Après le lancement remarqué de la Guilia, élue voiture de l’année, Alfa Romeo poursuit sa renaissance avec l’arrivée du premier SUV de son histoire : le Stelvio qui porte le nom du plus haut col de montagne italien.

Sur un marché très porteur où la concurrence est féroce – Audi Q5, BMW X3, Jaguar F-Pace, le Stelvio veut se faire une place tout en haut de la montagne. Pour atteindre le sommet, Alfa Romeo propose un véhicule très bien équipé dés le modèle de base et se place toujours moins cher que ses rivaux. La gamme débute par la finition « Stelvio » de série, qui comprend déjà beaucoup d’équipements, dont le système anti-collision, l’alerte de franchissement de ligne, les jantes en alliage 17 pouces, le frein de parking électrique, l’ouverture du hayon à commande électrique, la climatisation automatique bi-zone, le volant cuir intégrant le bouton de démarrage type Ferrari, le système multimédia UConnect…

La finition « Super » offre, en plus, la navigation, le radar de recul, les rétroviseurs extérieurs rabattables électriquement… La version haut de gamme « Lusso », spécifique au marché français, est équipée du régulateur de vitesse adaptatif, du détecteur d’angles morts, de la caméra de recul, des sièges cuir électriques…

Le Stelvio reprend la plate-forme et la technologie de la Guilia et lui emprunte les motorisations essence ou diesel ainsi que sa boîte automatique ZF à huit rapports, pilotée par de sublimes palettes au volant en aluminium. Il avoisine les 1 650 kg et se place parmi les plus légers de la catégorie avec une garde au sol surélevée de 7 cm. Grâce à la transmission intégrale Q4, on roule en propulsion via un arbre de transmission en carbone et le couple est transmis progressivement vers l’essieu avant si nécessaire.

Facile à conduire

Pour notre essai, nous disposons du Stelvio 2,2l Diesel 210 ch, un moteur entièrement en aluminium. Le modèle dispose de la finition Lusso. Les sièges en cuir pleine fleur sont confortables avec un bon maintien latéral. L’ensemble de la planche de bord est sobre, avec une touche d’aluminium brossé très design. Le volant accueille le bouton de démarrage type Ferrari, très sexy.

Nous avons testé le Stelvio sur un parcours à la fois sinueux et rapide. On est surpris tout de suite par une direction très directe qui, une fois maîtrisée, devient un agrément de conduite indiscutable.

Le train avant est précis et s’engage facilement dans les virages serrés. Le Stelvio a un comportement irréprochable dans les longues courbes rapides, même sur mauvais revêtement. Le châssis est ferme et les suspensions encaissent parfaitement les imperfections du bitume. On aurait aimé cependant une meilleure insonorisation sur la version diesel.

Les tarifs s’étalent de 41 330 € pour le Stelvio 2.2 Diesel 180 ch à 57 400 € pour la version 2.0 Turbo essence AT8 280 ch First Edition. Notre véhicule d’essai s’affiche à un tarif de 53 500 €. Le Stelvio est disponible en concessions depuis avril 2017.

M Morillon

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