Elle adopte le moteur 1,8 Turbo de la nouvelle Alpine A110 et propose un châssis Sport ou Cup et 4 roues directrices.

 

En 2003, la Mégane II inaugurait le sigle «  RS » l’équivalent du logo GTI chez certaines concurrentes. Deux générations plus tard « RS » symbolise le haut niveau sportif et la réputation de Renault sur le marché des sportives.

La silhouette de cette Mégane est toujours élégante, son côté hatchback la rendant plus pratique pour accéder à bord. La caisse plus large et plus basse et des ajouts d’extracteurs d’air, de diffuseur, de becquets ou d’élargisseurs d’ailes rendent la voiture impressionnante sous tous les angles. Le capot dissimule le  4 cylindres 1,8 litres Turbo de l’Alpine A110 développant 280 ch. Les performances sont au rendez-vous avec 5,8 s de 0 à 100 km/h et une vitesse de pointe de 255 km/h. Des résultats très proches de deux rivales comme le sont la Honda Civic Type R ou la Peugeot 308  GTI.  La Mégane RS est proposée en versions avec châssis Sport ou Cup compatibles avec une  transmission mécanique ou automatique EDC à double embrayage.

A bord on apprécie des matériaux plus valorisants et un assemblage en net progrès. Une dizaine d’aides à la conduite allant du régulateur de vitesse au parking mains libres améliorent sécurité et confort. La position de conduite est optimisée par de nouveaux baquets plus confortables et faciles à régler, qui assurent un parfait maintien.

Le premier essai s’est déroulé dans la région de Jerez avec le châssis Sport et la boite EDC. Le moteur, bien que plus petit, délivre le couple de 390 Nm dès 2 400 tr/mn. Ça pousse fort et les sensations sont bien là. Le nouveau train avant absorbe mieux le surcroit de couple et de puissance sur les roues avant, les roues directrices aidant la voiture à mieux virer. Les mouvements de caisse sont bien maitrisés avec une voiture qui « vire à plat » grâce au système 4Control.  

Le châssis amélioré apporte efficacité sans pour autant nuire au confort. La boite EDC est au niveau de la boite DSG de Volkswagen, avec un paramétrage de la gestion automatique tellement bien calibré que l’usage des palettes semble superflu.

Avec le châssis Cup on découvre un amortissement rigidifié de 10% et un nouveau différentiel Torsen très efficace. Sur circuit les roues directrices renforcent le côté « joueur »  de la voiture sans dénaturer l’esprit des tractions de Renault Sport. Sur les portions rapides du circuit de Jerez la Mégane reste très stable et souveraine en virages serrés.

Au final cette nouvelle mouture de la Mégane RS montre une évolution sensible sur tous les plans par rapport à l’ancienne, qui avait pourtant placé la barre très haut. Polyvalence et confort caractérisent cette nouveauté, les puristes devront attendre la fin de l’année pour découvrir la version Trophy plius radicale et forte de 300 ch.  Les commandes sont ouvertes depuis le début d’année avec la boite EDC ou manuelle. Depuis mai 2018, elle est accessible moyennant 37 600 euros.

M Guimard

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