Une ligne aux mensurations exceptionnelles, un habitacle luxueux, une instrumentation high tech : le cabriolet A5 en version S Line 252 cv TFSI semble être l’auto de rêve. Si le coup de foudre est immédiat, quelques nuages viennent assombrir l’idylle.

 

C’est bien une balade à deux que propose le nouveau cabriolet sur des routes lascives en laissant volontairement de côté les grands axes nerveux et sans caractère. Car, du caractère, ce cabriolet version Audi n’en manque pas.

Sous le capot, le bloc essence TFSI de 252 cv tire sa puissance de 4 cylindres et non plus de 6, comme sur l’ancienne version. Cependant pas de panique car, même si l’écurie a été revue à la baisse, les muscles sont toujours là. Et, pour preuve :les purs – sangs abattent le 0 à 100km/h en 6,3 secondes. Et puis il faut dire que la boîte S Tronic collabore merveilleusement bien avec le moteur. Un couple amoureux qui se ressent dans les accélérations franches et vives, secondé par un châssis rigide et des suspensions fermes.

Mais l’entente cordiale a ses limites, car cette Audi sans toit privilégie la promenade à une spéciale de rallye. L’embonpoint y est pour beaucoup et pénalise un train avant qui semble un peu paresseux. Cela n’enlève rien au charme de ce cabriolet qui a d’autres atouts dans sa capote.

Une enveloppe de douceur

La ligne générale semble vouloir donner le ton général de cette auto, grâce à une calandre nerveuse, dynamique et à une enveloppe de douceur cerclée d’aluminium sur les montants du pare brise et tout le long du logement de la capote. Un effet stylistique très intéressant lorsque la capote est abaissée. A l’arrière, les feux effilés laissent la place à une malle importante surmontée d’un becquet discret.

A l’intérieur, le virtual cockpit installé sous les yeux du conducteur, en lieu et place des cadrans de vitesse et du compte-tours, affiche toutes les données dont a besoin le conducteur : vitesse, jauge, rapport enclenché, mais aussi cartographie du GPS. Au milieu de la planche de bord, une tablette semble être en lévitation. La console centrale imposante concentre le levier de vitesse et la molette qui pilote la tablette.

La légendaire qualité de l’assemblage et des matériaux n’est plus à démontrer sur cette auto. Les sièges sont enveloppants et l’assise est d’une rigueur toute germanique. L’habitacle n’est pas dénué de charme.

Il ne manque plus qu’une légère pression sur le bouton qui relèvera la capote pour se sentir pousser des ailes. Sous le soleil exactement, la route défile avec, comme mélodie, celle du bonheur, distillée par le ronronnement discret du TFSI et le bruissement de l’air qui chuchote la petite musique de la liberté.

Le vent vient s’inscrire en douceur dans les cheveux, telle une caresse qui vient effleurer le visage. Vous êtes entouré de bonheur, que ne partagent pas tout à fait les passagers arrière qui subissent un flux d’air cinglant et un confort sommaire. En définitive les places arrière ne sont là que pour un usage ponctuel. C’est essentiellement un bonheur égoïste qui se partage à deux.

Égoïste, il ne faudra pas l’être au moment de faire le chèque, car l’auto en version S Line frise les 61 700 euros. A cela, il faudra ajouter quelques compléments au bonheur, comme le filet coupe-vent à 425 euros ou encore le chauffage de nuque à 555 euros, sans compter la caméra de recul à 550 euros. Sans ces petits à-côtés financiers, la version S Line procure une véritable sensation de liberté.

 

J Meloni

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