Cette Alfa ne ressemble à aucune autre avec son gros cœur de 510 ch transmis aux roues arrière. La marque n’a pas fait les choses à moitié et il faut quelques tours de roue pour se rendre compte de toute la folie de cette berline.

 

La marque italienne ne nous avait pas habitué à autant de chevaux sous le capot. La bête développe 510 ch grâce à un V6 bi-turbo qui vous emmènera jusqu’à 307 km/h. Tous ces chiffres pour vous annoncer que cette Alfa Roméo est la plus puissante de tous les temps. Il faut savoir que, sous le capot, la Giulia cache un petit secret. Elle a adopté un moteur Maserati.

Petite précision :Alfa Roméo n’a pas fait comme certaines marques qui ont adopté les quatre roues motrices pour faire passer la puissance de leur moteur. Sur la Giulia Quadrifoglio, seules les roues arrière sont motrices. Ça promet un peu de sport au volant pour maîtriser toute cette cavalerie. L’auto dispose en outre d’une suspension pilotée et d’une boîte de vitesse automatique à huit rapports.

En mode Race

La sportive propose plusieurs modes de conduite, dont le mode Race, le plus féroce, qui déconnecte l’anti-dérapage. Bref, les conditions sont réunies pour avoir des sueurs froides au creux de l’échine. Eh oui, car il faut savoir dompter les 510 ch qui ne demandent qu’à s’emballer.

Première enclenchée et la sonorité rauque du V6 vous transporte déjà dans une autre sphère, celle du plaisir. La voiture s’arrache dans une poussée qui vous fait sentir les 600 Nm de couple. Les 7 000 tours sont atteints rapidement et il faut déjà penser à changer de rapport. L’engin pousse toujours. Le couple est toujours là, en haut en bas, il ne vous lâche pas. Dans les virages, la voiture ne décroche pas brutalement. Cet effet est dû au différentiel arrière actif à deux embrayages qui gère le couple sur chaque roue arrière. Elle survire progressivement, vous laissant le temps de la corriger au volant.

Après avoir testé les performances de l’auto, il faut revenir à une conduite plus calme. Pour vous éviter de trop consommer, trois des six cylindres se désactivent.

En mode course ou en mode normal, cette auto a su gommer les à-coups et reste confortable grâce à une suspension bien étudiée, qui ne dénature pas le côté sportif de l’auto. Pour ceux qui souhaitent faire des tours de circuit, le choix des freins carbone céramique ne sera pas de trop, même si cette option est facturée 7 350 euros. Les prix démarrent à partir de 85 500 euros, un tarif moins élevé que ceux de la concurrence. Cette berline aux performances de GT ne sera entretenue que dans le réseau Maserati. Il faut le savoir.

J Meloni

 

 

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