Bien abrités dans une niche fiscale, désormais les pick-up devront s’en passer. Ils vont comme les autres véhicules être soumis à la TVS et au malus écologique, deux taxes qui se réfèrent au taux de CO2 dégagé par ces 4×4.

Devant la mode des pick-up qui font les yeux doux aux clients, avides d’en posséder un, les députés de la France Insoumise ont déposé un projet d’amendement à la loi des finances pour mettre fin à cette exception dans le paysage automobile.
Si pour l’instant rien n’est voté, il faut faire le point sur ce qui peut changer fiscalement. A l’heure actuelle, les pick-up bénéficient d’une fiscalité avantageuse. Ils sont considérés comme des véhicules utilitaires et donc ils ne sont pas soumis au malus écologique à l’achat et sont également exempté de TVS (taxe sur les voitures de société).
Une faille qui a permis à de nombreux amateurs de 4×4 de s’acheter ce genre de véhicules. Autrefois rustiques, ces derniers sont devenus confortables et bien équipés. Ils ont su attirer une certaine clientèle qui a flairé le bon coup. En effet, ces pick-up ne sont pas grevés par le malus de certains 4×4 comme les Jeep Wrangler, les Mitsubishi Pajero, les Classe G Mercedes, qui ont du mal à se défaire d’un malus parfois important. Certains clients ont même attendu la sortie de motorisations plus puissantes sachant que les véhicules n’étaient pas taxés.
Face à cette brèche qui a tendance à s’agrandir, les députés de la France Insoumise se sont penchés sur cette niche fiscale qui a déjà permis de vendre 20 000 véhicules en 2017 (+ 6 000 en 3 ans).
Pour colmater la brèche, les députés de La France Insoumise ont déposé un projet d’amendement à la loi des finances, pour supprimer cette niche. Et l’un des arguments avancés concerne bien entendu les émissions polluantes du pick-up qui selon ces mêmes députés doit être taxé. Alors va-t-on vers la suppression de la niche ? Si c’est le cas, constructeurs et clients devront s’adapter.

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