Mazda s’attaque à la concurrence avec la sortie de la deuxième génération du CX-5, best-seller de ses ventes en Europe. Pour cela, il a « mis le paquet » sur le look et les qualités dynamiques de ce SUV.

 

Pour réagir face à la concurrence acharnée dans le segment des SUV, Mazda a misé sur une ligne 100 % inédite visible sur sa face avant au profil tridimensionnel plus marqué. Le nouveau coloris exclusif de Mazda Soul Red Crystal renforce l’impact visuel de l’ensemble. Le mariage est réussi entre lignes élégantes et subtilités de finition.

L’habitacle est complètement nouveau avec une planche de bord dotée de buses de ventilation horizontales et la présence d’un affichage tête haute. Mais l’amélioration la plus criante à bord, c’est l’insonorisation. Mazda a réussi de façon spectaculaire à rendre le véhicule silencieux. De multiples améliorations antibruit ont été apportées comme l’utilisation de bourrelets d’étanchéité des portières au ras des interstices ou encore une réduction des turbulences par le positionnement des balais d’essuie-glaces à l’intérieur du capot.

Le nouveau CX-5 est disponible en trois finitions : Elégance, Dynamique et Sélection. Si la finition Elégance propose un niveau d’équipements déjà bien fourni – système de détection des piétons, écran 7 pouces, allumage automatique des phares et des essuie-glaces – la finition Sélection est presque complète : projecteurs LED, régulateur de vitesse adaptatif, système Bose 10 haut-parleurs, jantes 19 pouces, toit ouvrant électrique, hayon électrique, sièges avant électriques, sièges arrière chauffants… Bref rien ne manque dans cette configuration.

Pour notre essai, nous avons testé le modèle disposant du moteur turbo diesel 2.2 l SkyActiv-D de 175 ch en finition Sélection et équipée de la boîte automatique 6 rapports. L’installation à bord est facilitée par des sièges très ergonomiques et un pédalier bien positionné.

Un silence confortable

Dès les premiers kilomètres, l’agrément de conduite est immédiat. La souplesse de la suspension, l’insonorisation de l’habitacle et l’agrément linéaire du moteur nous ramènent à la philosophie ’’Jinba Ittai’’ chère à Mazda. Le CX-5 adopte le G-Vectoring Control. Ce variateur actif de couple moteur vise à optimiser la charge exercée sur chacune des roues pour maîtriser le roulis et avoir des appuis sûrs. Cependant, on aurait aimé quelques chevaux supplémentaires qui sont absents pour les relances. La boîte automatique n’est pas aussi efficace qu’une boîte à double embrayage mais suffisante pour une conduite standard. Coté consommation, nous avons relevé sur un parcours très exigeant, avec de nombreuses relances, une consommation de 8,2 l/100 km, un chiffre correct pour une version 4 roues motrices.

Les tarifs, contraints au malus, sont compris entre 30 100 € pour la version essence SkyActiv-G 165ch 4X2 à 42 600 € pour la version haut de gamme Diesel SkyActiv 175ch 4X4 que nous avons essayée.

Nouvelle ligne, équipement complet, confort et insonorisation améliorés : le CX-5 peut faire de l’ombre au Peugeot 3008, Seat Atéca, ou Volkswagen Tiguan.

 

Michel MORILLON

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