Les passionnés de rallyes automobiles l’attendent chaque année, le 22e Rallye Monte-Carlo Historique a fait le plein d’engagés.  325 concurrents sont partis des différentes villes d’Europe : Athènes,  Milan, Barcelone, Glasgow, Bad Homburg, par des itinéraires de concentration  pour rejoindre Buis les Baronnies dans la Drôme où la partie sportive peut commencer. 

Parmi les personnalités de ce Monte-Carlo Historique, on retrouve Bruno Saby engagé cette année sur une R8 Gordini, Carlos Tavares, le PDG de PSA sur sa petite 104 ZS groupe 2, Jurgen Barth fidèle à sa Porsche 924 turbo, Kengiro Shinozuka, vainqueur  du Dakar en 1997, inscrit sur une Mitsubishi Colt de 1977, ainsi que d’anciens vainqueurs.  Decremer, vainqueur 2017, repart sur son Ascona ; Perfetti et Kessel, vainqueurs 2016 sur Alpine, passent à la Lancia Stratos déjà vue en 2018, le belge José Lareppe vainqueur en 2010 et 2012 sur Kadett GTE,… et tous les anonymes qui font le succès de ce rallye. On peut aussi voir quelques autos originales: une Ford Falcon S fait le grand écart avec une Citröen Dyane, une Steyr-Puch 650, une Vespa 400 ou un Coach D.B Panhard. Ces petites autos ont réussi de beaux exploits dans les Monté-Carlo d’antan.

Porsche 911, un classique sur le Monte-Carlo
Rencontre entre deux Alpine

La première étape s’avère très difficile pour les concurrents avec une météo exécrable et des parcours de concentration très longs. Les équipages sont regroupés à Crest après les 2 premières ZR (zone de régularité à parcourir en respectant une moyenne imposée). Au classement général,  une  première hiérarchie se dessine et c’est l’équipage Badosa/Reidl sur Renault R8 qui prend la tête du Rallye.

La deuxième étape devait tenir toutes ses promesses et faire la part belle au pilotage sur un parcours dans l’Ardèche et ses spéciales mythiques: Moulinon et la célèbre Remise à Antraigues où les concurrents peuvent goûter le tarte aux pommes d’Yves Jouanny, le Burzet souvent balayé par le vent local, la burle. Les équipages s’engagent dans la ZR 3,   les spécialistes du rallye Salvador Canellas sur Seat 1800 et Bruno Saby très à l’aise avec sa R8 Gordini, sont aux avant-postes. Mais  les conditions climatiques se dégradent avec des congères de 1 mètre de neige sur le plateau du Burzet, obligeant les organisateurs à annuler les ZR 4, 5, 6. Au classement général, le leader Michel Badosa reste en tête avec une avance confortable sur ses poursuivants italiens.

Fiar Ritmo, belle prestation

Au départ de Valence, pour la 3e étape le soleil est revenu et le parcours dans le Vercors est de toute beauté avec des routes enneigées pour le plus grand plaisir des concurrents qui profitent d’un pilotage tout en glisse. Les quatre zones de régularité ne changent rien au classement et c’est toujours Michel Badosa – R8 qui reste leader.

Dernier départ de Valence pour une traversée de la Drôme et rejoindre la Principauté de Monaco. Michel Badosa – R8 garde les commandes du rallye devant Massimo Canella – Lancia Fluvia 1,3S et Alessio De Angelis – Fiat Ritmo 60. Après avoir avalé près de 1200 km, les équipages se préparent pour l’étape finale –  au programme deux spéciales de nuit, dont le fameux col du Turini.

Citroën à l’honneur

Dans la  spéciale du Turini, la Lancia Stratos de Perfelli/Kessel réédite l’exploit de Darniche/Mahé gagnant ici même il y a 40 ans avec une voiture identique. Badosa/Reidl – Renault R8 de 1969, gèrent leur avance  et rentrent en grand vainqueur en Principauté.

Ils auront  tenu la tête du rallye de bout en bout. La 2e place se joue dans la dernière spéciale et c’est De Angelis/Sisti – Fiat Ritmo 60 qui devance  Canella/Aréa – Lancia Fluvia 1,3S qui prend la 3e place. A noter la belle 4e place des lituaniens Raisys/Zakmans sur leur Jaguar XK150 Coupé.

Jaguar XK 150

Ce 22e rallye Monte-Carlo Historique a tenu toutes ses promesses. La météo hivernale nous a rappelé les grands Monte-Carlo de l’époque où les concurrents bravaient les intempéries du  Burzet ou du Turini. Rendez-vous en janvier 2020.

Michel MORILLON

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