièges avant ajustables électriquement, d’une climatisation automatique et du démarrage mains libres.

C’est dans les environs d’Ajaccio, que nous avons pris le volant du 250d 4g-Tronic 4Matic en version haut de gamme « Power », équipé du 2,3 de 190 cv associé à une boîte auto 7 rapports, empruntée à Nissan. Ce qui frappe dès les premiers tours de roues, c’est le silence à bord. Mercedes a fait un travail remarquable sur l’insonorisation, malgré une motorisation plutôt bruyante. Autre atout de taille, son confort dû à un train arrière équipé de ressorts hélicoïdaux.

Grâce à ces voies élargies, le Classe X peut charger une palette au standard européen, contrairement à ses cousins le Nissan Navarra et le Renault Alaska.

Transmission intégrale à la carte

Sur la route, la transmission intégrale s’enclenche manuellement avec une petite molette sous la console centrale. On dispose de 2 positions : 4X4 normal, géré en fonction de la motricité de chaque roue et, si le terrain devient plus difficile, le conducteur peut enclencher une position avec blocage de différentiel 50/50 avant-arrière.

Nous avons testé ce mode sur les chemins de la garrigue et notre Classe X s’avère un formidable « franchisseur », jamais pris en défaut, bien chaussé avec des pneus Cross Contact Continental. Il réussit le tour de force de nous emmener dans un confort optimum.

Cependant, on aurait aimé une motorisation plus noble. Le 4 cylindres 2,3 litres se montre obéissant malgré les 2,2 tonnes de l’engin, même si sa voracité en carburant est bien présente. Nous avons consommé 10,5 litres aux 100/km sur un parcours mi-route, mi-chemin plutôt accidenté.

La finition « Pure » démarre à 36 780 euros mais les tarifs peuvent très vite s’envoler suivant la motorisation souhaitée. Et puis il faudra compter sur les nombreuses options disponibles au catalogue qui vont faire grimper le prix du pick-up.

Des options « salées »

D’ailleurs, certaines de ces options auraient pu être intégrées en série comme le pack stationnement à 1 250 € (radars de proximité, caméra 360°) et qui sont indispensables dans un pick-up mesurant 5,34 m de long. On peut ajouter le blocage de différentiel arrière (674 €) et un rehaussage de la garde au sol de 20 mm (299 €), l’habillage de la benne d’une protection plastique (354 €)… la liste est encore longue, malheureusement.

Mais il faut reconnaître que Mercedes a réussi son pari, celui de donner à un pick up l’agrément d’une berline.

 

Michel MORILLON

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