L’Alaskan, le nouveau pick-up de chez Renault, n’hésite pas à «emprunter» des éléments chez son cousin japonais, le Navara.

Avoir une grande famille, c’est pratique.

 

Renault n’échappe pas à la mode des pick-up dont les ventes s’envolent en France : 8 800 ventes en 2010 contre 20 000 pour 2017. Pour être dans la course, la marque au losange a décidé de nous gratifier d’un pick-up, baptisé Alaskan. Ce dernier reprend le châssis, la suspension arrière multibras et la motorisation du Nissan Navara, son cousin.

A bord, impossible de faire la différence entre les deux modèles. La planche de bord est la même, qualités et défauts compris. La présentation est complète et ergonomique, mais les plastiques durs auraient pu être de meilleure qualité pour un véhicule qui avoisine les 40 000 €. On retrouve les systèmes d’info-divertissement identique au Navara.

A l’extérieur, l’Alaskan marque sa différence avec la calandre caractéristique de Renault, une ligne fluide et équilibrée, dynamique. Dans le même esprit, la signature lumineuse à l’arrière est également modifiée.

Il s’inscrit dans la catégorie des pick-up double cabine 4 portes. A l’avant, les sièges sont confortables et les commandes à portée du conducteur. Il est le seul pick-up, avec son jumeau Navara, à offrir une caméra 360° (finition Intens) et propose en option à 700 euros un toit ouvrant. A l’arrière, les places offrent un confort correct, mais la place aux genoux est limitée. La benne offre un généreux espace de transport avec une longueur de 1,58 mètre, pour une chargement maxi d’ une tonne. L’Alaskan est capable de tracter jusqu’à 3,5 tonnes.

Une boîte un peu feignante

C’est la version 2.3 dCi 190 ch BVA7 Intens qui a été testée dans les Alpes. A première vue, l’ensemble est homogène, l’habitacle est spacieux et silencieux. Notre version Intens propose la sellerie en cuir, les réglages électriques pour le siège conducteur, les caméras de recul et 360 degrés ou encore le GPS.

La boîte automatique à 7 rapports (2 000 euros) est lente et augmente la consommation de l’engin.

Sur les portions de route sinueuse, on ressent des petits mouvements de caisse et il faut quelques précautions en courbe, notamment à la réaccélération pour ne pas se faire surprendre. Il faut dire que les 2 tonnes de pick-up n’arrangent rien.

Son terrain de prédilection, ce sont les sentiers battus et les routes enneigées. Avec ces 22 cm de garde au sol et sa transmission intégrale enclenchable avec boîte courte et blocage de différentiel arrière (option à 800 euros), l’Alaskan est à l’aise pour se sortir de situations extrêmes. Et ce fut le cas à Courchevel avec 25 cm de neige sur la route.

Coté tarifs, les prix démarrent à 36 806 € pour la version dCi 160 Life jusqu’à 45 960 € pour la version testée. La bonne nouvelle, c’est l’absence de malus sur l’Alaskan, considéré comme un véhicule de travail.

Globalement, le pari est réussi. L’Alaskan est homogène, confortable et silencieux et richement doté. Ses qualités de franchissement sont indéniables, tout comme celles du chargement utile et du remorquage. Mais son prix, plus élevé à équipements égaux que son cousin japonais, le Nissan Navara, risque d’être un frein pour une envolée des ventes en France.

Lionel Louis-Marie

Articles associés