Plus pointilleux, plus long, plus cher. Le nouveau contrôle technique qui prendra effet à partir du mois de mai prochain devient intraitable.

 

Le CT nouvelle génération se renforce et devient plus exigeant. Tout d’abord, les points de contrôle vont augmenter. Ils passent de 123 à 133. Dans leur sillage, divisés en trois catégories au lieu de deux actuellement, ils entraînent une inflation des défaillances ou défauts : 610 à partir de mai contre 410 à l’heure actuelle.

La première catégorie regroupe les défauts mineurs, 140 au total. Elle permet au propriétaire du véhicule de rouler sans contre-visite. Mais le centre de contrôle encourage vivement l’automobiliste à effectuer les réparations dans un souci de prévention et pour que le défaut ne se transforme pas en véritable panne par la suite.

Le deuxième échelon concerne 341 défaillances dites « majeures ». Le véhicule peut rouler mais est soumis à une contre-visite dans un délai de deux mois. C’est là que les choses se corsent, car la contre-visite devient payante (entre 20 et 30 euros) et aussi plus longue.

Troisième cas de figure : des défaillances critiques, au nombre de 129, qui ne permettent plus au véhicule de rouler à partir de minuit le jour de la réalisation du contrôle. La contre-visite est à réaliser dans le délai de deux mois, comme pour le contrôle technique actuel. Ce troisième niveau est donc très contraignant pour l’automobiliste. De quoi avoir des sueurs froides lors du rendez-vous au CT.

Pour éviter cette angoisse, vous avez pour l’instant jusqu’au mois de mai pour encore bénéficier d’un contrôle technique plus souple. Alors même s’il n’est pas arrivé à échéance, un petit conseil : n’hésitez pas à prendre rendez-vous. Vous serez serein pour au moins deux ans et vous aurez économisé les 15 à 20% d’augmentation prévus au mois de mai pour chaque nouveau contrôle technique.

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