Sur les routes depuis janvier 2015, la petite citadine nipponne ne se fait pas forcément remarquer par un look ravageur mais plutôt par ses prestations en terme d’équipements, son grand coffre et son tarif.

L’apparition sur un marché très concurrentiel – celui des petites citadines – de la Celerio Suzuki, remplaçante de la Splash et de l’Alto, n’a pas véritablement marqué les esprits. D’autres modèles ont un atout beaucoup plus percutant que celui du look. Face à cette mode très agressive du design, la Celerio est l’antithèse de ses concurrentes. Elle est plutôt axée sur le côté pratique et fonctionnel du véhicule.
La nipponne a en effet tout misé sur des arguments qui ne se remarquent pas au premier coup d’œil. Si l’aspect général reste assez consensuel, c’est l’habitacle qui mérite un coup de projecteur. En effet, le constructeur japonais a mis l’accent sur l’habitabilité de la Celerio. Avec ses 3,60 m de long et ses 5 portes, elle offre un volume très appréciable, à l’avant comme à l’arrière. L’espace aux places arrière reste même assez impressionnant pour une auto de ce gabarit. Par ailleurs, la garde du toit ,assez haute, procure une sensation d’espace. Mais on se dit alors que le coffre va être grand comme une boîte à gants ! Et là encore , c’est la bonne surprise. Avec ses 254 litres disponibles, ce volume reste un record pour sa catégorie. Et on pourrait reprendre, pour le compte de la Celerio, le slogan d’une marque française qui saluait l’habitabilité de l’auto sous cette formule bien connue : « elle a tout d’une grande ».
Un équipement complet
Le constructeur japonais a enrichi cette petite citadine de nombreux équipements en série. La Celerio, dans sa version Privilège (2ème niveau de finition), se voit attribuer une climatisation manuelle, un autoradio CD MP3 USB, un kit bluetooth, sans compter l’ABS, les airbags, l’ESP, le système de surveillance de pression des pneus de série dès le premier niveau de finition. Un bémol cependant sur la qualité des matériaux. Des plastiques durs et pas très agréables au toucher recouvrent la planche de bord et les garnitures de portes.
Sous le capot, le choix est très simple ; il existe un moteur 1 l, 3 cylindres de 68 ch, décliné en deux versions et couplé à une boîite manuelle 5 vitesses ou à une boîte robotisée 5 vitesses. Cette dernière offre un confort de conduite en ville mais reste lente et sèche sur les trajets extra urbains. Côté consommation, la Celerio revendique 5,1 l/100 km en ville (5,3 en boîte auto) et 3,7 l/100 km en cycle extra-urbain. Des consommations de carburant très basses dues notamment au poids de l’auto, 805 kg à vide. Les émissions de CO2 sont également à la baisse avec 84 g/km.
Reste maintenant à la petite citadine familiale de Suzuki à se faire remarquer du grand public. Son prix sera sûrement un argument allant dans ce sens, avec une offre actuellement de 8 990 euros pour la version Privilège qui est affichée sur la catalogue à 10 490 euros.

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