L’avant-dernière course de Lamera Cup, championnat d’endurance, ne nous a pas épargnés. Sur le circuit de Madrid, il a fallu mettre les bouchées doubles pour se hisser à la troisième place du classement ProAM. Retour sur une course vécue de l’intérieur.

 

Les mains sont moites, le cœur semble vouloir sortir de la cage thoracique et la chaleur sous le casque devient presque insupportable ; et pourtant, les pilotes amateurs de Lamera Cup ne laisseraient pour rien au monde leur place sur la ligne de départ.

Cette épreuve en partenariat avec Continental rassemble des pilotes amateurs pour un championnat de 7 courses en Europe. Ils enchaînent les circuits pour le plaisir de piloter des Lamera monotypes dotées d’un moteur d’origine Ford RS 5 cylindres de plus de 300 ch transmis aux roues arrière et ne pesant que 890 kg.

L’avant-dernière course de la saison se déroulait en Espagne à Jarama sur le circuit de Madrid. Le pilote maison, Gregory Fagier a pris les rennes ou plutôt le volant de cette auto brute pour un premier tour de qualification qui s’est déroulé sans problème avec, au bout du chrono, l’espoir d’être bien placé pour la course du samedi après-midi : un sprint de 8 heures. Même si il ne faudra pas compter sur un quelconque ABS ou sur un ESP qui pourraient vous sauver la mise, l’auto semble facile à maîtriser. Mais surtout il ne faut pas oublier que vous n’avez pas de parachute en cas d’erreur de pilotage. La moindre faute appelle, dans les demies secondes qui suivent, une sanction souvent très dure. Il faut donc gérer cette pression d’autant plus pesante dans ce genre d’engin. Mais tout le monde ne voit pas la course sous le même angle et la prise de risque qui sanctionne le fautif entraîne parfois d’autres pilotes dans sa chute. La démonstration grandeur nature ne se fait pas attendre. Dès le premier virage, durant la course du samedi après-midi, l’un des participants percute un autre bolide qui vient s’échouer sur l’arrière de notre voiture, lui arrachant d’un seul coup le train postérieur. Les dégâts sont importants. Un trou béant a remplacé la partie arrière droit. L’auto éventrée doit retourner au stand pour une opération chirurgicale de la plus haute importance. Train roulant, réparation du châssis tubulaire, roues, freins, suspensions… tout doit être changé. Il aura fallu au total 3 heures de réparations avant de pouvoir rejoindre le circuit et finir cette épreuve du premier jour. Résultat des opérations : un classement catastrophique pour la 40 qui ne se positionne pas vraiment bien pour briller dans sa catégorie. Le lendemain, c’est à l’avant-dernière place que la 40 s’élançe à cause d’un problème de canalisation de frein survenu la veille lors de la deuxième séance de qualification.

Il faudra compter désormais sur le plaisir d’être sur la piste et laisser au stand l’espoir de gagner. Mais notre accrochage lors de notre première épreuve n’avait pas entamé notre détermination, ce qui nous a permis de finir à la troisième place des ProAM et de gagner la première place dans notre envie de partager ce moment privilégié. Vivement la prochaine course prévue à Dijon.

 

M. Guimard

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