Avec le lancement de la Kia Stinger, le constructeur coréen nous propose une auto au style tout simplement remarquable. La Stinger est une berline coupé de 4,83 mètres, se distinguant par  une face avant avec un long capot et un bouclier avant volumineux ; la partie arrière est très étirée dans le style de la Mercedes AMG GT ou de l’Audi A5 Sportback. Elle est conçue par le centre de design allemand de la marque sous la direction du designer français, Grégory Guillaume.

Son allure est dynamique avec  ces prises d’air noires sur le capot et sur les flancs et la prolongation des feux arrière dans les ailes. Pour marquer sa vocation sportive, la Kia Stinger se pare de 4 sorties d’échappement, de jantes 19 pouces et d’imposants étriers de frein Brembo rouges.

A l’ intérieur, c’est aussi le rouge qui domine.  On le retrouve dans le cuir des contre-portes, les sièges avant et la banquette arrière. Toute la planche de bord est particulièrement bien mise en valeur en associant différents matériaux comme le  cuir et  l’alu brossé du plus bel effet.Il n’y a pas de boutons inutiles et toutes les commandes tombent sous la main. L’équipement très complet comporte, de série : affichage tête haute en couleur, sièges électriques chauffants et ventilés, démarrage sans clé, caméra 360, système audio Harman Kardon et ses 15 haut-parleurs, écran tactile 8’’, navigation TOM TOM Live, volant chauffant, toit ouvrant et une panoplie assez complète d’aides à la conduite. Seul le coloris rouge Performance est en option à 750 €. A l’arrière, les passagers disposent d’une bonne habitabilité, sauf pour  le passager central qui sera gêné par le passage de la transmission. Le volume du coffre est de 406 litres, dans la moyenne basse de la catégorie.

Coté motorisation, la gamme propose un diesel de 200 ch et va en essence jusqu’au V6 bi-turbo  de 370 ch. Cette motorisation est associée à la transmission intégrale, à une boîte automatique à 8 rapports et à la finition haut de gamme GT. C’est ce modèle que nous avons essayé sur le parcours du Tour Auto de Paris à Lyon et  sur les routes rapides mais sinueuses du vignoble beaujolais.

C’est parti pour quelques centaines de kilomètres d’autoroute pour rejoindre Lyon. Le  confort de conduite est irréprochable et l’insonorisation parfaite. Les sièges sont confortables et la position de conduite s’apparente à celle d’un coupé ;  on est assis bas, renforçant ainsi le sentiment de faire corps avec la machine et de coller au bitume. Le sélecteur de modes de conduite permet de modifier la personnalité de la voiture : éco, confort, sport, sport+ et smart (un mode intelligent qui s’adapte à notre conduite). Nous optons pour le mode éco et ,bonne surprise, notre consommation de carburant ne dépasse pas 9 litres, on peut donc rouler en V6 et gérer son budget. 

C’est sur les routes rapides mais sinueuses du vignoble beaujolais que nous prenons la mesure de notre Stinger. C’est en mode Sport+ qui supprime automatiquement l’ESP que nous enchaînons les courbes rapides et les secteurs sinueux. Avec quatre roues motrices permanentes  (répartition 40/60) et un châssis très efficace, la tenue de route est difficile à prendre en défaut.

Grâce à un train avant et une direction précises, la prise de roulis est très contenue et la motricité sans faille, bien aidée par une suspension pilotée dite ECS, pour ‘’Electronic Controlled Suspension’’. Le poids de plus de 1 900 kg pénalise le coupé coréen mais le système de freinage confié à Brembo, avec des étriers 4 et 2 pistons, est performant et surtout endurant. Le comportement routier séduit, à la fois par son efficacité et par le plaisir que l’on éprouve au volant.

Les tarifs démarrent à 45 500 € pour une version diesel CRDi 200cv jusqu’à 60 900 € pour la version 3,3 V6 T-GDi GT BVA8, modèle que nous avons eu à l’essai. Il faudra ajouter les 10 500 € de malus écologique (244 g/km de CO2) et les taxes dues aux 27 chevaux fiscaux.

En arrivant sur le segment des berlines sportives, la Kia Stinger a plutôt réussi son entrée. Avec un look racé, un habitacle soigné, un niveau d’équipements impressionnant et un bilan routier bluffant, c’est un excellent compromis pour rouler en berline à caractère sportif.

Michel MORILLON

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