Pour sa quatrième génération, le constructeur allemand a bardé son vaisseau amiral des dernières technologies de pointe et notamment une navigation, dite autonome, sur les eaux calmes des autoroutes.

 

Les ingénieurs maison n’ont pas chômé pour concevoir la dernière A8. Ils se sont surtout concentrés sur l’attirail, pas moins d’une quarantaine de technologies, qui permet à l’auto de s’émanciper un peu plus du conducteur. Elle devient ainsi la première voiture de série à recevoir un système de conduite autonome de niveau 3 qui permet au conducteur d’enlever ses mains du volant.

Pour obtenir ce résultat, la nouvelle A8 est bardée de capteurs à ultrason qui scannent en permanence la route ainsi que de caméras qui ont une vue à 360°. Elle a embarqué également un radar (LIDAR) qui scrute l’environnement. Rien n’a été laissé au hasard pour évincer la concurrence, autrement dit les Mercedes Classe S et autre BMW série 7.

Mais ne nous emballons pas, car ce système fonctionne dans un cadre bien délimité – à savoir dans les embouteillages pour une vitesse ne dépassant pas 60km/h. En tout cas, cette A8 annonce d’ores et déjà la place que vont prendre les nouvelles technologies dans un futur proche. Elle annonce en avant-première l’avènement d’une conduite entièrement autonome. Mais, pour cela, il faut que la législation française évolue. Car cette dernière n’autorise pas encore le conducteur à enlever ses mains du volant. Mais, en revanche, il peut compter sur l’efficacité des optiques Matrix laser dont la portée est évaluée à 600 mètres.

Comme dans un salon

Mais ce qui est pour l’instant possible et effectif sur cette nouvelle, c’est son tout nouveau système de suspensions intelligentes qui,grâce au Lidar, peut instantanément lire le type de revêtement qui se présente devant l’auto et adapter les suspensions pour un confort optimum. L’auto se joue des nids de poules, des saignées, des dévers. Bref, cette suspension, disponible seulement sur les versions les plus hauts de gamme, efface toutes sensations de roulis, de tangages ou de ballottements.

A l’intérieur, la technologie est présente à tous les étages. La planche de bord a été épurée. Deux écrans tactiles viennent s’inscrire l’un au-dessus de l’autre au milieu de la console centrale dont l’utilisation est très intuitive. A l’arrière, les passagers profitent également d’un système high-tech dernier cri. Une tablette tactile permet de configurer au gré des envies l’ambiance et le confort. L’auto dispose de 3 ambiances différentes – de quoi occuper les passagers un petit moment. Ils pourront se faire plaisir en regardant les cours de bourse sur l’écran TV ou encore goûter au plaisir d’un massage après une bonne journée de travail.

Comme à son habitude, Audi n’a pas lésiné sur la qualité des matériaux et leur assemblage. Le cuir, le bois, l’aluminium brossé trônent en maître dans l’habitacle.

Sous le capot, on retrouve au choix deux moteurs essence : un V6 de 286 ch et un V8 de 435 ch. Deux blocs diesel sont disponibles : un V6 de 340 ch et un V8 de 460 ch. Un W12 de 6 litres équipe l’A8 limousine. Audi annonce l’arrivée d’un version e-Tron hybride rechargeable de 449 ch avec une autonomie électrique de 50 km.

Pour adopter cette grosse berline, il faudra débourser au minimum 97 900 euros jusqu’à 105 000 euros pour avoir le plaisir de voir la version limousine dans son garage. C’est le prix d’une certaine avance technologique.

 

J Meloni

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