70 % des Français prennent leur voiture pour se rendre de leur domicile au travail, selon l’INSEE. Les pistes cyclables se multiplient, les tramways réapparaissent. La trottinette électrique cavale sur les trottoirs bétonnés. 

Bon nombre d’acteurs annoncent la disparition de la voiture, mais il semble bien que la voiture ait encore de beaux jours devant elle. En tout cas, en ce qui concerne la mobilité domicile-travail. Ce fait est dû en parti à l’aménagement du territoire qui a favorisé les centres urbains et qui a créé une fracture géographique et sociale nette avec les « ruraux ». La population travailleuse s’est éloignée des centres. A noter que 43% des actifs français estiment que leurs trajets professionnels impactent leur qualité de vie au travail selon une étude Alphabet France.

Il est donc nécessaire de prendre des alternatives face à cette situation à l’instar de la mobilité à 4 roues (le télétravail que propose certaines entreprises, décalage d’horaires d’arrivée et de sortie). Il faut donc renforcer la sensibilisation des salariés au co-voiturage, à l’auto-partage et à prendre les navettes. Ces options de mobilité automobile plus économique, plus écologique et plus sociale, sont néanmoins encore difficile à emprunter pour des trajets réguliers domicile-travail. Dans ce concept de mobilité, une fluidification du trafic et une modulation tarifaire sur certains axes autoroutiers péri-urbains s’avèrent être nécessaire.

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