La Kia ProCeed est ce qu’on appelle un shooting brake, de quoi s’agit il ? A la base, cela désignait plutôt un break à trois portes, puis la définition s’est élargie ensuite pour rassembler maintenant des versions à cinq portes à la ligne de toit fuyante. 

À partir de la plateforme K2 de la famille Ceed, les designers ont esquissé un véhicule très valorisant. Cette ProCeed est donc identique à la Ceed et la Ceed SW jusqu’au pied du pare-brise, puis son toit forme un arc de cercle presque parfait, avec un sommet 5 cm plus bas que celui de la SW de longueur pourtant identique, avant de venir mourir au niveau de la très esthétique face  arrière.

Le pavillon fuyant est abaissé de 43 mm, la garde au sol de 5 mm. La ligne est très réussie, surtout de profil,avec sa ligne de toit très plongeante et ses surfaces vitrées étroites. La face arrière dévoile une ligne de feux dynamique et son côté sportif est marqué par un bouclier à double sortie  d’échappement. La Kia ProCeed n’est commercialisée qu’en version GT et GT Line. Sous le capot, on trouve trois blocs essence : 120 et 140 ch (avec filtre à particules), et 204 ch avec boîte automatique à 7 rapports (DCT7) et palettes au volant. L’offre se complète d’un diesel de 136 ch. Le coffre offre une capacité correcte : 594 à 1545 litres, un peu moins que la version SW(626 à 1694 litres). La modularité varie selon la finition ; sur la version GT Line, c’est une banquette 60/40 et sur les autres finitions, c’est du 40/20/20. L’habitabilité de cette nouvelle Kia ProCeed est d’un bon niveau, même pour les grands gabarits qui pourront se glisser aux places arrière sans difficulté.

C’est à Barcelone que nous avons pu essayer la version haut de gamme de la Kia ProCeed GT, équipée du moteur 1.6 T-GDi turbo de 204 ch associé à une boîte DCT7 double-embrayage à 7 rapports. Les premiers tours de roues donnent le ton, l’ambiance à bord est plutôt sportive ; bien calé dans les sièges à surpiqûres rouges d’un bel effet, on apprécie la  sonorité moteur bien travaillée, au ton un peu rauque. Les premiers kilomètres se passent en zone urbaine eton constate une bonne homogénéité insonorisation, agrément de conduite et confort malgré les jantes de 18 pouces. La boîte DTC à 7rapports est souple et bien étagée. Arrivé sur autoroute, on peut mettre en route déclencher le système de contrôle de trajectoire très efficace qui remet le véhicule en ligne sans à coup et permet même de lâcher le volant pendant quelques kilomètres. 

Sur un parcours plus sinueux,  la Kia ProCeed devient plus joueuse. Le mode sport augmente les sensations, il  actionne un clapet à l’échappement et modifie la consistance de la direction et l’étagement de la boîte automatique. Si on accélère le rythme, il est préférable d’ utiliser le mode manuel et les palettes pour pallier l’inertie de la boîte de vitesse. On prend alors un réel plaisir de conduite ; la Kia ProCeed offre un comportement sain avec un train avant précis qui  encaisse le couple et la puissance en sortie de virage,avec un train  arrière rivé au sol.

Elle est équipée des mêmes trains roulants que la Ceed mais avec une géométrie spécifique, des ressorts avant et arrière plus rigides tandis que les barres anti-roulis sont plus souples. La direction est précise, particulièrement dans les enchaînements rapides où elle met le conducteur en confiance. Le freinage est correct mais manque un peu d’endurance sur les fortes sollicitations. Les motoristes ont su tirer un bon parti de ce 1.6 T-GDi,  les 204 cv sont bien présents et au delà de 4 000 tours, la ProCeed gagne en vivacité et peupermet une conduite plus sportive.

Les tarifs démarrent à 26 590 €, ce qui peut paraître cher, mais cette entrée de gamme est déjà très bien équipée. Les prix vont jusqu’à à 34 990 € ,tarif de notre véhicule d’essai, auquel on doit ajouter un malus de 860 €.

La Kia ProCeed ouvre une nouvelle gamme dans le segment C ;  ce break de chasse a de quoi séduire avec sa ligne dynamique et sportive , son niveau d’équipement très complet et ses qualités routières homogènes. Elle sera disponible en concession début 2019.

Michel MORILLON

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